CPI/ Incapable de fabriquer de nouvelles preuves, Bensouda ne veut plus enquêter. Les dossiers chauds qui font reculer la procureur.

Mardi 11 Juin 2013 - 06:55


Selon Jeune Afrique, Fatou Bensouda ne veut pas revoir sa copie

La Procureure Fatou Bensouda
La Procureure Fatou Bensouda
C’est l’hebdomadaire Jeune Afrique qui le révèle dans sa dernière édition, à paraître aujourd’hui. Fatou Bensouda a l’intention de faire appel contre la dernière décision des juges de la Chambre préliminaire I lui demandant de revoir sa copie, d’enquêter sérieusement et de présenter un standard de preuves plus élevé que ce qu’elle a servi lors de l’audience de confirmation des charges dans « l’affaire Gbagbo ». « Pour contester cette décision, la procureure s’appuiera sans doute sur l’opinion dissidente de la juge Gurmendi, présidente de la chambre préliminaire. Pour cette dernière, les éléments de preuve sont suffisants à ce stade de procédure », écrit Jeune Afrique. Si elle se vérifie, cette information participera à démontrer que l’ajournement de la décision sur la confirmation ou l’infirmation des charges dans le cas Gbagbo n’a absolument pas la même signification que celle qui avait été prononcée, en 2009, dans le cadre de l’affaire Jean-Pierre Bemba – les juges avaient demandé au procureur d’ajouter un mode de responsabilité à ceux qui avaient été choisis dans un premier temps. Si elle fait appel, c’estque Fatou Bensouda elle-même interprète le verdict des juges de la Chambre préliminaire I comme un désaveu et une défaite, contrairement à certains de ses thuriféraires ivoiriens qui voudraient y voir une simple modalité facile à « gérer ». Fatou Bensouda veut manifestement éviter de répondre aux requêtes de la Chambre préliminaire sur des points cruciaux au sujet de l’activisme et les positions des Forces nouvelles, des FRCI et du « Commando invisible » de novembre 2010 à mai 2011 ; des détails sur les réunions de la prétendue « cellule » autour du président Gbagbo qui orchestrait un « plan commun » visant à persécuter une partie de la population ivoirienne ; et d’éventuelles études balistiques et médico-légales qui pourraient apporter un peu de clarté sur les événements d’Abobo de mars 2011… Plus que jamais, le bras de fer judiciaire se poursuit, dans un contexte de pressions politiques et diplomatiques qu’il faut toujours garder à l’esprit.

Philippe Brou

Source: Le Nouveau Courrier N° 820 Du Lundi 10Juin 2013




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