Côte d'Ivoire-CNC: La rue, notre Constitution

Jeudi 10 Septembre 2015 - 13:22


Image d'archives. Abidjan en ébullition
Image d'archives. Abidjan en ébullition

On ne discute qu’avec celui qui comprend le sens et la nécessité de la discussion. Celle-ci repose sur une certaine compréhension des enjeux doublée d’une idée précise des vertus qui la caractérisent en propre. Celui qui les ignore ne peut être un interlocuteur sérieux. Or, depuis son intrusion dans la sphère politique ivoirienne, Alassane Dramane n’a mis en exergue aucun penchant explicite pour la discussion. Selon son entourage, cette peur de la discussion serait la conséquence des nombreuses falsifications qui pavent sa vie. Il craint que quelque chose soit révélé qui porterait atteinte à ses acquis et autres mensonges disséminés. Cette permanente hantise le pousse à multiplier systématiquement les boucliers et stratifications et l’isole de tout ce qui ne le rassure pas immédiatement. Il a donc besoin de corrompre à outrance pour avoir dans sa proximité des inconditionnels peu regardants sur ses tendances nauséeuses. Alassane Dramane est un adepte du monologue, il ne parle que dans un espace sécurisé tapissé de laudateurs rassurants. Peut-on attendre d’un tel homme qu’il devienne subitement un amoureux de la dialectique ? Sa position actuelle consolide ou fortifie les différents boucliers évoqués. Il est définitivement étanche à l’échange verbal qui peut le dénuder aux yeux de ceux qui de bonne foi ont cru en lui. Vouloir à tout prix discuter avec lui alors que la constitution l’exclut du débat électoral, c’est relancer l’inacceptable humiliation de notre loi fondamentale. Celle-ci est fondamentale parce que fond à partir duquel le reste à sens légal. Aucune autre légalité extrinsèque ne peut infirmer ses prérogatives. D’où vient alors qu’on veuille encore discuter de ses injonctions ? Cette discussion n’est pas une volonté des victimes, à savoir le peuple autochtone de cette terre devenue Cote d’Ivoire par la volonté de l’impérialisme dé-constructeur. La CNC doit comprendre que les souverainistes ivoiriens ne veulent plus de ce dialogue humiliant qui donne l’impression à l’usurpateur qu’il compte encore là où il est question de lui rappeler sans voile que les ivoiriens dignes tiennent à ce qu’il réponde dans les mois à venir de ses crimes. Comme déjà évoqué, la rue est l’expression de notre constitution. Désormais assiégée par les imposteurs, elle a depuis quelques mois fui son espace institutionnel pour habiter la rue ivoirienne. De là, elle appelle les ivoiriens à la rescousse. Un appel actuellement très audible que le FPI vient d’amplifier. La rue ivoirienne s’identifie à compter de ce jour à notre constitution. Nous avons le devoir de donner réalité positive à ses injonctions en prenant la rue, en l’habitant ou en usant de l’habit qu’elle est. Quiconque actuellement s’oppose à l’expression de la rue s’oppose à l’autorité de la constitution. Quiconque insiste sur la nécessité d’un dialogue avec l’usurpateur est soit poltron soit ennemi encagoulé. De la rue, la constitution hurle son impatience à regagner sa demeure authentique désinfectée des interférences nocives. Elle veut retrouver sa prépondérance, c’est-à-dire la boussole fondamentale qu’elle a cessé d’être depuis l’agression des souverainistes. Elle ne comprend donc pas qu’on tergiverse au lieu de courir vers elle, vers la rue et l’habiter pour faire chorus avec elle et reconduire toutes les légalités dans leur séjour substantiel. On ne peut continuer à faire le lit de l’immoral, de l’imposture permanente en repoussant l’avènement du fondamental. Il nous faut dès à présent faire entendre par tous les moyens nécessaires la voix du fondamental, c’est-à-dire la constitution dont la sentence est insusceptible de recours. Allons au fond des choses, amplifions la voix du fondamental, habitons immédiatement la rue l’espace actuel de la constitution. Cette symbiose ne peut être relancée ; il faut délivrer la constitution. Telle est l’interpellation de fond, du fond. Tout bégaiement chantera nécessairement faux relativement à la souveraine partition.
 
 

Dr Oyissé, Suisse





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