Ca dé-gouverne (1)

Jeudi 28 Juin 2012 - 04:10


Ahoussou Jeannot, premier ministre d'Alassane Ouattara
Ahoussou Jeannot, premier ministre d'Alassane Ouattara
Aucune œuvre humaine n’est parfaite. Tous les gouvernements du monde ont des défauts. Mais tous les gouvernements ne font pas la culture de leur faiblesse. Nous qui avons supporté et continuons de supporter la Refondation, nous ne nous faisions pas d’illusion surdimensionnée à son sujet. Elle avait ses tares, ses faiblesses. Des scandales ont émaillé la gouvernance de Laurent Gbagbo et nous comprenons même ceux qui, au bout des dix ans, étaient déçus et voulaient qu’il quitte le pouvoir. Mais pour peu qu’on soit de bonne foi, nous savions tous que les contingences politiques ne lui ont pas facilité la tâche. Il n’a pratiquement pas eu les mains libres pour déployer son programme de gouvernement et son projet de société. Dès les premières heures de son mandat, on lui a collé une rébellion sauvage et un gouvernement de crabes dans lequel nombreux sont ceux qui étaient en mission pour le compte de leur parti pour faire barrage à tout acte de bonne gouvernance. Malgré cette bourrasque de vent contraire, la Refondation a lutté pour ne pas faire de la mal gouvernance une culture. Le scandale politique ou économique en était vraiment, un parce qu’il est dans la nature d’un scandale d’être extraordinaire et non courant et ordinaire. Aujourd’hui avec du recul et avec les langues qui se délient, il y a eu en réalité des scandales, parce que la Refondation étaient confrontée à un gouvernement hybride qui n’était pas le sien en propre et qui était composé de personnes en mission de sabotage. C’est Cissé Bacongo qui affirme qu’ils étaient en mission dans le gouvernement de Laurent Gbagbo. Ce sont Adama Bictogo et autres qu’on cite dans le scandale des déchets toxiques, les détournements de fonds dans le milieu du café cacao n’épargnent pas le ministre Gon Coulibaly… Loin de nous l’idée de penser que les refondateurs sont blancs comme neige dans l’affaire, mais il y a une chose qu’il faut reconnaitre dans la gouvernance handicapée de Laurent Gbagbo, il mettait tout en œuvre pour avancer. Le président avait une vision, une vision axée sur la philosophie de l’orphelin, de la conquête de notre véritable souveraineté et il faisait tout ce qu’il peut pour la réaliser. C’est de cette vision émancipatrice qu’ont découlé les hauts faits de gouvernance que la Côte d’Ivoire a connus ces dix dernières années. Le succès du budget sécurisé pour montrer au monde entier qu’un pays africain peut vivre sans assistance financière ou Programme d’Ajustement Structurel. La politique de décentralisation en tout début de mandat pour injecter des ressources équitablement reparties dans le développement harmonisé de tout le pays. Une rupture avec la démarche népotiste qui a longtemps consisté à ne développer que la région d’origine du président. Le transfert de la capitale à Yamoussoukro avec les grands travaux de construction et la poursuite du prolongement de l’autoroute du nord. L’école gratuite et l’assurance maladie universelle étaient des projets ambitieux et salutaires pour un peuple qui a besoin de s’enraciner dans le social pour construire un développement sans clivage et sans déchets sociaux… Laurent Gbagbo ne nous a pas fait seulement rêver le progrès, il nous a fait voir qu’en rêvant ensemble tout était possible.…

Joseph Marat ( Aujourd’hui )





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