Conduite de la réconciliation nationale: Le CNRD demande des comptes à Banny

Lundi 6 Mai 2013 - 02:38


Bernard Binlin- Dadié, Président du CNRD
Bernard Binlin- Dadié, Président du CNRD
Monsieur Charles Konan Banny, Président de la C.D.V.R, Le Président du Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (C.N.R.D), s’autorise à vous faire cette adresse à travers une lettre ouverte pour une raison simple. Votre structure a pour objectif de réconcilier le peuple ; or la démocratie s’appuie sur le pouvoir du peuple et exige que tout soit fait pour le peuple (cf. Article 30 de la Constitution de Côte d’Ivoire). Le C.N.R.D qui a pour objet spécifique la défense et la promotion de la démocratie, se doit donc d’être très attentif à la mission de la C.D.V.R. Depuis le 12 Septembre 2012, la délégation du C.N.R.D conduite par le Vice- Président du C.N.R.D, Monsieur Harding Samuel  avec le Secrétaire Général du C.N.R.D, Madame Amon Ago Marthe s’est présentée à votre demande devant le Comité Exécutif de la C.D.V.R présidé par vous-même. L’objet essentiel de cette rencontre était de recueillir les propositions suscepti- bles de relancer le dialogue en vue de la cohésion sociale. L’actualité sociopolitique nationale a montré que la C.D.V.R a  rencontré outre le C.N.R.D, la quasi totalité des organi- sations politiques et apolitiques de  Côte d’Ivoire.   Monsieur le Président de la C.D.V.R, Quelle a été la teneur des propos des différents groupes rencontrés ? N’est-il pas temps d’en faire le bilan au peuple de Côte d’Ivoire ? Certes, l’avènement de cette commission n’a pas été suscité par le peuple de Côte d’Ivoire, mais il l’a saluée, en a fait bon accueil, en raison des situations de péril et de traumatisme dans lesquelles se trouve la nation.
Au cours de cette audience à nous accordée, vous vous êtes engagé à rendre compte à qui de droit, c'est-à-dire au Chef de l’Etat. Aussi, avons-nous espéré un retour sur nos propositions ; pas nécessairement une réponse formelle, mais une réponse implicite par des mesures concrètes et palpables. En effet, la demande du C.N.R.D qui se résume à obtenir du Chef de l’Etat, par l’entremise de la C.D.V.R,  un «cessez- le-feu» en faveur de son adversaire politique du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2010, est restée sans suite. Les arrestations, les enlèvements suivis d’incarcération et de tortures, bref,  la répression s’accentue, pendant que la C.D.V.R continue le dialogue par procuration, lequel ne saurait prospérer dans un tel climat. Pour preuve, le dialogue engagé par la C.D.V.R était censé faire la vérité et établir les responsabilités en vue d’une réconciliation. En prenant l’exemple du conflit posté - lectoral de 2010, le dialogue engagé par la C.D.V.R a-t-il fait jaillir la vérité sur le véritable gagnant de cette élection afin d’établir les responsabilités ? Loin s’en faut, car les propositions de mise en présence des principaux acteurs antagoniques pour un dialogue direct ont été jusqu’à ce jour rejetées, et les tensions demeurent. Le C.N.R.D estime que la réconciliation est une exigence de survie pour la Nation et pour la démocratie. Recevez Monsieur le Président de la C.D.V.R, nos salutations les meilleures.

Le Président du C.N.R.D Monsieur Bernard Binlin-Dadié

Source: Le Nouveau Courrier N°791 du Samedi 04 au Dimanche 05 Mai 2013





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