Côte d'Ivoire: Cette mutinerie culpabilise M.Ouattara dans la crise de 2010 et blanchit le Pr GBGBO

Mardi 17 Janvier 2017 - 18:44


Un groupe mutins en Côte d'Ivoire sous le régime Ouattara
Un groupe mutins en Côte d'Ivoire sous le régime Ouattara
LA FIDHOP TIRE LES LEÇONS DE LA MUTINERIE DES 6, 7 ET 13 JANVIER 2017 EN CÔTE D’IVOIRE  :
     
DECLARATION  :


 1.    DU RAPPEL DES FAITS.

Les 6 et 7 Janvier 2017, les soldats de l’ex-rébellion ivoirienne de 2002 reversés dans l’armée républicaine de Côte d’Ivoire se sont mutinés en tirant des coups de feu dans plusieurs villes du pays, notamment à Bouaké et à Abidjan  ; troublant l’ordre public et traumatisant les populations.
Outre les revendications liées à des questions de grades, le principal motif de ce énième soulèvement des soldats reste le paiement «  d’une dette  » qu’ils réclament au Chef de l’Etat Alassane OUATTARA, pour avoir combattu en 2010-2011 pour le porter au pouvoir, contre les Forces de défense et de sécurité (FDS) demeurées loyales à la République, selon le verdict électoral prononcé par le Conseil Constitutionnel en faveur du Président Laurent GBAGBO.
Selon l’accord (demeuré secret) conclu le vendredi 13 janvier, où les tirs avaient encore été entendus dans le pays, les 8400 soldats ex-rebelles et mutins auraient obtenu de M. OUATTARA représenté aux discussions de Bouaké par son Ministre en charge de la Défense, de percevoir chacun une somme de 12 Millions de francs CFA, payable comme suit  : 5 Millions, le lundi 16 janvier  ; 2 Millions le mercredi 18 janvier  ; et 5 Millions sur la période des trois prochains mois.


 2.    DE LA REVELATION DES SECRETS SUR LE DEAL OUATTARA-EX-REBELLES.


Malgré une paix apparente dans cette Côte d’Ivoire en pleine «  Emergence  »  ; malgré la réélection de M. OUATTARA à la présidentielle du 25 octobre de 2015, avec un score soviétique  ; malgré le référendum pipé et la proclamation de sa 3ème république le 8 novembre 2016  ;
Cette mutinerie des 6, 7 et 13 janvier 2017 révèle le vrai visage et la nature réelle du régime-Ouattara parvenu au pouvoir le 11 avril 2011, par les armes.
Ainsi, cette mutinerie impose les vérités suivantes  :
-En revendiquant et en assumant publiquement leurs liens et leurs actes criminels en faveur de M. Alassane OUATTARA, les ex-rebelles confirment ainsi que M. OUATTARA est bien le ‘’père’’, sinon le ‘’parrain’’ de la rébellion de 2002.
-L’élection présidentielle de 2010 n’a donc jamais été ni libre, ni démocratique  : les ex-rebelles des Forces nouvelles, proches de M. OUATTARA, ont bel et bien entravé et empêché la tenue d’un scrutin démocratique dans le Nord du pays qu’ils contrôlaient toujours, et ils ont certainement bourré les urnes en faveur de M. OUATTARA. Ce qu’a confirmé le Conseil Constitutionnel dans son arrêt du 3 décembre 2010.
-En réclamant une «  prime de l’Ecomog  » dans leurs revendications, les mutins révèlent au monde le rôle que leur ont fait jouer la CEDEAO et la Communauté internationale, dans leur guerre de 2010-2011 contre la Côte d’Ivoire sous le Président GBAGBO.
-Mais surtout, les mutins prouvent ainsi que, les (fameuses) marches dites pacifiques, des «  femmes d’Abobo  » et celle du 16 décembre 2010 sur la RTI et la Primature, n’avaient rien de pacifiques  ! C’étaient plutôt des scènes d’une guerre armée déguisée  !


 3.    DES CONCLUSIONS A TIRER DE CETTE MUTINERIE.


La FIDHOP (la Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance de la Démocratie, des Droits de l’Homme et de la vie Politique), au regard de ce qui précède, s’adresse donc au Chef de l’Etat Alassane OUATTARA et à la CPI.
La FIDHOP demande à M. Alassane OUATTARA d’assumer ses engagements personnels vis-à-vis de ses ex-rebelles et mutins  ; puisqu’au moment de contracter cette «  dette  », il n’engageait aucunement l’Etat de Côte d’Ivoire  !
La FIDHOP s’oppose catégoriquement à ce que les contribuables ivoiriens, en proie au quotidien à la cherté de la vie, paient pour des ex-rebelles qui furent leurs bourreaux en 2002 et en 2011.
La FIDHOP demande enfin, aux Juges de la Cour pénale internationale (CPI), de trouver en cette mutinerie, les raisons valables et irréfutables de délivrer des mandats d’arrêt contre M. OUATTARA et les criminels présumés de son camp ; puisque la justice ivoirienne pro-Ouattara ne les poursuivra jamais.
A défaut, la FIDHOP demande que le Président Laurent GBAGBO et le ministre Charles BLE-GOUDE soient libérés  !

Fait à Hambourg, Allemagne, le 15 Janvier 2017

Dr BOGA S. GERVAIS    
Président-Fondateur de la FIDHOP
 




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