Côte d’Ivoire : Encore un autre, de retour sur le lieu de son crime

Vendredi 18 Octobre 2013 - 06:04


Kofi Annan, ex-Sécrétaire Général de l'ONU
Kofi Annan, ex-Sécrétaire Général de l'ONU
Après les visites de Sarkozy, le bourreau, de certains ministres français et de Mme Lagarde, Directeur Général du FMI, venus encenser leur poulain, c’était au tour du sieur Kofi Annan, auréolé de son cuisant échec dans la résolution du conflit syrien à lui confié par l’ONU, d’arriver sur les bords de la lagune Ebrié pour convaincre le FPI de se soumettre au diktat de Ouattara. Il est bon de rappeler que cet homme n’est pas à sa première intrusion dans le conflit ivoirien : aux premières heures de la rébellion orchestrée par la France et la paire Ouattara-Soro, il s’était illustré de la plus mauvaise manière. Que peut-on donc attendre d’un tel homme dont on connait déjà le penchant pour la rébellion ivoirienne et donc pour la destruction de la Côte d’Ivoire ? En effet, l’on peut dire de cet individu que le criminel est de retour sur son lieu de crime, car Kofi Annan, à la tête de l’ONU, a été utilisé par les impérialistes occidentaux pour mieux asseoir la rébellion ivoirienne. Son rôle très engagé, auprès du groupement créé en France par Chirac, le maître-colon, groupement baptisé RHDP [Rassemblement des houphouétistes pour la paix et la démocratie], a consisté à soutenir, sans réserve, le véritable chef de la rébellion, le sieur Ouattara. Kofi Annan, un Africain bon teint, propulsé sur la scène internationale de la diplomatie, est de ces nègres au service des puissances impérialistes de ce monde, de ces nègres comme les capitalistes les aiment bien. Aux différentes tentatives biaisées de règlement du conflit ivoirien, créé de toutes pièces par la Françafrique, toutes les résolutions de l’ONU sous sa direction dépouillaient le Président Gbagbo de tous les pouvoirs régaliens. N’est-ce pas ce diplomate adepte du néocolonialisme qui avait proposé la dissolution de l’Assemblée nationale ivoirienne au profit d’un organe international appelé GTI (groupe de travail international)? Heureusement pour les Ivoiriens, grâce à la perspicacité du Woody de Mama, ce groupement de mafieux essuya un cuisant échec avec en tête de cette bande colonialiste, l’esclavagiste, le chauve Shori, après la déculottée infligée par le Président Gbagbo à cet autre Africain [ouvrier de la Françafrique] Tévodjré.
L’impossible mission… Kofi Annan ne peut donc pas être un agent de réconciliation des Ivoiriens. Secrétaire général de l’ONU, Annan a légitimé cette rébellion qui a décimé, et qui continue de massacrer les populations ivoiriennes. Malgré les nombreux crimes [à l’actif des ex-rebelles], l’ONU, sous cet homme, n’a jamais levé le petit doigt pour condamner les actes ignobles des criminels au service de Ouattara. Alors, on peut se deman - der ce qu’est venu chercher Kofi Annan en Côte d’Ivoire. Il est venu certainement jouer son rôle de pyromane-pompier, saupoudrer les sillons de la division tracée par l’ex-rébellion du duo Ouattara-Soro, et tenter de légitimer ce pouvoir tortionnaire. C’est pourquoi, selon lui, tout marche bien en Côte d’Ivoire, malgré la persistance des exactions, des tueries, des enlèvements, des gels des comptes bancaires, de la présence des milliers de pro-Gbagbo encore dans les prisons-mouroirs de Ouattara, des dizaines de milliers d’Ivoiriens encore contraints à l’exil. Pouaahh! Quel cynisme! Le Front Populaire Ivoirien va-t-il se laisser manipuler par les niaiseries de ce [homme]? Vigilance à la direction du parti du leader charismatique Laurent Gbagbo aujourd’hui dans les geôles de la CPI mise en place à La Haye par les Impérialistes Occidentaux aidés des suiveurs africains dont Kofi Annan. C’est sous le mandat de cet africain à l’ONU que l’Afrique a connu les pires conflits qui l’ont balafrée. S’agissant particulièrement de la Côte d’Ivoire, sans le génie politique de Laurent Gbagbo, ce pays aurait connu une scission dans l’intérêt bien compris des impérialistes comme c’est le cas au Soudan.
Les déclarations de cet Africain, ces derniers temps à travers la presse mondiale, démontrent vraiment qu’il est [tout dévoué à la cause] des impérialistes occi- dentaux. Il ose dire que ce serait une honte pour les pays africains si les Chefs d’État en majorité, décidaient de quitter la CPI. En quoi quitter la CPI, une organisation politique plutôt que juridique, au ser - vice des impérialistes, qui infantilise et «indigénise» les Africains, est-elle une honte ? Affirmer la dignité de l’Afrique est-elle une honte ? C’est plutôt Kofi Annan qui est la honte de l’Afrique, lui qui ne pense qu’aux ventres des membres de sa famille. Son fils n’a-t- il pas fait l’objet de poursuites judiciaires pour des affaires sales ? Kofi Annan doit savoir que les Bush, Chirac, Sarkozy, Obama, méritent aussi d’être poursuivis par la CPI. Leurs nombreux crimes à travers le monde, en général et en Afrique en particulier, sont connus de tous. Des pays comme l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, le Pakistan, la Côte d’Ivoire, aujourd’hui le Mali, sont pratiquement dans le chaos total par la faute de ces Occidentaux. Pourquoi Annan n’a-t-il pas honte que ces [hommes] soient encore en liberté ? On comprend aisément son silence devant les crimes de ses parrains occidentaux. On peut accepter que la CPI interpelle des chefs rebelles dressés par ces mêmes impérialistes occidentaux contre leurs propres pays. Mais, que des présidents innocents, tels que Laurent Gbagbo, victimes de rébellions, soient injustement jetés à la CPI, pendant que des tueurs sont en liberté ! Cela est inacceptable. Que Kofi Annan ait donc le courage d’aller régler cette injustice là d’abord, en envoyant Soro Guillaume, ses chefs Compaoré, Ouattara et ses parrains Chirac et Sarkozy à la Haye, alors il sera le bienvenu ici en terre d’Eburnie. Ceux qu’il a contribué à jeter en prison et en exil continuent de broyer du noir dans les mains du tortionnaire. Il faut les faire libérer, sinon le FPI ne doit accorder la moindre importance aux dires de ce Ghanéen qui manifestement fait honte à l’Afrique. A l’analyse, il en est à lécher les bottes des Blancs pour éviter les poursuites judiciaires qui pendent sur sa tête comme l’Epée de Damoclès. Il peut venir partager, en privé ou officiellement, le butin de guerre avec celui qu’il a aidé à obtenir le pouvoir ivoirien par les bombes et les missiles français. Ça, c’est son affaire. Mais, de grâce, qu’il arrête d’importuner le FPI qui sait ce qu’il veut. Ce parti ne peut (…) donner de la contenance à un diplomate qui n’a d’yeux que pour les intérêts de ses parrains. A l’avenir, il ne faut pas être surpris de voir d’autres fonctionnaires internationaux à la retraite de l’acabit de Kofi Annan – [monnayant leur soutien à l’homme de la communauté internationale contre la communauté nationale pendant la crise post- électorale] -  venir ressasser les mêmes litanies devant les dirigeants du FPI pour les contraindre à se livrer à Ouattara. Enfin, cette visite touristique de l’ancien patron de l’ONU est la preuve que le criminel revient toujours sur le lieu de son crime.

Source: Le Nouveau Courrier  N° 905 Du Jeudi 17 Octobre 2013




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