Contribution à une réflexion pour une prise de conscience africaine : « Au XXIè, en plus de notre histoire, pourquoi les Noirs sont-ils toujours derrière en terme de développement ? » Par Claude Koudou

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Jeudi 21 Juillet 2016 - 20:00


Claude KOUDOU
Claude KOUDOU
 

Il y a certainement les effets conjugués et cumulés de l'impérialisme et des marques ainsi gravées dans notre subconscient. Mais de nos jours, il m'arrive de penser que l'impérialisme peut subrepticement être un prétexte à nos tares respectives. Le Blanc a du respect pour les compétences. Mais le Noir redoute les compétences, au point où il les combat inconsciemment ou volontairement.
 

Au lieu de s'entourer de personnes compétentes comme le font les Occidentaux, aux fins de contribuer au développement de leurs pays ou à l'épanouissement de leurs peuples, les Noirs s'entourent d'une cour de personnes qui les encensent, qui ne leur apportent pas la contradiction, mais les adorent... Une cour qui est dans le dénigrement et la délation des autres - si elle ne peut pas saboter des actions -, en échanges d'une promotion. Généralement, on veut occuper des fauteuils, juste comme des strapontins. Peu importe si on n’en a pas les compétences.
 

On nomme des gens qu'on dit pouvoir contrôler au lieu de gens qui sont compétents ; on appelle cela « nommer mes gens » au lieu d’avoir le souci de nommer des personnes dont les compétences et les expériences peuvent apporter une valeur-ajoutée à la collectivité. Ainsi, le Noir va s'attaquer à celui qui prend des initiatives, seulement par complexe, par jalousie ou simplement dans le seul but d’empêcher, reléguant ainsi au second plan le fait que tirer vers le bas ceux qui prennent des initiatives dans le sens du progrès - au détriment de l'immobilisme -, peut être préjudiciable à la collectivité.
 

Le principe du Noir est donc d'être d'accord avec celui qui ne fait rien comme lui ou qui s'éparpille dans la polémique systématique, en vue de se valoriser. Or, le bon sens voudrait simplement qu'on parle, pour au moins comprendre ce que fait l'autre si on ne peut au plus partager son initiative. Souvent, on préfère ne plus parler avec lui parce qu'on pense qu'il ne veut ou ne peut pas se rallier à la pensée unique ou à des manipulations.
 

Mais quand on a identifié cet état d'esprit ambiant ou on ne dénigre que pour espérer casser les élans, sur la base d'arguments fallacieux ou tendancieux, l'ennemi commun gagne du temps dans sa lancée. Ne croyons en revanche pas que cela dissuade plutôt celui qui a la prise d'initiatives dans les gênes et qui fait bouger des modes de pensées figés si ce n'est des comportements inutilement sectaires.
 

Tirer les compétents vers le bas, voilà ce que sait faire le Noir alors que le Blanc fait le contraire. J'ai été surpris de constater que cette façon de faire chez les Noirs est partagée parmi ce qu'on espérait être les élites. C'est triste. Mais on peut en rigoler un peu une fois que l'on a compris comment faire avec. Le dommage c'est qu'on met tout sur le compte de l'impérialisme parce qu'on ne veut jamais prendre notre part de responsabilité.
 

On ne sait pas comment ces pollueurs de conscience qui manquent de vigilance là où il en faut, peuvent voir des dangers partout si ce n'est l'affection chronique à une pathologie conspirationniste.

Enfin, au lieu de questionner à chaque instant nos propres pratiques, on préfère pleurnicher parce que l'émotion est populaire. Il faut que ceux qui doivent éclairer le peuple se ressaisisse.





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