Côte d'Ivoire/ Déblocage des salaires: Ne nous laissons pas séduire, c'est un droit.

Mardi 2 Juin 2015 - 15:40


Le déblocage des salaires annoncé à grand renfort de publicité par le régime Ouattara ne doit pas occulter les vrais problèmes du pays. C’est un coup de bluffe orchestré pour endormir le peuple.
N’importe quel président soutenu par la communauté internationale aurait fait ce que Ouattara vient de faire. Il n’y a rien de nouveau sous ce soleil. D’emblée, nous attirons votre attention. Il ne s’agit pas d’une augmentation de salaire comme les journaux proches du pouvoir veulent le faire croire. C’est un droit qui nous a été spolié depuis belle lurette. A y voir de près, il y a la main de notre homme fort du moment. En fait, chaque deux an, un agent de l’Etat ou un travailleur doit connaître un avancement indiciaire suivi d’effet financier, naturellement ce qui conduit à un changement de salaire. Pendant plus de 26 ans, les ivoiriens ont été privés de ce droit inaliénable. Celui qui se fait passer aujourd’hui pour le messie, le distributeur d’argent est le bourreau des ivoiriens. Depuis son entrée dans les acarnes du pouvoir auprès de notre regretté président Félix Houphouët Boigny, en 1990, il a œuvré à appauvrir les ivoiriens. Ouattara, en mission pour les occidentaux, a privatisé tous les secteurs sensibles de l’économie de la Côte d’Ivoire. Par la suite, il a aligné les salaires (diminution). On parlait en son temps de salaire à double vitesse. Le système éducatif a été fortement ébranlé. Les enseignants raccrochés (salaire diminué) et démotivés fuyaient le pays à la recherche d’un mieux être. Il a fallu Laurent Gbagbo dès sa prise de pouvoir pour réparer cette injustice en rétablissant les salaires alignés. Mieux, il a octroyé des indemnités de logement aux instituteurs  ; il a même revalorisé les indices salariaux en les payant régulièrement. Le corps préfectoral, les magistrats, les corps habillés et autres corporations ont connu une amélioration de leur statut et de leur salaire. Qui dit mieux  ? Pourtant cela n’a pas fait l’objet de tapage médiatique. Restaurer ce qui nous revient de droit devient une œuvre de bienveillance de monsieur m’as-tu vu. Voyez vous, ce sont les tonneaux vide et ceux qui se reprochent quelque chose qui font beaucoup de bruit et qui pavoisent avec arrogance.
        En fin stratège, Alassane Ouattara a attendu l’approche des échéances électorales pour débloquer les salaires. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait dès qu’il a pris les rênes du pays  ? Laurent Gbagbo qui n’a rien fait en dix ans, comme se plaît à le dire M. Ouattara, luttait pour le bien-être des ivoiriens. C’est ce qui lui a valu l’humiliation qui l’a conduit à LA HAYE. Ce déblocage des salaires devait prendre effet depuis janvier 2015. Pourquoi attendre le 1er mai 2015 pour le faire. En  réalité, il doit un rappel en termes d’argent à tous les fonctionnaires.
        Par ces agissements, on se rend compte que monsieur Alassane Ouattara a savamment préparé son coup. Il fallait pousser avec la manière le président Houphouët vieillissant à la porte de sortie. Ayant raté de peu de prendre le pouvoir après la mort d’Houphouët, il fallait empêcher Konan Bédié de gouverner. C’est ainsi que survint le coup d’état de 1999, avec les commanditaires bien connus. Empêché de se présenter aux élections présidentielles de 2000 pour cause de nationalité, il fallait aussi mettre les bâtons dans les roues de Laurent Gbagbo. Une rébellion éclate en 2002. Tout le monde sait la suite. Ouattara est au pouvoir. Il règne en maître absolu. C’est lui le messie. Il n’y a que lui qui peut amener la Côte d’Ivoire à l’émergence. Peu importe l’opposition qui est en face de lui. Il menace et emprisonne tous ceux qui s’opposent à lui. Voilà la réalité. Il pratique le rattrapage ethnique à outrance. Aujourd’hui la Côte d’Ivoire est devenue une poudrière. Il suffit d’une petite étincelle pour que tout s’enflamme. La vie est devenue très chère. Les ivoiriens sont plus que jamais divisés. La réconciliation est le dernier des soucis de notre dictateur. Il a tout manœuvré pour s’accaparer la commission électorale indépendante (CEI). Les audiences foraines pratiquées ces derniers temps sont faits pour délivrer la nationalité ivoirienne aux ressortissants du nord du pays acquis à la cause de M. Ouattara. Tout est mis en œuvre pour un passage en force.
        Ce déblocage de salaire n’est que le savon qu’il a passé sur notre visage. Au moment d’ouvrir les yeux, le pays est bradé tout juste pour qu’il soit président avec à ses côtés sa blonde, sa Fanta Gbê.  
                                                                                            
G. OURA Kouakou
 




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