Cérémonie d’hommage aux ex-détenus:Le FPI appelle Ouattara à un jeu politique clair

La direction du du Front populaire ivoirien (FPI), au grand complet,a rendu un vibrant hommage à l'ex-premier ministre, Aké NGbo et à ses camarades d'infortune, samedi dernier au QG du parti sis à Attoban derrière le 30 ème arrondissement.

Jeudi 3 Janvier 2013 - 07:33


Aké Ngbo au centre, bras levé, portant une chemise bleue
Aké Ngbo au centre, bras levé, portant une chemise bleue
Chacun d’entre nous imagine les souffrances morales et physiques qui ont été le lot quotidien de nos amis. Notre joie est immense de vous voir en cette fin d’année 2012 à nos côtés. Vous venez de loin, vous venez de très loin. Dans la culture africaine, la prison est considérée comme une forme de l’au-delà. Quand on en sort, on est considéré comme un miraculé. Rendons gloire à Dieu d’avoir préservé vos vies. Vous nous revenez aujourd’hui en bonne santé. Nous luttons pour le triomphe des valeurs universel. Nous luttons pour le retour sécurisé des camarades en exil, pour la libération de tous les prisonniers», a déclaré d’entrée de jeu le ministre Sébastien Dano Djédjé, président du comité d’organisation de cette cérémonie de réception de tous les détenus – anciens comme nouveaux – au QG du FPI, avant de demander «les nouvelles du soussol de la République», paraphrasant le Pr
Memel Harris.
L’ex-Premier ministre du dernier gouvernement du président Laurent Gbagbo a d’entrée de jeu remercié tous ceux qui ont oeuvré à leur libération, y compris les responsables du Front populaire ivoirien. «Nous sommes bien là. Nous sommes sortis de la prison le coeur léger, le coeur en paix et nous sommes convaincus que l’amour triomphe de la haine», a indiqué Gilbert Marie Aké NGbo au nom de ses camarades ex-détenus, en l’occurrence le syndicaliste Mahan Gahé, les ministres Christine Nébou Adjobi et Désiré Dallo, ainsi que Gnahoua Zibrabi et Maho Glofiéi. Leur aîné Bernard Dadié, président du Congrès national de la résistance pour la démocratie (Cnrd), qui a jugé la cause pour laquelle ils ont séjourné en prison noble, les a félicités d’avoir milité pour la dignité du peuple ivoirien. «Que Dieu nous aide dans ce combat», a-t-il conclu. Le président du FPI, Miaka Ouréto a saisi cette occasion pour dérouler le prochain agenda de son parti visà- vis du pouvoir Ouattara. «Je voudrais m’adresser à Alassane Ouattara. Ce soleil de la liberté, il ne faut plus l’arrêter. Il faut que tous nos frères et soeur qui sont en prison sortent, à commencer par le plus illustres d’entre eux, son frère Laurent Gbagbo. Il n’a pas sa place où il se trouve. Gbagbo, parce qu’il aime son pays, son coeur brûle. Le seul mot qu’il a dans la bouche, c’est comment se porte mon pays. Partout où nous sommes passés, ce sont les autres qui ont pitié de nous à notre place. Il faut que ce soit nous qui prenions notre destin en main. Partout on nous demande d’entrer dans le jeu politique. Nous n’avons jamais dit que nous n’entrerons pas dans le jeu politique, mais il faut que ce soit un jeu clair. Dans les jours et les semaines à venir, nous allons écrire à Alassane Ouattara pour dire que le temps est venu pour qu’il s’asseye avec son opposition pour discuter de manière franche, pour qu’on définisse les règles du jeu. La sécurité, le financement des partis politiques, la libération de nos camarades, le retour des exilés, il faut qu’on en parle», a déclaré le président du FPI.

Gilles Naismon
Source: Le Nouveau Courrier du 2 janvier 2013




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