CPI/Enfin, la révolte des présidents africains !

Jeudi 13 Juin 2013 - 06:50


Image d'archives-Les Chefs d'Etats de l'Union Africaine
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“Jeune Afrique”, l’hebdomadaire panafricain tiré à Paris, a consacré une partie de l’actualité dans son dernier numéro à la décision des juges de la Cour pénale internationale (Cpi) d’ajourner leur décision concernant le jugement ou pas du président Gbagbo avant que la procureure Fatou Bensouda n’ait apporté des éléments de preuve plus solides à son encontre. Dans ce dossier consacré à la Côte d’Ivoire, le journal panafricain révèle surtout que de plus en plus de chefs d’Etat africains se révoltent contre la Cpi publiquement traitée de faire du racisme par le Premier ministre éthiopien au récent sommet de l’Union africaine en Ethiopie. Toujours selon JA, l’affaire Gbagbo est devenue le révélateur d’un malaise plus profond à l’égard d’une Cour accusée de ne poursuivre que les Africains. «Même si le bureau du procureur examine la situation de l’Afghanistan, de la Colombie, de la Géorgie et du Honduras, aucune affaire n’a été ouverte dans ces pays. Les huit (8) enquêtes en cours (Ouganda, RD Congo, Centrafrique, Soudan, Kenya, Libye, Côte d’Ivoire et Mali) ne concernent que le continent. Et les cinq (5) détenus à la prison de Scheveningen sont tous Africains (Thomas Lubanga, Germain Katanga et Bosco Ntaganda (RD Congo) ; Jean Pierre Bemba (Congo) ; Laurent Gbagbo (Côte d’Ivoire)» , souligne JA. Qui précise que, hormis Joyce Banda et Ian Khama, les présidents du Malawi et du Botswana, aucun chef d’Etat du continent ne soutient officielle ment la Cpi dans le dossier Omar el-Béchir. Au contraire, nous apprend le journal, ils sont plutôt de plus en plus nombreux à manifester leur incompréhension, voire leur indignation :  «Ne se passe-t-il rien au Pakistan, en Tchétchénie ?» , lançait Jean Ping, l’ex-président de la Commission de l’Ua en juin 2012 ; «On reproche à la Cour son silence à l’égard de Hamed Ben Issa Al Khalifa, le roi de Bahreïn, d’Ali Abdallah Saleh, l’ex-président du Yémen, ou de Bachar al-Assad, le raïs syrien. On voudrait qu’elle se penche sur les crimes commis à Gaza durant l’opération ‘’Plomb durci’’ », rapporte le journal. De Paul Kagamé du Rwanda à Jerry Rawling, ex-président du Ghana, ou même Dramani Mahama, le chef d’Etat ghanéen, la révolte contre la Cpi s’intensifie, nous dit JA.

César Etou pour Notre Voie

Notre Voie N°4440 du mercredi 12  juin 201 3




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