Convoquée devant les assises: Le procès de Simone Gbagbo s’ouvre en janvier

Transférée d’Odienné – où elle a été assignée à résidence pendant trois ans – à Abidjan, l’épouse du président Laurent Gbagbo n’a pu être localisée par ses avocats depuis lundi. Elle est détenue au secret par les sécurocrates du régime qui, selon des confidences proches du ministère de la Justice, évoquent la préparation de son procès d’assises.

Jeudi 4 Décembre 2014 - 14:16


Simone Gbagbo
Simone Gbagbo
L’ex-députée d’Abobo a quitté ‘‘l’enfer’’ du nord ivoirien réservé aux opposants proches du président Laurent Gbagbo après le 11 avril 2011. Depuis trois ans, Simone Gbagbo y avait été isolée dans le but de l’éloigner de ses proches. Convoquée en assises avec 82 personnalités, elle n’a pu se présenter avec d’autres prisonniers politiques éloignés du lieu du jugement. «Vous savez que ce n'est pas un dossier dont les questions de sécurité sont aisées à régler. Aujourd'hui, il faut que tous les accusés soient sur la place d'Abidjan, dans des conditions de sécurité», avait indiqué le ministre de la Justice quelques heures avant la date du 22 octobre qui avait été préalablement retenue. La captive du régime Ouattara n’avait pas alors sacrifié aux actes préliminaires du procès en assises qui ont débuté par l’audience de confirmation des identités des prévenus en liberté provisoire, poursuivis pour des faits d’« atteinte à la sûreté de l’Etat». Depuis hier mardi, des indiscrétions révèlent que la présence de Simone Gbagbo se situe dans le cadre d’une procédure, dans un premier temps, à son identification formelle par la chambre d’accusation qui va déboucher sur le procès dont la date sera connue dans les prochains jours. Le délai entre l’identification d’un accusé en assise et l’ouverture de son procès étant compris entre quinze jours et un mois, il est évident que le procès, selon une source proche du dossier se tiendra vraisemblablement dans le mois de janvier 2015. Mais avant d’y arriver, les avocats de Simone Ehivet Gbagbo n’ont pas encore pu localiser leur cliente à Abidjan.    D’autres détenus politiques sont également concernés par la même procédure visant l’ex-Première dame. Il s’agirait des nommés Tré Igor Landry, Zézé Kabila en provenance de Man, de Mel N’Da Guy, Ouga Zokou Simplice, Zézé Nahounou Florent et le général Vagba Faussignaux arrivés de Séguéla.   L’ex-Première dame Simone Ehivet Gbagbo, les Premiers ministres Gilbert Aké N'Gbo et Pascal Affi N’Guessan et bien d’autres militants du Front populaire ivoirien (FPI) et sympathisants du président Laurent Gbagbo ou militaires sont poursuivis devant la Cour d'assises d'Abidjan par le pouvoir ivoirien pour « atteinte à la sûreté de l'Etat, crime de sang, atteinte à la défense nationale, génocide... » « Ce procès qui est destiné à priver les pro-Gbagbo de leurs droits politiques à travers une véritable persécution judiciaire est le pendant national du procès du président Laurent Gbagbo à la CPI », avait dénoncé Pascal Affi N'Guessan. Pour le premier responsable du FPI, Alassane Ouattara actionne une justice aux ordres pour décapiter l’opposition.


Par Gilles Naismon


Source: Le Nouveau Courrier N°1165 Du Mercredi 3 Décembre 2014
 




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