Cadre permanent de dialogue : LIDER suspend sa participation et dénonce la roublardise du régime

Lundi 7 Janvier 2013 - 17:41


Cadre permanent de dialogue : LIDER suspend sa participation et dénonce la roublardise du régime
Le gouvernement ne joue pas franc jeu dans sa volonté de réconciliation. Il ruse avec l’opposition sur tous les points qui doivent aider à la décrispation. Ce que refuse le Professeur Mamadou Koulibaly.
Le régime d’Alassane Dramane Ouattara n’a jamais été habité par une once de volonté quant à discuter avec son opposition afin de sortir la Côte d’Ivoire de l’impasse. Dans le cadre du CPD (Cadre Permanent de Dialogue), le régime fait encore montre de cette mauvaise foi. Trois points de débat avaient été arrêtés de façon consensuelle lors du conclave organisé à Grand-Bassam en avril 2012; à savoir «le statut de l’opposition et le financement des partis politiques extraparlementaires membres du CPD ; les questions électorales, notamment le reformatage de la CEI, forclose depuis la tenue des élections législatives de 2011, l’actualisation de la liste électorale, le recensement de la population comme préalable à un redécoupage électoral consensuel, etc. et enfin les questions judiciaires et sécuritaires, notamment le respect de l’Etat de droit et le désarmement des ex-combattants, la fin de la justice des vainqueurs, etc.»
Malheureusement, le pouvoir Ouattara ne cesse de ruser avec l’opposition. D’où la décision du parti de l’ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne de suspendre sa participation au Cadre permanent de dialogue. «Si le CPD, depuis sa création, n’a rien apporté à l’opposition, il a par contre beaucoup apporté au gouvernement. Lider refuse catégoriquement cette instrumentalisation du Cadre permanent de dialogue (CPD) par le gouvernement qui joue avec la paix et met en péril la cohésion sociale tant attendue par les populations. En conséquence, nous vous informons que Lider ne répondra pas favorablement à votre invitation, dont l’ordre du jour est dans la droite ligne de ce que nous dénonçons», tranche le Professeur en Economie.

Un pouvoir abonné à la triche
Concrètement, le gouvernement a déjà violé les clauses de départ en modifiant de façon unilatérale certaines dispositions parmi lesquelles le code électoral, le couplage des élections municipales et régionales, en fixant la date du scrutin couplé et en faisant un découpage électoral sur mesure. Sans l’avis du camp d’en face. Autre point de désaccord, le statut et le financement des partis de l’opposition ont été relégués aux calendes grecques. Sans motif valable. Le Professeur Koulibaly dénonce aussi le fait que les réunions du Cadre convoquées soit à la va-vite soit « à des fins de communication pour des opérations de charme à l’attention de la communauté internationale». Il en veut pour preuve l’initiation des réunions toujours à la veille d’une visite des responsables des institutions internationales comme l’Union européenne. Et c’est bien le cas ce jour même avec l’arrivée de Christine Lagarde, directrice du Fmi.

Publié le lundi 7 janvier 2013  |  Le Nouveau Courier




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