«Bombardement» de Bouaké en novembre 2004: De nouvelles révélations sur un coup monté contre Gbagbo

Mardi 13 Août 2013 - 19:09


«Bombardement» de Bouaké en novembre 2004: De nouvelles révélations sur un coup monté contre Gbagbo
Près de neuf ans plus tard, Jeune Afrique rejoint-il les médias – Le Nouveau Courrier notamment – qui, au fil de leurs investigations, ont acquis la certitude que le fameux «bombardement» de la base-vie de l’armée française de Bouaké en novembre 2004 était une vaste machination destinée à détruire la supériorité de l’armée ivoirienne sur la rébellion et à renverser le président Laurent Gbagbo ? En tout cas, dans son édition qui sort à Abidjan aujourd’hui, l’hebdomadaire publie une enquête sur ce qu’il appelle «l’un des secrets les mieux gardés de la Françafrique». «J’ai entrepris toutes les démarches pour avoir des explications sur ce bombardement incompréhensible. Par qui ? Pourquoi ? Sur ordre de qui ? Mais aucune réponse, car il faudrait lever le secret-défense», explique, au début de l’article de Jeune Afrique, l’ancien militaire Djamel Smaïdi, rescapé de cet épisode mystérieux de la crise ivoirienne, et réformé pour invalidité. Secret-défense : le mot est prononcé. Aujourd’hui, c’est l’omerta entretenue par l’appareil d’Etat français au plus haut niveau sous les exécutifs Chirac, Sarkozy et Hollande, qui est le véritable obstacle vers la vérité. Le pouvoir français refuse obstinment de déclassifier les 26 pages d’interrogatoires des «mercenaires» slaves qui travaillaient pour les FDS, et qui ont selon toute évidence été retournés par la France pour marquer contre leur camp. Alors que le dossier d’instruction montre clairement que l’ancienne ministre de la Défense française Michèle Alliot-Marie a menti effrontément aux juges, la commission des requêtes de la Cour de justice de la République a estimé que ses déclarations «ne constituaient pas une altération volontaire de la vérité». Sous la présidence de François Hollande, qui avait déclaré que Gbagbo était un personnage «infréquentable» sur la base d’un fait sur lequel sa responsabilité est aujourd’hui massivement mise en doute, y compris à Paris.
La «préméditation» venue de Lomé Jeune Afrique revient sur les bizarreries de novembre 2004, dont Le Nouveau Courrier a déjà parlé.
L’incroyable «protection» dont ont bénéficié les Biélorusses, arrêtés au Togo, et libérés sur ordre de Paris. L’absence d’autopsie, alors que «la loi en fait obligation en cas de crime». Les corps de ceux qui étaient présentés comme des héros nationaux «jetés dans un sac mortuaire couverts de sang, les vêtements déchirés, sans avoir été ni lavés ni habillés». Le magazine relaie la lourde interrogation de Maître Jean Balan, avocat des victimes : «Toute éventuelle preuve devait disparaître.
Dans quel but ?» Ce qui est nouveau dans l’enquête de Jeune Afrique, c’est une révélation. «Quelques mois avant le raid du 6 novembre 2004, le président Gnassingbé Eyadéma et l’un de ses fidèles généraux avaient reçu à Lomé le responsable militaire de la rébellion de Guillaume Soro, aujourd’hui chef d’état-major de l’armée ivoirienne. Bakayoko leur avait demandé de l’aide pour détruire la flotte d’hélicoptères ivoirienne (…) afin d’empêcher une action contre les positions rebelles», écrit le journaliste Pascal Airault. Bien entendu, il est impossible d’imaginer qu’Eyadéma ait imaginé une seule seconde de parrainer une telle action dans un pays étranger sans l’accord au moins tacite de Paris. Quatre Français vivant au Togo, dont un ancien de Saint-Cyr, l’école militaire la plus prestigieuse de l’Hexagone, et un ex-gendarme du GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale). Ils ont travaillé sur une hypothèse : utiliser un avion privé et des RPG 7 pour une attaque éclair à midi. L’opération au sol devait durer au plus trois minutes. «Coût de l’opération payée par les rebelles : 2 millions de dollars pour les pilotes, deux autres pour le tireur et son assistant, dont la moitié payée d’avance.» Finalement, l’opération est abandonnée «pour des raisons mystérieuses». Mais la Françafrique réussit tout de même à détruire l’arsenal aérien de l’Etat de Côte d’Ivoire, qui faisait trembler les uns et irritait pro - fondément les autres.

Philippe Brou

Le Nouveau Courrier N° 850 Du Lundi 12 Août 2013






1.Posté par patricke le 14/08/2013 01:33 (depuis mobile)
Vraiman yako gbagbo le povre. je ma appel je Ma adames je fai parti de la rebeleon de quatara il zon les vrai preuve voir yon la verité an fasse

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