Conditions de détention des pro-Gbagbo/ Révélations sur les supplices des détenus politiques

Mercredi 20 Novembre 2013 - 00:16


Image d'archives-Dans un camp de torture des déténus politiques sous le régime D'Alassane Ouattara
Image d'archives-Dans un camp de torture des déténus politiques sous le régime D'Alassane Ouattara
Lors de son meeting à Bangolo, Affi N’Guessan a fait des révélations sur les conditions de vie des détenus politiques abandonnés à leur propre sort par le régime d’Abidjan qui les persécute à souhait pour leur faire boire le calice jusqu’à la lie. Il a expliqué que les responsables du FPI ont dû s’organiser pour voler au secours des nombreux jeunes arbitrairement arrêtés aussi bien à la prison de Bouna où il était incarcéré avec le ministre Moïse Lida Kouassi et où les ont rejoint une partie des 41 jeunes arrêtés au Liberia parce que soupçonnés d’être des miliciens pro-Gbagbo.  «J’ai été en prison. Je suis sorti de prison en laissant en prison beaucoup de nos camarades, beaucoup de jeunes qu’on a arrêté à travers le pays et qu’on a jetés en taule en les accusant d’être des miliciens. Je ne peux pas dormir tranquille. A Bouna, il y avait 15 jeunes qu’ils sont  partis chercher au Liberia et qu’ils ont transféré à la prison. Ils nous ont trouvé là- bas, nous étions devenus pratiquement comme leur tuteur puisque c’est pour les mêmes raisons qu’ils sont là-bas. Et chaque mois, nous nous débrouillions pour qu’ils aient un peu d’argent pour se nourrir puisque l’Etat n’a pas d’argent pour nourrir les prisonniers. Et si on veut les laisser entre les mains de l’administration pénitentiaire, ils vont tous mourir de faim ou de maladie puisqu’on ne les soigne pas, on ne les nourrit pas, on ne fait rien pour eux, ils sont abandonnés dans les prisons», a-t-il relaté. Une organisation qui s’est imposée à eux parce que le régime a décidé de torturer les cadres du FPI embastillés que tous les détenus pro-Gbagbo. «Nous étions obligés de les prendre en charge et de demander à ceux mêmes qui nous prenaient en charge chaque mois d’envoyer un peu d’argent pour qu’eux-mêmes mangent, pour se soigner. Parce que certains avaient attrapé des maladies dans la prison, si on ne les soigne pas ils vont mourir. Même aujourd’hui où je suis sorti, je suis obligé de continuer l’assistance», a rappelé Affi N’Guessan. Qui a fait remarquer que cette situation de solidarité était pareille dans la quasi totalité des prisons à travers le pays. «A la Maca, c’est la même chose. Douaty [qui est depuis le début dans la délégation pour cette tournée] était à la Maca. Là- bas aussi, ils étaient obligés eux- mêmes de s’organiser pour que ces jeunes là ne meurent pas. Alors comment le gouvernement pense que je peux dormir tranquille tant que ces milliers ne sont pas sortis de prison», s’est-il insurgé.

Anderson Diédri, envoyé spécial

Le Nouveau Courrier N° 929 Du Mardi 19 Novembre 2013




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