Baoulé! Un peuple maudit ?

Dimanche 20 Mars 2016 - 22:55


Le Roi des Baoulé a eu mal au pied il y a de cela quatorze années.  Malheureusement, pour aménager son git et tous les accessoires   accommodant à ses soins définitifs, les baoulé font la manche aux bourreaux de leur Roi. Dans la gent animale, lorsqu’une mère buffle venait à périr sous les balles du chasseur, les bufflons ont deux réactions alternatives. La première est de charger le chasseur, en équipe, et la seconde est de battre en retrait ayant estimé le rapport de force en leur défaveur. Si les spécialistes des sciences animales nous convainquent de ce que les animaux n’ont pas d’intelligence, force est de reconnaitre que la réaction des bufflons face au bourreau de leur mère est une métaphore  d’intelligence. Car, lorsque quelqu’un tue votre guide, il devient un ennemi pour qui vous ne devez témoigner plus  de  haine que d’empathie. Pour mémoire, le 19 septembre 2002, une guerre nourrie à la sève ethnique et religieuse a éclaté simultanément à Bouaké et à Abidjan. L’objectif de cette guerre triboreligieuse était de faire justice à Alassane Dramane Ouattara l’instigateur. Celui-ci souffre d’une pathologie identitaire (il est Voltaïque de naissance et d’origine) qui ne saurait lui ouvrir droit à nos consultations électorales tant au niveau de la présidentielle que des régionales et locales. Cela est une vérité constitutionnelle de droit divin. Voilà qui justifie l’utilisation de la chienlit et de la rébellion pour contrer la disposition de loi afin de parvenir au pouvoir d’Etat. Dans cette logique, la cible principale de la rébellion était le peuple baoulé.
En effet, ce peuple pacifique et hospitalier a eu pour péché d’offrir deux de ses enfants (Félix Houphouët-Boigny (1960-1993) et Henri Konan Bédié (1993-1999) au service du peuple au plus haut sommet de l’Etat. Comme l’on ne peut en dédire, le Président de la République est le garant de la constitution et de l’application stricte de celle-ci en toutes circonstances. Ainsi Bouaké, village et capitale des baoulé, a été mise sens dessus-dessus par la rébellion. Celle-ci prendra quelques heures plus tard, le Royaume baoulé. Une fois dans le Royaume, le Roi échappe à l’assassinat, ses attributs sont systématiquement profanés, pillés. Ceux qui ne pouvaient pas l’être sont détruits, saccagés et brûlés. La toiture du Royaume est soufflée et le Royaume même réduit en ruines. Les femmes purificatrices, exorciseuses, gardiennes du Royaume baoulé appelées «  Femmes d’Adjanou  » sont tuées pendant leurs processions incantatoires et d’exorcisme pour que l’esprit de guerre s’éloigne du pays. Une fois arrivé à Abidjan dans le dénuement total, le Roi Nanan Anougblé III des Baoulé n’a pu se remettre de ses commotions dues aux traumatismes qu’il a subits.
 Chez le peuple akan et chez les Baoulé en particulier, une telle circonstance et celui qui l’a commanditée, sont synonymes du fait du diable. Or, le diable est le mal absolu qu’on ne doit voisiner avec. Sans fioriture aucune, le mal absolu des Baoulé s’identifie à Alassane Dramane Ouattara et à sa rébellion. Henri Konan Bédié l’amnésique, la fraction négative et maudite du peuple baoulé a fait passer un tel drame des Akan et des Baoulé par pertes et profits. Et dans sa logique mue par sa boulimie esclavagiste de l’argent a pu convertir des cadres, des notables, des chefs et le Roi(  ?) Amon Tanoé des N’Zinma à un gratte-pied pour l’Empereur Dramane premier.  BAOULE  ! UN PEUPLE MAUDIT  ?
Ado utilise 200 Millions de Francs de tous les contribuables ivoiriens pour témoigner, à titre personnel, son soutien au peuple baoulé éploré. Je conçois le geste d’ADO comme sa satisfaction d’être venu de nulle part et d’avoir rabaissé si méprisamment le peuple baoulé dont la dignité est sa plus grande richesse. Par effet induit, ADO a réduit tout le peuple de Côte d’Ivoire en un escarbot pour ses pieds. Ainsi, il plastronne et gambade  ; il divise à tout va les partis politiques, les ethnies, les religions  ; il sème le désordre dans le processus de désignation des chefs de villages (Yamoussoukro en est la parfaite illustration)  ; il tribalise les accès aux différents concours de la Fonction Publique  ; il tribalise les promotions aux hautes fonctions civiles et militaires de l’Etat  ; il tribalise l’accès des opérateurs économiques locaux aux marchés publics  ; il fait la promotion des passe-droits et des grés à gré sans omettre sa gestion familiale de l’Etat.  A ce jour et depuis son braquage du pouvoir suprême en 2010, il y a plus de 3  000 hauts cadres de l’Etat, issus des autres ethnies, qui sont contraints de demeurer à la maison sans postes. C’est cela l’une des marques de fabrique de la gouvernance ADO. Pour ce qui est du Roi des Baoulé, il faut conclure qu’ADO ne devait pas prendre part à aucune des cérémonies. Peut-être, après en avoir fait une récupération politique réussie à sa façon, n’était-il pas allé se viander, partager à Henri Konan Bédié et à ses vassaux de cadres, élus et ministres baoulé les morceaux de son gibier boucané et surgelé de 14 ans qu’était devenu Nanan Anougblé III, le Roi des Baoulé. Qui vivra verra. Et, pour ce qui reste du digne peuple baoulé qui n’a pas encore bu son cerveau, cette racaille de Bédié et suivants (quantité haïssable et maudite du peuple baoulé) passera. Ce peuple renouera avec son unité avec ses filles et fils rassemblés pour que lui soit rétablie sa force dans la mesure, l’intelligence, la noblesse, la non violence, le pardon, l’ouverture vers les autres, son sens de l’acceptation des différences et la paix. Enfin, un soleil luira à nouveau sur la Côte d’Ivoire parce que la justice divine frappera.
                                                                                            

         Clément Bley Douley
 




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