C’en est fini d’Affi ! Les 2/3 des membres du comité central demandent la tenue d’une session extraordinaire

Le comité de contrôle a rencontré hier, au QG de campagne de Laurent Gbagbo fermé depuis de nombreuses semaines par le président sortant. Mais après de longues heures d’entretien, les deux parties ont décidé de se retrouver en début de semaine prochaine. Finalement, la sensation de la journée est venue des membres du comité central qui ont envoyé, par voie d’huissier, leur pétition à Affi qui, statutairement, est tenu de s’exécuter.

Samedi 24 Janvier 2015 - 07:40


C’en est fini d’Affi ! Les 2/3 des membres du comité central demandent la tenue d’une session extraordinaire
Le QG de campagne du Président Laurent Gbagbo a retrouvé hier, pendant quelques heures, son ambiance habituelle en raison d’une rencontre du comité de contrôle avec la délégation d’Affi N’guessan qui a décidé d’ouvrir le QG et le débat. Mais en dépit des bonnes intentions de principe affichées de part et d’autre, le véritable nœud de la question ne sera traitée que lundi. Car si Affi concède la tenue d’une session extraordinaire du comité central, il refuse en revanche que l’ordre du jour porte sur les manquements ciblés par les pétitionnaires du comité central, de peur d’être renvoyé par ses camarades. En fait, analyse un cadre du parti, « Affi pense qu’il a gagné le bras-de-fer avec ses adversaires internes grâce au soutien de la justice de Ouattara. Et maintenant, il essaie de négocier la paix autour de lui ». Mais la journée ne s’est pas terminée comme elle avait commencé, puisque la pétition lancée par ses adversaires lui a été notifiée le même jour par voie d’huissier. 327 personnes membres du comité central sur quelque 490 actifs sur les 562 initiaux, l’ont en effet signée. La pétition note comme principaux griefs le report du congrès ordinaire du parti du 14 décembre dernier à cause du président sortant qui a fait prendre, à cet effet, au juge de première instance d’Abidjan une ordonnance. Pour les signataires, c’est une « immixtion inconcevable du régime Ouattara via la justice dans les affaires du front populaire ivoirien », situation qui a d’ailleurs enclenché « une escalade judiciaire » sans précédent au centre duquel se trouvent encore tous les organes du parti. Mais Affi s’est également rendu coupable d’avoir fait annuler par le tribunal ivoirien la candidature de Laurent Gbagbo après avoir remis en cause le document d’acceptation de sa candidature. Pour toutes ces raisons, les 2/3 du comité central, soit 327 personnes sur 490 actifs décident qu’il soit convoqué une session extraordinaire du comité central sur de tels manquements dans les soixante douze heures qui suivent le dépôt de la pétition. Au plan statutaire, le président sortant n’a plus de marge de manœuvre. L’impasse est d’autant plus totale pour lui qu’un refus d’organiser la session extraordinaire  aux dates exigées par les pétitionnaires ne le met pas à l’abri d’un blâme ou d’une radiation comme l’ont déjà proposé la plupart des fédérations. Plus de quarante déclarations ont été en effet faites par différentes fédérations du pays. Qui montrent clairement que le président sortant n’a guère de porte de sortie et qu’il est désormais un homme cuit.

SEVERINE BLE

Source: Aujourd’hui / N°813
 




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