Chute et fuite de Blaise Compaoré vers Yamoussoukro: La FIDHOP Dénonce vigoureusement la complicité de la France de F. Hollande

Jeudi 6 Novembre 2014 - 01:25


LES MOTIFS:

Trois jours après la chute du président totalitariste et dictateur Blaise Compaoré, le 31 octobre 2014, après avoir régné durant vingt-sept (27) ans sur le Burkina Faso, le Président de la Républicaine française, M. François Hollande, a avoué au Québec, à l'occasion d'une visite officielle qu'il effectuait au Canada, le mardi 4 novembre 2014, que la France a soutenu la fuite de celui qui a osé défier son peuple en tentant de modifier la Constitution du pays en sa faveur et qui a endeuillé les siens, avant de quitter le pouvoir.  
Ainsi donc, en "mettant à sa disposition tous les moyens qui pouvaient lui être utiles", la France a permis à M. Compaoré de s'enfuir du Burkina, avec des proches et des biens de l'Etat burkinabé, pour se retrouver dans une résidence présidentielle de la capitale politique de la République de la Côte d'Ivoire, Yamoussoukro.
Et, selon le chef du régime dictatorial d'Abidjan, qui continue toujours de narguer les Ivoiriens, le déchu de Ouagadougou pourrait demeurer en Cote d'Ivoire, envers et contre l'opposition des Ivoiriennes et des Ivoiriens, aussi longtemps que ce réfugié le souhaiterait.
L'INDIGNATION ET LA MISE EN GARDE DE LA FIDHOP:
La Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance des Droits de l’Homme et de la vie Politique (FIDHOP) trouve cette déclaration du Président français extrêmement grave et scandaleuse.
La FIDHOP condamne avec la dernière énergie cette nième ingérence de la France dans les affaires intérieures d'un Etat africain souverain; le Burkina Faso.
La FIDHOP accuse M. François Hollande de complicité avec un président-dictateur, soupçonné par son peuple d'avoir planifié, en 1987, l'assassinat du Capitaine-Président Thomas Sankara et d'avoir couvert l'élimination du journaliste Norbert Zongo, en 1998. Des crimes, ainsi que bien d'autres, dont M. Blaise Compaoré est condamné à répondre, pour l'honneur et la dignité de toutes les victimes et de leurs familles. Quitte à la France de lui fournir les meilleurs avocats pour assurer sa défense.
La FIDHOP met en garde, M. Alassane Dramane Ouattara et son gouvernement, contre toutes ces dérives totalitaires et dictatoriales au sommet de l'Etat: une telle politique méprisante ne manquera pas, à la longue, de révolter le peuple ivoirien. Alors, ces autorités ivoiriennes et celles de la France en assumeraient toutes les conséquences.
Enfin, la FIDHOP invite toutes les forces vives du pays, la classe politique et la société civile ivoiriennes à se mobiliser, afin que l'hôte gênant de Yamoussoukro s' enfuit de la Côte d'Ivoire, pour se réfugier chez M. François Hollande, où il serait le bienvenu.

Fait à Genève, SUISSE, le 4 novembre 2014
                
Dr BOGA SAKO GERVAIS
Président-Fondateur de la FIDHOP




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