Bilan de la gestion des affaires de l’Etat en 2013: L’année des scandales sous Ouattara

Affairisme, corruption, népotisme, conflits d’intérêts… C’est l’apanage du régime du 11 avril 2011. Et comme les années précédentes, l’année 2013 a été rythmée par une série de scandales. Incursion non exhaustive dans le jardin de la république du rattrapage ethnique.

Samedi 4 Janvier 2014 - 05:07



Le régime de l’ancien directeur général adjoint du FMI n’aura pas fini de surprendre les Ivoiriens. Ceux qui ont cru aux belles promesses du président du RDR déchantent finalement. Face à la gestion de l’Etat, la stature de banquier et super-économiste hors pair servie sur le compte de Ouattara qui transformerait la Côte d’Ivoire en un eldorado sans précédent s’effrite progressivement. L’opacité dans la gouvernance est décriée, ses collaborateurs impliqués dans de nombreux scandales sans qu’il ne leur remonte les bretelles.

Quand les ministres de Ouattara déchirent la charte d’éthique

Malgré la «charte d’éthique» que le chef de l’Etat leur a fait signer en août 2011, plusieurs ministres ont été empêtrés dans des scandales dans l’indifférence quasi-totale d’Alassane Ouattara.  Ainsi, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Cissé Ibrahim Bacongo est en passe de prendre le dessus dans le bras de fer qui l’oppose à l’église des Assemblées de Dieu de Cocody depuis 2012. Alors leur titre foncier datant de 2012, donc délivré par l’administration Ouattara, le ministre veut s’accaparer le terrain qu’occupe l’église, en violation du droit et de la liberté de culte. Un autre membre du gouvernement, Adama Toungara, ministre de l’Energie et du Pétrole a également mis les poches du contribuable à rude contribution. Selon les révélations de La Lettre du Continent (LC) en date du 5 décembre 2012, il a en effet séjourné depuis sa nomination dans une suite qu’il occupait au 7ème étage de l’Hôtel Pullman au Plateau. Le loyer mensuel de cette suite de cinq chambres s’élevait à environ 90 millions francs Cfa. Soit la bagatelle d’environ 1 440 000 000 de francs Cfa pour les 16 mois qu’il aura passé dans ce somptueux hôtel.

Port, douanes… empêtrés dans les scandales de détournement

Les administrations financières ont particulièrement été sous le feu de la rampe. Entre juillet et octobre 2013, ce sont exactement 1 987 conteneurs qui ont été frauduleusement sortis du Port autonome d’Abidjan. Un scandale révélé en exclusivité par Le Nouveau Courrier en novembre dernier. Préjudices : plusieurs milliards de francs Cfa s’étaient ainsi évaporés des caisses de l’Etat. La semaine dernière, la presse a rapporté un détournement de près de 4 milliards de francs Cfa à la recette principale de la Douane au Port autonome d’Abidjan à Treichville. Un autre scandale financier portant sur le détournement des droits de douanes opérés par des transitaires en complicité avec des agents de la recette et du service de recouvrement de la Douane. Toute chose qui met en cause les mécanismes de «checking» et de vérification usitée dans cette importante mamelle de l’économie ivoirienne sous Ouattara.  

La différence Gbagbo

Alors que le président Gbagbo, pour une meilleure performance des régies financières, avait procédé dès son accession au pouvoir à la nomination de leurs premiers responsables par appel à candidature. Ce qui a permis à la Côte d’Ivoire de tenir économiquement en dépit la partition du pays par l’ex-rébellion.Ouattara a préféré nommer des militants de son parti ou de son camp.

Budget sous contrôle, endettement en coupe réglée

 Face à l’opacité et au manque de visibi- lité dans la gestion des finances publiques, le budget 2014 est passé sous les fourches caudines du FMI qui voulait certainement en maitriser tous les contours. Toute chose qui a entrainé un léger retard dans l’élaboration de ce budget. Alassane Ouattara qui n’a cessé de critiqué le président Gbagbo n’a jamais rendu public son budget de souveraineté qui aurait atteint les 300 mil- liards francs Cfa, loin derrière celui de Gbagbo. Géré dans le flou total par son petit frère Birahima Téné Ouattara, expliquait La Lettre du Continent, « Le FMI et la Banque mondiale exercent d’amicales pressions auprès d’Alassane Ouattara pour obtenir la dissolution du programme présidentiel d’urgence ». Un PPU dont la dotation serait passée de 45 à 200 milliards francs Cfa en moins de deux ans. Les institutions de Bretton Woods sur- veillent comme du lait sur le feu l’endettement du pays actuellement. Car après l’obtention du point d’achèvement de l’initiative PPTE, le stock résiduel de la dette extérieure qui était autour de 2000 milliards francs Cfa a repris l’as-

Par Benjamin Silué

Source: Notre Voie N° 965 Du Vendredi 03 Janvier 2014




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