Bouaké défigurée par la rébellion armée: Les larmes de crocodile d’Alassane Ouattara

Lundi 2 Décembre 2013 - 17:00


L’armée française, l’Onuci et les rebelles pro-Oauattara. On ne peut faire de l’omelette sans casser les œufs, dit l’adage. Et la rébellion armée, qui a agi pour que Ouattara parvienne au pouvoir, a fait d’innombrables dégâts à Bouaké. Alassane Ouattara tente maladroitement de récuser les ignominies de ses poulains. « Je condamne les atrocités qu’il y a eu dans le Gbêkê. Que cela ne se répète plus », lance-t-il à Sakassou. Localité où la rébellion a pillé en 2002 le palais du roi de Walèbo, Nanan Anougbré
III. Qui fut chassé du royaume par les rebelles et mourut en exil en 2003 à la PISAM à Abidjan. Lors de son dernier meeting dans la ville de Bouaké, Alassane Dramane Ouattara, va verser, c’est le cas de le dire, de vraies larmes de crocodile. Devant un peuple baoulé qui, par la voix de Kouakou Abonouan, député de Brobo, lui demande fermement la reconstruction de leur région et le désarmement de ses hommes qui sèment toujours la terreur. « Les frères et les sœurs sont tombés à Bouaké, Yako, ifo…», reconnait Ouattara, visiblement sem - blant consolateur, dans un stade de Bouaké bourré de jeunes gens conditionnés, faisant du chahut à tout rompre. Mais comment peut-on saluer la rébellion armée pour avoir tué dans une partie de la Côte d’Ivoire et se dire ému face aux atrocités causées par la même rébellion dans une autre partie du pays ? Pour sûr, le peuple baoulé qui n’est pas dupe s’est bien rendu compte de cette comédie révoltante qui lui a été servie durant cette visite d’Etat.

Félix Téha Dessrait dessrait@yahoo.fr Envoyé spécial dans le Gbêkê

Source : Notre Voie N°4581 du lundi 2 décembre 2013




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