Condamné dans l'affaire du Général Dosso: Le Général Dogbo Blé introuvable.

Condamné à 15 ans de prison ferme en octobre dernier par le tribunal d’Abidjan, le général Dogbo Blé est demeuré introuvable jusqu’à ce jour. Ses proches ne sont pas en mesure de localiser exactement son lieu de détention. Confidences d’un gendarme, autrefois proche du dossier du «Général Courage ».

Mercredi 16 Janvier 2013 - 08:35


Condamné dans l'affaire du Général Dosso: Le Général Dogbo Blé introuvable.
Après sa condamnation, le général Dogbo Blé Brunot a été conduit directement à l’école de gendarmerie d’Abidjan-Cocody au moment où on s’attendait à un trans - fert à la Mama (Maison d’arrêt mili - taire d’Abidjan) ou à la Maca (maison d’arrêt et de correction d’Abidjan). Il y a été détenu durant quelques jours jusqu’à l’ouverture de l’instruction sur l’assassinat du général Robert Guéi», révèle cet officier de gendarmerie qui était dans le dispositif sécuritaire durant le procès et le transfert de l’expatron de la Garde républicaine. Du côté de l’école de gendarmerie, plusieurs sources sont formelles. Le général Dogbo Blé est introuvable. Il est nuitamment déplacé d’un endroit à un autre. Le régime Ouattara craint qu’il bénéficie d’une complicité au sein des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) pour prendre le large. Mis en cause dans l’assassinat du général Robert Guéi avec d’autres officiers supérieurs de l’armée ivoirienne, en l’occurrence le commandant Anselme Seka Yapo, le lieutenant-colonel Katé Gnatoa et le capitaine Mory Sakanoko, le général de brigade Dogbo Blé Brunot, convoqué par la doyenne des
juges Cissé Makouéni, n’a jamais été présenté à l’instruction par ses geôliers. Alors que cela devait être le cas… à cinq reprises. Dans l’entourage du Procureur militaire Ange Kessi, personne ne sait exactement où l’ex- patron de la sécurité présidentielle sous le président Laurent Gbagbo purge sa peine après sa condamnation dans l’affaire Dosso. Ses avocats, dans ce procès à relents politiques, n’ont pas manqué de dénoncer «un déni de justice». Dans leurs plaidoiries, ils avaient en effet mis en exergue les failles préoccupantes d’une accusation qui n’avait comme preuves que les déclarations d’un sous-officier, Lagaud Léo, s’accusant d’être le meurtrier, et qui s’est plusieurs fois contredit à la barre. Le général Dogbo Blé a contesté avec panache les faits qui lui ont été imputés lors des audiences et a martelé qu’il était « fier » d’avoir défendu le président Laurent Gbagbo désigné élu par les institutions de son pays. Cette posture dans laquelle se trouve le «Général Courage » ne rassure pas les sécurocrates du régime Ouattara passés maîtres dans l’art des tortures physiques et morales. Ils s’évertuent à tuer en Dogbo Blé Brunot la fibre répu - blicaine qui l’a poussé à rester fidèle, contre vents, marées et propositions alléchantes, à la décision du Conseil constitutionnel.

Par Gilles Naismon

Source: Le Nouveau Courrier du 15 janvier 2013




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