Camp FRCI de la BAE de Yopougon, la foire aux rackets et à l’humiliation

Mardi 21 Août 2012 - 07:44


Camp FRCI de la BAE de Yopougon, la foire aux rackets et à l’humiliation
La Côte-d’Ivoire est-elle devenue une République bananière ? Vraiment, tout porte à le croire.

Ce pays autrefois adulé et respecté par le monde entier se meurt sous Alassane OUATTARA. Ce qui nous a été donné de voir au camp FRCI à la BAE de Yopougon situé non loin du CHU de Yopougon est désolant et ahurissant. Informés de ce que les jeunes gens raflés dans les différentes communes d’Abidjan par les FRCI s’y trouvent, nous nous sommes rendus sur les lieux pour en savoir davantage. A l’entrée du camp, nous sommes accueillis par une horde de soi-disant soldats s’exprimant dans un français approximatif. Ils sont plutôt à l’aise dans la langue dioula. Nous déclinons notre identité en faisant savoir que nous sommes des parents à la recherche de leurs enfants portés disparus. Aussitôt, des démarcheurs, des hommes en armes se portent volontiers de nous accompagner auprès d’un chef qui peut résoudre le problème pour lequel nous sommes là. Ils se disputent les clients qui viennent à la recherche d’une marchandise (leurs enfants) comme si on se trouvait dans un vrai marché. Ces rabatteurs vous font savoir qu’en retour ils attendent un billet de franc CFA une fois votre problème résolu. Nous nous sommes attachés les services d’un soldat du nom de K.T qui nous sert de guide. Nous voici embarqués dans l’univers d’un monde à part. Heureusement, nous avions des enfants à retirer des liens des FRCI.
Arrivés sur la place du marché, nous apercevons les raflés assis à même le sol surveillés par des hommes en tenue militaire armes aux points. Notre guide nous fait entrer dans un bureau pour entamer la procédure de libération de nos enfants. Le responsable des FRCI chargé de cette tâche nous accueille sur un ton martial et nous jette à la figure que le montant à payer est de 25000f.CFA. Nous précisons que le montant à payer est fixé selon la tête du client. C’est à vous de négocier pour trouver un terrain d’entente. Notre talent de négociateur nous a amenés à débourser la somme de 1000f et nous avons remis la somme de 1000f à notre guide qui visiblement était heureux. Ce fait vécu m’a remémoré l’époque de l’esclavage où les opérateurs économiques européens et américains venaient marchander pour acheter des esclaves. Dans cette Côte-d’Ivoire sous OUATTARA, l’indécence est à son comble.
A dire vrai, à l’intérieur de ce camp, on se croirait dans une autre république tant l’anarchie et la cacophonie étaient au rendez-vous. C’est une véritable foire organisée par les soldats de la rébellion de 2002 qui sont aujourd’hui une milice de OUATTARA pour extorquer de l’argent aux honnêtes citoyens. Ils agissent en toute impunité et n’ont aucune considération pour tous ceux qui ne sont pas FRCI de ce camp. Voilà des gens qui disent être venus pour réparer une injustice et qui se comportent comme de véritables fossoyeurs de l’économie ivoirienne.
Vu ces scènes inadmissibles constatées, nous invitons les chantres des droits de l’homme et la communauté internationale à faire une incursion dans ce milieu impur et infesté de brigands pour se rendre compte à quel point le pays va à vau- l’eau.
Par la même occasion, le ministre de l’intérieur Hamed BAKAYOKO, qui a mené une enquête orientée suite aux différentes attaques contre les FRCI et qui s’apprête à culpabiliser les responsables du FPI afin de dissoudre ce parti très populaire, devrait plutôt s’attaquer à ce kyste de voyou que de s’en prendre à un parti politique organisé, structuré qui participe à la vie démocratique de ce pays.
La Côte-d ’Ivoire ne mérite pas d’être gérée par des anarchistes de cet acabit. Nous préférons la soi-disant injustice de GBAGBO qu’au désordre organisé de OUATTARA. Toute blague mise à part, la vie est devenue très chère et insupportable.’’ ADO solution’’ n’y peut rien. Nous demandons à la France qui a placé OUATTARA, cet imposteur à la tête de ce pays et qui croyait profiter de lui de tirer les conséquences de son acte. Nous sommes tous embarqués dans ce navire qui vogue sur des flots tumultueux et qui risque de chavirer. Par conséquent, nous demandons aux personnes éprises de paix et de démocratie d’user de leur influence pour mettre fin à ce régime totalitaire. Les ivoiriens n’iront pas pleurer sur la pierre tombale du régime OUATTARA.

Gilbert KOIME
gilbertkouame@yahoo.fr
 
 




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