Commémoration de l'indépendance de la Côte d’Ivoire Déclaration du CRI-Panafricain

Jeudi 7 Août 2014 - 11:01


Abel Naki Président Fondateur du Cri-Panafricain (Congrès pour la Renaissance Ivoirienne et panafricaine
Abel Naki Président Fondateur du Cri-Panafricain (Congrès pour la Renaissance Ivoirienne et panafricaine
En ce jour de commémoration de l'indépendance de notre pays, il nous importe de marquer un temps d'arrêt pour entamer une réflexion sur la question de la souveraineté nationale de notre chère Côte d'Ivoire.
Lorsque dans un pays indépendant, un simple contentieux électoral se règle à coups de centaines de bombes larguées par l'ex-puissance coloniale sur la résidence du chef de l'Etat, il est vain d'évoquer ni de célébrer une quelconque fête d'indépendance.
Lorsque dans un pays souverain, existe une base militaire étrangère qui en l'espace de 10 ans,  n'a pas hésité à deux reprises d’ouvrir le feu sur des populations civiles en Côte d'Ivoire, il est impossible de parler d'indépendance.
Lorsque la monnaie africaine, anciennement dénommée Franc des anciennes Colonies Françaises d'Afrique continue d'alimenter les caisses non pas du trésor ivoirien mais du trésor français, la souveraineté monétaire n'est donc qu'un leurre.
Lorsque tous les contrats importants, du port, aux différents ponts de la capitale économique sans omettre les contrats pétroliers sont systématiquement accordés sans véritable concurrence à des entreprises françaises, cela signifie qu'il existe une forte dépendance économique.
Le contentieux post électoral de 2010 en fut une illustration parfaite.
C'est à Paris et nulle part ailleurs que fut décidée l’asphyxie économique des populations ivoiriennes. Le trésor français n'a plus reconnu la signature ivoirienne à la BCEAO. Les banquiers, sur décision de Paris, décidèrent de ne plus verser les salariés aux Ivoiriens, le fruit de leur travail.
Il n'y a donc aucune indépendance à célébrer. 54 ans de renonciations quotidiennes ne se fêtent pas.
Sur le plan de la politique interne, la situation n'est guère mieux reluisante. Des dignes fils de ce pays, le président Laurent Gbagbo et le ministre Carles Blé Goudé ont été livrés à la vindicte d'une grande injustice internationale.
Plusieurs centaines de prisonniers politiques croupissent sans jugement dans les goulags du régime Ouattara.
Une politique de rattrapage ethnique vise à discriminer toutes les populations qui n'appartiennent pas aux régions du Nord de la Côte d'Ivoire.
Des populations autochtones assistent impuissantes à l'expropriation de leurs terres au profit de populations étrangères.
Une justice aux ordres dite des vainqueurs  vise à poursuivre tous les proches collaborateurs du président Laurent Gbagbo.
Près de quatre années après le contentieux électoral, des centaines de compte sont encore gelés et ce sont de milliers de familles contraintes de façon cynique à la précarité pour certaines, et à l’exil pour d’autres.
Habitant un pays riche mais Victimes de la vie chère, les populations ivoiriennes peinent à survivre au-delà du seuil de pauvreté.
Non, nous ne célébrerons pas la dépendance de notre pays. Nous refusons de fêter sa soumission aux intérêts étrangers.
Nous sommes au contraire déterminés à nous battre pour faire oublier ce passé, ce triste passé fait d'éternelles renonciations.
Nous irons jusqu'au bout pour créer les conditions d'un futur commun plus que parfait pour l'ensemble des populations présentes en Côte d'Ivoire.
La lutte doit continuer  !
Que bénisse la Côte d'Ivoire!

Fait à Paris le 7 Aout 2014
Abel Naki
Président Fondateur du Cri-Panafricain




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