Côte d'Ivoire : Devant la fronde sociale le chef de l'Etat joue la montre dans la violence

Mardi 24 Janvier 2017 - 22:05


 

Depuis plusieurs jours, les couches socio-professionnelles manifestent pour montrer leur mécontentement au pouvoir. Devant cette grave crise qui reflète le pouls de toute la société ivoirienne, monsieur Alassane Dramane Ouattara joue la montre en maniant férocement la carotte et le bâton. Pour les milices qui l'ont porté au pouvoir, il a promis de verser 12 millions. Certains ont perçu 5 millions. D'autres n'ont rien eu. Mais le chef de l'Etat a limogé des soldats et des ministres proches de Guillaume Soro. Le dictateur a donc choisi de s'isoler davantage là où les Ivoiriens attendent la réconciliation nationale.
 

Concernant la grève des fonctionnaires, il y a eu comme réponse une répression brutale. Des élèves ont été l'objet de violences des soldats de Ouattara. Il est annoncé par ailleurs la mort de quatre élèves par balles. Les négociations des représentants syndicaux des fonctionnaires avec le gouvernement n'ont rien donné ce mercredi 24 janvier 2017.
 

En réalité, Ouattara joue la montre pour tenter de démobiliser le mouvements des fonctionnaires. Plutôt que d'apporter des solutions à leur mécontentement, c'est l'intimidation et la violence qui sont servies. Des responsables du RDR, parti de Ouattara et ses ministres montent tour à tour au créneau pour menacer les fonctionnaires.
 

Depuis les mutineries jusqu'à la grève des fonctionnaires, les preuves s'accumulent qui montrent que le pouvoir a du mal à se défaire de la violence et de la barbarie qui lui sont congénitales. Et là où nous constatons que des Ivoiriens qui ont été trompés par l'artisan de la dictature féroce en Côte d'Ivoire, se ravisent après avoir fait leur propre expérience, il se trouve des nostalgiques de la violence politique pour justifier l'inhumanité et la cruauté du pouvoir.
 

Il est temps que les Ivoiriens ouvrent les yeux pour se rassembler afin de restaurer le climat hérité du brassage ethnique d'antan. Car il n'est pas normal que des Ivoiriens soient en exil en infraction avec la Constitution ; que des Ivoiriens soient emprisonnés sans jugement pour leurs opinions politiques ; que des Ivoiriens vivent dans la misère alors que les ressources du pays permettent nettement le contraire. Le rassemblement pour la démocratie, c'est maintenant !
 

Claude KOUDOU

 




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