CPI: Des mandats d’arrêt bientôt contre des pro-ouattara

Mercredi 22 Avril 2015 - 01:59


Chefs rebelles ivoiriens
Chefs rebelles ivoiriens
Trois ex-comzones de l’ex-rébellion ont été entendus par la cellule spéciale d’enquêtes de la crise postélectorale le 26 mars dernier. Selon des sources proches du pouvoir, il s’agit de Koné Zakaria, Chérif Ousmane (Garde présidentielle) et de l’actuel préfet de San Pedro, Ousmane Coulibaly dit Ben Laden. Les trois ex-Comzones ont été auditionnés loin des médias pour leurs rôles joués dans la crise postélectorale de 2011 qui a fait plus de 3000 morts selon des sources onusiennes.  D’autres indiscrétions affirment que ces auditions d’ex-chefs de guerre interviennent au moment où de nouvelles convocations doivent être émises par la Cour Pénale internationale (CPI) à Abidjan. D’où l’agacement de Ouattara qui a récemment montré sa mauvaise humeur. L’on se souvient en effet qu’Alassane Ouattara avait indiqué qu’aucun ivoirien ne serait transféré à la Haye, après Laurent Gbagbo et Blé Goudé, dans le cadre de cette crise postélectorale. « Nous allons continuer à juger ceux qui ont commis des crimes, personne n’ira à la CPI. Nous jugerons toutes les personnes ici en Côte d’Ivoire parce que nous en avons la capacité et (pour) montrer que nous sommes un pays moderne et un pays de droit… Tous ceux qui ont commis les atrocités seront jugés et continueront d’être jugés quelles que soient les opinions nationales et internationales »  avait déclaré Ouattara. Cette déclaration avait provoqué l’ire de certaines organisations de défense des Droits de l’Homme. Sur le plan interne, l’Apdh et la Lidho avaient vivement protesté, invitant Ouattara à respecter ses engagements en transférant tous les présumés coupables réclamés par la Cour pénale internationale.  L’APDH avait également émis des réserves quant à la capacité de la justice ivoirienne à juger les responsables des crimes perpétrés lors de la crise postélectorale. « En Côte d’Ivoire les derniers procès des pro-Gbagbo ont montré que la justice ivoirienne avait encore du chemin à parcourir en terme de capacité technique pour mener des procès équitables ; de sorte que la pertinence de l’action de la CPI ne peut être contestée actuellement ». Cette organisation de défense  des droits de l’Homme avait élevé une vive protestation et avait promis  se tenir aux côtés de toutes les victimes sans exclusive. Elle avait aussi souhaité que les visites de Ouattara s’étende  à toutes les victimes, notamment à celles de Duékoué, au camp de Nahibly où il y eut environ 1000 morts, celles de  Bouaké, de Korhogo, d’Anonkoua  Kouté. Et non à une certaine catégorie de victimes triées sur le volet de l’appartenance ethnique.



 GEORGETTE Afi

Source: Aujourd’hui / N°873




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