Congrès de la FESACI: Ma part de vérité. Par Nyamien Messou N'Guessan

Jeudi 17 Octobre 2013 - 02:53


Congrès de la FESACI: Ma part de vérité. Par Nyamien Messou N'Guessan
J'ai hésité avant d'exercer ce droit de réponse pour la simple raison.  Mais je me suis résolu à le faire pour témoigner pour l'histoire car seule, elle, nous départagera.

AFFIRMATIONS DES JOURNALISTES

Dans sa livraison du mardi 1er octobre 2013, le quotidien LG Info, en page 5 rendant compte de la tenue du Congrès de la FESACI, écrit «  Le nouveau secrétaire général remplace à ce poste, le Professeur Etté Marcel. En organisant ce congrès, les membres fondateurs de cette centrale créée au lendemain du multipartisme, veulent mettre fin à la guerre qui opposait d'un côté, le colonel Traoré Dohia Mamadou et  Niamien Messou N'Guessan, à qui le syndicat a été confié par le Professeur Marcel Etté, malade....  »
Monsieur GAS du quotidien Aujourd'hui indique de son côté dans sa livraison du lundi 30 septembre 2013 «   Le message du Professeur Etté Marel SG et garant moral de la FESACI, absent pour des raisons de santé, a été lu par Kouamé Kra Félix , assurant son intérim.  »

Je voudrais simplement vous exposer les faits avant de me permettre un petit commentaire.

LES FAITS

Je suis désigné 1er secrétaire général-adjoint de la FESACI du bureau conduit par le professeur Marcel ETTE aux termes du 2ème Congrès ordinaire des 5, 6 et 7 octobre 2001 pour un mandat de 3 ans.
En 2004, le professeur ETTE malade se retire et me demande d'assurer son intérim. C'est alors que monsieur TRAORE Dohia Mamadou, 3ème secrétaire général-adjoint se retire et organise une réunion dit-il convoquée par les ¾ des membres statutaires pour renouveler les instances de la centrale. Nous obtenons du tribunal de première instance d'Abidjan, par l'ordonnance N°3275 du 4 août 2005, l'interdiction de la réunion. Cette réunion se tient quand même en s'adossant à l'ordonnance N°481 du 5 août 2005 du tribunal de Yopougon, non compétente puisque la FESACI qui à son siège à la Riviera ne relève pas de son ressort territorial.

C'est dans ces conditions que nous organisons le 3ème Congrès ordinaire en septembre 2005 pour renouveler les instances de la Centrale. Je suis élu secrétaire général de la FESACI.

Nous sommes assignés en justice devant le tribunal d'Abidjan par monsieur TRAORE Dohia Mamadou, qui, entre temps, s'était auto-proclamé secrétaire général.  Il en est débouté  pour deux raisons  :
Sur la forme  :
La réunion dont il se prévaut pour indiquer qu'il est secrétaire général avait été interdite pour défaut de qualité  ;
Sur le fond  :
Il prétendait que la réunion avait été convoquée par les ¾ des 32 membres que comptait la FESACI, soit 24 organisations. Il n'a jamais, jusqu'à ce jour produit la moindre liste des organisations présentes à cette réunion.  Les secrétaires généraux des organisations attendaient cette liste pour assigner en justice pour faux et usage de faux les individus qui auraient signé au nom de leurs organisations.

 le Tribunal de Première Instance d’Abidjan,  a rendu le 04 juin 2008, le jugement N° 1658/2008-CIV 3A qui annule les délibérations de son prétendu congrès pour défaut de qualité et lui interdit formellement l’utilisation du label FESACI.
 La cour d’appel à son tour, confirme la décision du Tribunal de Première Instance dans son arrêt   N° 574/CIV-6/B du 28 juillet 2009.

Vous comprenez que le cabinet AHOUSSOU, conseil du sieur DOHIA n'a pas été capable par les voies légales de nous denier notre qualité de secrétaire général.

C'est après le 11 avril 2011,  que monsieur AHOUSSOU devenu entre-temps Premier ministre et ministre de la justice avec comme ministre délégué monsieur KONE Mamadou s'est donné les moyens de faire prendre un arrêt à la cour suprême pour disent-ils invalider mon élection en qualité de secrétaire général de la FESACI.

Rappelons que de 2005 à 2010, le nombre d'organisations de la FESACI a été multiplié au moins par 4 avec à la clé, des victoires vérifiables lors des élections sociales dans certaines entreprises telles la SOGB, SIP-CATALA ...C'est le véritable baromètre de la vie des organisations syndicales comme l'est l'élection des députés dans le cadre des partis politiques.


REPONSES

Il est aisé à la lecture des faits de rectifier les affirmations des deux journaux  :
Le professeur Marcel Etté n'a pas confié le syndicat à monsieur NYAMIEN Messou N'Guessan  : monsieur NYAMIEN Messou N'Guessan a été élu secrétaire général de la FESACI par un Congrès.
Monsieur Kra Felix, 1er secrétaire général-adjoint du bureau que conduisait monsieur NYAMIEN Messou N'Guessan  assurait son intérim et non celui de Marcel ETTE.


COMMENTAIRES ET CONCLUSIONS

La crise intervenue en Côte d'Ivoire nous a donné de voir des choses graves aussi bien sur le plan politique que sur le plan  syndical.
Elles reposent sur la recherche obstinée de reconnaissance auprès de la communauté internationale d'une légitimité fondée sur l'habillage juridique d'un coup de force opéré en Côte d'Ivoire par la France.
Nous sommes convaincus pour notre part, que la Côte d'Ivoire des intérims mal vécus et des élus par défaut fera un jour place à la Côte d'Ivoire des valeurs. En ce moment-là, l'histoire vraie reprendra ses droits en lieu et place des falsifications et des raccourcis dangereux.

Nous devrions ces explications au monde du travail pour que de fausses informations ne viennent pas troubler les honnêtes citoyens qui ont suivi notre action.





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