Candidatures à la présidentielle 2015: 2 grosses têtes du PDCI se signalent déjà !

Mercredi 20 Août 2014 - 09:15


Henri Konan Bédié, le président du PDCI
Henri Konan Bédié, le président du PDCI
A ceux qui poussent sur le couvercle de la marmite, pour que la direction du PDCI se prononce si oui ou non, le parti aura bel et bien comme candidat à la prochaine élection présidentielle ivoirienne, « un militant actif », issu de la maison, les dirigeants ont toujours répondu d’attendre patiemment  la convention d’octobre prochain qui se chargera de trancher la question. Une  échéance qui se prépare activement dans certains états-majors, à l’intérieur du PDCI, intéressés par l’offre de candidature. Sans se laisser distraire par l’écran de fumée créé par les partisans de la candidature unique au profit d’Alassane Ouattara, les « présidentiables » du parti doyen, tissent, avec méthode, leurs toiles. Selon des sources internes, généralement bien informées, ils sont pour l’heure, au nombre de deux à se signaler. Il s’agit de Charles Konan Banny, patron de la commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) et du Pr. Alphonse Djédjé Mady, président du Conseil régional du Haut Sassandra. Leurs hommes sont déjà, discrètement sur le terrain, pour vendre aux militants, les produits « Banny » et « Mady ». Les recruteurs se donnent deux mois pour faire le tour des bases du PDCI à l’effet d’arracher l’adhésion de ces derniers relativement aux projets de leurs champions respectifs. Des deux personnalités citées, Charles Konan Banny serait pour l’heure, le plus offensif. Ses dé- tracteurs l’accusent de se cacher derrière les déclarations enflammées et récurrentes du jeune député de Port-Bouët, Kouadio Konan Bertin dit KKB, s’agissant du débat sur la candidature unique au RHDP, qui tendrait les mains à Alassane Ouattara, candidat déjà déclaré à sa propre succession. Dans le même ordre, l’on prête à l’ancien Gouverneur de la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), de pousser dans le dos, les jeunes cadres du PDCI, membres du Bureau politique, qui ont mis sur pied, le week-end dernier, la « Coalition des militants du PDCI pour la sauvegarde des résolutions du 12ème congrès ». Un groupement qui se propose selon ses promoteurs, de trouver à l’intérieur du vieux parti, un candidat capable de ramener les « vert et blanc » au pouvoir en 2015, soit après 16 ans de disette, dans l’opposition. Hasard du calendrier, la mission de Charles Konan Banny à la tête de la CDVR, se termine  fin septembre de l’année courante, soit pratiquement à la veille de la convention du parti créé par feu Félix Houphouët-Boigny. Un évènement important qui se tiendra donc au moment où justement, l’enfant du quartier « Morofê » de Yamoussoukro, sera libre de toute charge, car dans les principaux cercles du PDCI, il est admis aujourd’hui que le banquier ne jouera pas les prolongations à la CDVR. Ses supporters le disent déterminé à faire le grand saut pour atterrir au palais présidentiel. Un « cheminement normal », font-ils observer, après que leur champion ait déjà officié à la primature ivoirienne. Ils soutiennent même que si par extraordi-naire, le PDCI venait à recaler Banny, l’homme irait à la course présidentielle en indépendant. Dans l’entourage immédiat de l’ancien premier ministre, pour l’heure, l’on évite d’ouvrir le débat sur la question, préférant renvoyer tous les curieux à la convention d’octobre 2014. Une tonalité qui tranche avec le démenti catégorique servi systématiquement sur la question, il y a encore quelques mois. Ceci explique-t-il cela ? Wait and see ! S’agissant d’Alphonse Djédjé Mady, il serait dans la même posture que le président de la CDVR, déterminé lui aussi, à aller jusqu’au bout du rêve. A l’ombre des projecteurs de l’actualité,- depuis qu’il n’anime plus le Secrétariat du PDCI-, le natif de Saïoua prépare minutieusement, sa monture. Des cercles de réflexion animés par des anciens ‘Meecistes’ restés fidèles à Mady se réunissent régulièrement autour de l’homme pour arrêter la meilleure stratégie d’approche des militants et la mobilisation des moyens financiers que nécessite la conquête du graal. Visiblement, les partisans de Ouattara ont de quoi nourrir leur souci car véritablement, l’affaire de la candidature unique, est  encore loin d’être dans le sac. Surtout qu’en dehors de Banny et Mady, l’on annonce d’autres barons qui pourraient bientôt sortir du bois■

Géraldine Diomandé
Source:  Aujourd’hui / N°705 du mardi 19 août 2014




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