CPI-Affaire Gbagbo contre le Procureur: Me Altit Emmanuel Gagnera son procès contre la procureure Bensouda

Lundi 24 Février 2014 - 08:49


Le français, Me Emmanuel Altit, l’avocat principal du président Laurent Gbagbo joue sa crédibilité ainsi que celle de la grande France dans cette affaire juridico-politique qui se déroule à la HAYE.
        On se souvient que c’est avec l’appui et l’aide de la France de Nicolas Sarkozy que Alassane Ouattara a opéré le coup d’Etat en Côte-d’Ivoire le 11 avril 2011. Embarquant du coup la France dans son entièreté dans la tragédie que connaît notre pays. On peut énumérer entre autres  : le rattrapage ethnique, l’insécurité, droit de l’homme non respecté, confiscation de la liberté d’expression et d’opinion, la chasse aux pro-Gbagbo, pauvreté grandissante, cherté de la vie, les vrais ivoiriens dépossédés de leurs biens, l’opposition significative censurée par les médias d’état, etc. La France croyait avoir commis un crime parfait, sans le moindre soupçon. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Elle traîne des casseroles qui font de plus en plus de bruits.
        Le transfèrement du président Gbagbo à la HAYE devrait en principe mettre fin à toutes les supputations. Mais le dossier du célèbre prévenu paraît plus complexe qu’on le pensait. La France, sur conseil des décideurs du monde et par diplomatie s’autosaisit du dossier de M. GBAGBO et le confie à un avocat français anodin, méconnu sur la scène internationale. La France va-t-elle abandonner son compatriote qui a le plus gros dossier de la CPI  ? L’enjeu est tellement important que je ne crois pas qu’elle va lâcher son poulain. Il fallait faire le mal en détruisant les fondements de la Côte-d’Ivoire pour sauver une France à la peine sur le plan économique et par la suite, voyant la situation confuse, créer une opportunité pour grandir la fameuse France des droits de l’homme. Comme un rapace qui ne peut lâcher une proie bien charnue, la France a là l’occasion de valoriser un des siens et faire de lui un avocat renommé. A travers ce dernier, c’est la notoriété de la France qui s’accroît. Tout le monde le sait, la France s’est toujours donné des airs de grand dans ce monde. Mais elle n’a jamais gagné de grandes batailles toute seule. Il lui faut toujours un coup de pouce. Actuellement, en Centrafrique, la France dit pays des droits de l’homme est en train de s’empêtrer dans ce bourbier créé par elle-même. Et pourtant,  à cor et à cri, elle a fait savoir à tous qu’elle règlera ce problème centrafricain en un temps record. Apparemment la situation lui échappe. Elle est obligée de solliciter l’aide de l’union européenne pour la sortir de ce guêpier.
        Bref, la France cherche une notoriété en rendant la libération du président Laurent Gbagbo très problématique. A vaincre sans périr on triomphe sans gloire, dit l’adage. C’est pourquoi ce procès traîne en longueur. Une justice expéditive est source d’erreur judiciaire,  dira-t-on. Alors il faut aller à pas de tortue. Tout cela pour masquer le but à atteindre. Sur le chemin de la victoire, il y a des embûches qu’il faut savoir contourner pour se donner de la valeur. Il faut faire sentir que le combat de Me Altit contre Bensouda est très épique. Au départ, le combat était contre le procureur Argentin Ocampo (un blanc). Il n’est pas séant d’humilier un blanc. Un autre scénario est mis en jeu. Un noir (la procureure gambienne) face à un blanc (l’avocat français). De vous à moi, pensez-vous que l’africaine remportera la victoire  devant le français  ? La défaite du blanc dans ce cas de figure est Inconcevable dans ce monde cruel.  Par ironie, un journaliste ivoirien  parlant de’’ la France, gendarme de l’Afrique  ?’’Écrivait  :  «  La France, un pays sentimental et généreux qui ne peut s’empêcher de voler au secours de tous ceux qui souffrent et qui, pour cela a inventé le droit d’ingérence  !  » Et ce journaliste de poursuivre, tellement il est dépité  :  «  Quelle est donc la vocation de la France qui la pousse à intervenir militairement et si souvent sur notre continent, alors qu’elle n’a pas été le seul pays européen à l’avoir colonisé  ?  » Tout simplement pour dire que la France exagère un peu et que pour une question de prestige elle veut tout rafler. Ce journaliste reconnaît enfin l’ingérence de la France en Côte-d’Ivoire le 11 avril 2011 pour enlever Gbagbo. C’est dire qu’elle est impliquée encore dans le procès concernant Gbagbo à la HAYE. Comme on le voit, la France a son mot à dire. Pour une histoire d’honneur, elle soutient Me Emmanuel Altit dans cet important dossier de la CPI. La procureure, la Gambienne Bensouda n’est qu’un faire-valoir pour aider la France à se hisser plus haut sur la scène internationale.
        C’est une question de temps, la France libérera le président Laurent Gbagbo par le canal de Me Altit quand le moment propice viendra. D’ailleurs, à regarder les signes autour de nous, ce temps n’est plus loin.

Libre opinion, une contribution de:
                                                    
  G.OURA KOUAKOU
       ourandrin@yahoo.fr  




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