Charles Blé GOUDE, le symbole de la jeunesse ivoirienne meurtrie, a été massivement soutenu ce samedi 13 juillet 2013 à Paris. Par Zogo Toussaint GOBA

C’est autour du COJEP-France dirigé par Zap KRASSO que la majorité des organisations politiques ivoiriennes de France, leurs responsables du camp du Président Laurent GBAGBO et leurs amis africains et français se sont rassemblés cet après – midi du 13 juillet 2013 à Paris.

Lundi 15 Juillet 2013 - 03:26


Charles Blé GOUDE, le symbole de la jeunesse ivoirienne meurtrie, a été massivement soutenu ce samedi 13 juillet 2013 à Paris. Par Zogo Toussaint GOBA
Après un temps d’observation pour mettre les troupes en ordre, le cortège des manifestants s’est dirigé lentement vers la Place Beaubourg en face de la bibliothèque qui porte le nom de son illustre fondateur, le Président français Georges Pompidou, agrégé de lettres, promotionnaire du Président sénégalais Léopold Sédar Senghor, l’un des 3 pères de la négritude (les 2 autres étant Aimé Césaire et Léon GONTRAN-DAMAS). Une heure plus tard, le cortège qui s’est agrandi des touristes friands de la musique ivoirienne patriotique car bien cadencée, est arrivé sur la fameuse place, « blanche » de touristes et autres amoureux du beau-temps.
 
Durant la marche, Zap KRASSO, le Président du COJEP-France, le parti politique de Charles Blé GOUDE, a fait l’honneur à ses invités de commenter en personne les tragiques évènements post-électoraux ivoiriens. On notait dans cet imposant défilé politique, entre autres, la présence de - Toussaint Alain, conseiller du Président Laurent GBAGBO - Hortense Adé ASSALE, Représentante du FPI France - Willy BLAH, Président du CRI-Panafricain - Brigitte KUYO, ex-Représentante du FPI-France – Alexis ZAWA, Représentant de l’UNG-France accompagné par ses collaborateurs à savoir Arsène TOUHO, Eugène TAGRO et Guy DAGOU, ce dernier assurant la Sécurité de la marche - Florentin BOBIA de civox.net - Pascal LOGBO, Président du NPR en compagnie de son collaborateur Honoré GBAZI – Georges AKA et Fatou MAHINE, tous les deux membres du CD-RCI - Prisca DIGBEU - Léontine TOPO, Présidente de l’association des Femmes Patriotes de France – le doyen Eugène LOUE - Christine ZEKOU, qui a animé une série de rondes pour le Président Laurent GBAGBO sur cette même place durant un an – mon aîné J.B. AFRAN et son épouse - les sœurs GOHOUROU, Irène et Marie-Claire – mes frères Bakoué Raymond Dolou, fraîchement arrivé d’Abidjan, Michel GNEPLOU et Antoine BLEDJO - le coach Kirmann GNAORE et son ami Serges HESCHIMAN - Jeanine ONI du COJEP, pour ne citer que ceux-là (toutes mes excuses à l’endroit de tous que je n’ai pas pu nommer).
 
L’évènement a été présenté par Zap KRASSO, comme il sait le faire, comme nous l’annoncions ci-dessus. Il l’a dédié à son chef hiérarchique le ministre de la jeunesse du Président Laurent GBAGBO, Charles Blé GOUDE, celui que l’on a appelé le Général de la rue, pour sa capacité de mobilisation des jeunes. Ce dernier qui a été le fer de lance de la mobilisation et ralliement des jeunes ivoiriens à la cause défendue par le Président Laurent GBAGBO, a été décrit comme un grand défenseur de la dignité républicaine ivoirienne contre les tentatives de déstabilisation du régime du Président Laurent GBAGBO par les rebelles armés par l’Occident et les forces militaires étrangères (LICORNE, ONUCI) dont les traces dans l’esprit des ivoiriens sont encore vivantes. Ex. des évènements macabres de 2004 – 2005 de Bouaké et de l’hôtel ivoire.
 
Par ailleurs, Zap KRASSO, Président du COJEP – France, a rappelé à l’assistance et aux ivoiriens l’intérêt qu’il y à se retrouver pour Charles Blé GOUDE. En effet, selon l’orateur,  cette personnalité de la vie politique représente le symbole vivant de la jeunesse ivoirienne, celle qui, responsabilisée par le Président Laurent GBAGBO, a pris son destin en mains durant le mandat du guide national et donné sa poitrine en sacrifice, en utilisant ses mains nues, pour sauver son avenir et celui de son pays. Dans ce sens, il a relevé que Charles Blé GOUDE a été kidnappé au Ghana où il s’était réfugié pour fuir la répression d’Abidjan. Malheureusement, poursuivi, traqué et kidnappé par la police du Ghana du Président John DRAMANI, il a été remis aux autorités de la Côte d’Ivoire où il est emprisonné dans des conditions totalement effroyables. Profitant de ce que La France de France Hollande permet encore aux « pro-GBAGBO » de s’exprimer, voire dénoncer les forfaitures du pouvoir en place à Abidjan, le Représentant du COJEP-France a insisté pour que les ivoiriens encore libres n’hésitent pas à porter à la connaissance de l’opinion publique française, où que ce soit, dans la rue, sur les médias sociaux, au cours des conférences, en face à face, les conditions dans lesquelles leurs frères et sœurs survivent en Côte d’Ivoire, des conditions de vie aux antipodes des droits humains élémentaires. Par ailleurs, constatant le silence flou des autorités françaises sur la question des droits de l’homme et de la démocratie en Côte d’Ivoire, Zap KRASSO a appelé les ivoiriens à être solidaires et organisés pour se défendre eux-mêmes et optimiser leur lutte, c’est-à-dire être leur propre « GBAGBO » ce qui signifie « avocat, celui qui défend » (en Bété et Attié, langues ivoiriennes).
Enfin, Zap KRASSO a relevé que Charles Blé GOUDE est également le symbolise de la répression systématisée des jeunes ivoiriens, mise en œuvre dans le but de tuer dans l’œuf la relève et l’avenir de la nation ivoirienne, afin de laisser la place à l’inconnu. Pour lui, c’est dans ce sens que la manifestation de ce 13 juillet 2013 prend tout son sens : s’interroger sur le devenir de la Côte d’Ivoire à travers les cas de Charles Blé GOUDE et de la jeunesse ivoirienne.
 
Un autre intervenant bien connu du milieu de la Résistance ivoirienne « dans le bassin parisien » (pour utiliser cette expression chère au Professeur Léonard SOSSO du Lycée classique d’Abidja , « l’indéboulonnable » Willy BLAH, tribun parmi les orateurs, a d’abord lancé un vibrant hommage à son ami Zap KRASSO dont il a loué le courage, celui d’avoir mis à l’honneur le ministre Charles Blé GOUDE en réunissant autour de lui tous les ivoiriens épris de justice, de paix et d’amour pour leur pays.
Profitant de cette tribune ambulante, Willy BLAH a appelé les ivoiriens à aller au-delà de leurs organisations respectives et à se mettre ensemble, le plus souvent possible, pour dénoncer la condition inhumaine de détention des prisonniers politiques ivoiriens, incarcérés dans le Nord du pays et dont la liste ne cesse de s’allonger. A ce titre, afin qu’ils ne soient pas oubliés, il a proposé qu’au moins, à chaque manifestation de ce type, un de ces 800 prisonniers soit mis à l’honneur, afin de soutenir le moral de la famille tout en dénonçant la condition de détention.
 
A partir de la Place Beaubourg où le cortège s’est mis en position d’écoute et d’intervention, Toussaint Alain s’est principalement adressé aux blancs, très très nombreux par ce jour de beau temps et attirés par le long cortège des ivoiriens, auréolé de drapeaux et gadgets aux couleurs « orange, blanc, vert » du pays, aux effigies du Président Laurent GBAGBO et du Ministre Charles Blé GOUDE.
Il faut dire que depuis 2 et demi de marches intensives et sans relâche des ivoiriens, la Résistance est rentrée dans les mœurs parisiennes. Ce sont maintenant les français de la rue, eux-mêmes, qui viennent à la source de l’information, demandant prospectus, tracts, et autres publications vendues, questionnant les membres du cortège sur la personnalité du Président GBAGBO et la situation socio-économique de la Côte d’Ivoire. Très souvent, ces curieux découvrent que : « silence, on tue toujours les ivoiriens». Alors, surpris, ils se demandent : « que font les autorités françaises ? »
 
Bref ! Ce faisant, Toussaint Alain a donc levé le voile sur le drame ivoirien que traversent les partisans du Président Laurent GBAGBO. Selon lui, dans le silence et l’opacité extérieurs, plus de 800 partisans du Président Laurent GBAGBO croupissent en prison en Côte d’Ivoire. Parmi ceux-ci, il a cité - l’épouse du chef de l’Etat ivoirien, Mme Simone EHIVET GBAGBO - son fils Michel GBAGBO - ses collaborateurs, ministres et députés notamment le Président du FPI, le parti présidentiel, M. Pascal Affi N’GUESSAN - le Gouverneur Dacoury Tabley - Mme Géneviève Bro GREGBE, Abdouramane SANGARE, Alcide DJEDJE et Lida KOUASSI - le cdt Séca SECA et tant d’autres. Traités avec mépris et ne bénéficiant d’aucun soins, ces hauts cadres ivoiriens ne sont même plus des êtres humains et sont souvent en proie à la maladie.
Poursuivant son objectif d’alerter et d’informer l’opinion française, Toussaint Alain a souligné que M. Alassane OUATTARA a été imposé aux ivoiriens par les armes sous la conduite de l’armée française. Cette action, qui s’assimile à un coup d’Etat, a permis de déposer du pouvoir le Président régulièrement élu, SEM Laurent GBAGBO, qui a été déporté à La Haye où il est incarcéré, malgré l’insuffisance des preuves contre lui, dixit décision de la CPI du 3 juin 2013. Pendant ce temps, le régime génocidaire de M. Alassane OUATTARA et ses bourreaux, vivent en toute impunité en Côte d’Ivoire.
Enfin, l’intervenant a appelé les français à ouvrir les yeux sur la situation des ivoiriens proches du Président GBAGBO qui sont, au quotidien, victimes de la barbarie du régime mis en place par leur pays, la France de Nicolas SARKOZY et; laquelle barbarie continue sous le règne du Président François HOLLANDE. Pour lui, le président français ne devrait pas fermer les yeux sur cette situation car ceux que l’on appelle « pro-GBAGBO » lui ont largement apporté leur vote pour son élection il y a un an pendant que les soutiens de M. Alassane OUATTARA s’investissaient pour son adversaire Nicolas SARKOZY.
 
D’autres intervenants ont aussi marqué de leurs empreintes cette manifestation dédiée à Charles Blé GOUDE et, à travers lui, à la jeunesse ivoirienne, sur cette place mémorable, devant cette bibliothèque dont l’architecture révolutionnaire, attire depuis sa construction des millions de personnes. La Place Beaubourg qui a donné à la résistance ivoirienne l’occasion de se retrouver, d’évacuer ses peines politiques et de porter haut ses dénonciations, s’est dispersée sur cette note d’avertissement de Toussaint Alain : le pouvoir pousse trop loin le bouchon. Il martyrise le peuple ivoirien qui ne peut plus supporter cette oppression permanente. Il est temps pour lui de se ressaisir et conduire par les actes concrets, une démarche pacifique et de réconciliation car tout peuple qui n’a pas l’âme d’esclave et qui est poussé à bout à ce point, ne peut que se libérer par l’explosion sociale. « Un homme avertit en vaut deux », dit l’adage.
 
Paris, le 14 juillet 2013

Zogo Toussaint GOBA




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