Audience de confirmation des charges: Le NPR crie haro sur la CPI et exige une véritable justice pour tous en Côte d'Ivoire.

Samedi 9 Mars 2013 - 07:10


Audience de confirmation des charges: Le NPR crie haro sur la CPI et exige une véritable justice pour tous en Côte d'Ivoire.
Audience de confirmation des charges: Le NPR crie haro sur la CPI et exige une véritable justice pour tous en Côte d'Ivoire.
 
L’audience de confirmation des charges, qui s’est tenue du 19 au 28 février 2013 à La Haye, s’est achetée par l’intervention que tout le monde attendait : celle du Président Laurent Gbagbo, principal accusé par cette CPI, institution injuste, marquée de confuse infamie, Cour abjecte, aux contradictions viles et honteuses. L’intervention du Président Laurent Gbagbo, aussi brève que précise, a révélé ce que les prédateurs s’évertuent à nier : celle d’un homme, courageux, tolérant, plein de bonne foi, véritable artisan du processus démocratique en Côte d’ivoire, homme politique qui reste digne en dépit des bourrasques et autres tumultes. Il ressort de cette intervention, des éléments, qui montrent la grandeur de cet « animal politique », ainsi que sa quête absolue de démocratie pour une Afrique libre et indépendante.

LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO : LA DIGNITE FACE A L’ADVERSITE


Il ressort de son intervention plusieurs éléments qui frappent et illuminent l’esprit. Le premier, c’est cette distance que prend le Président Laurent Gbagbo, ce dédoublement subtil qu’il opère, afin de porter un regard critique et sans passion sur la Cour Pénale Internationale. Dans une situation, où le commun des mortels s’attendait à des diatribes à l’endroit de la CPI, c’est un Président lucide qui élabore son propos en se faisant tour à tour partisan d’un pacte social qui fédère les différentes altérités et cultures , qui composent l’Etat postcolonial ivoirien , prône la nécessité d’un dépassement des principes spatio-temporels anciens ainsi que les libertés sectorielles qui meuvent les différentes composantes du macrocosme sociopolitique ivoirien . « A l’Est, nous avons les Akans, qui ont leurs modes fondé sur la royauté ; à l’Ouest, nous avons des pouvoirs éparpillés ; au Nord, nous avons les Malinkés islamisés, et à côté d’eux, les Sénoufos qui sont dans le bois sacré ». Sachant que les équilibres sociaux ne pourront se créer spontanément, il convient de dépasser les différentes règles coutumières, de même que la rationnalisé primitive pour aller vers l’idée de Nation, ce, sur un plan juridique, dans un processus de creuset commun dont la loi serait la manifestation absolue. Aussi, adopte-t-il la posture d’Antigone en s’érigeant contre un droit injuste « quelle que soit la décision que vous allez prendre », se fait platonicien, « condamnez-moi si vous voulez », tout en invitant la CPI, qui veut absoudre les crimes des rebelles à un effort de réminiscence. «Madame la Procureure a dit une phrase qui m’a choqué : Nous ne somme pas là pour savoir qui a gagné les élections, et qui n’a pas gagné. Qui a gagné les élections ? Telle est la question C’est mon adversaire qui n’a pas gagné les élections qui a pris les armes ». Il rappelle surtout que les libertés politiques sont des pouvoirs d’autodétermination propres à l’Etat et consacrés par le droit positif à travers le dynamisme de la constitution « La démocratie, c’est qui dit le résultat des votes, c’est le respect des textes à commencer par la plus grande des normes en droit : la constitution. Je souhaite que tous les africains comprennent que le salut pour nos Etats, c’est le respect des institutions et des lois qui en découlent ». C’est à travers ce principe qu’émane le droit de gouverner et de participer aux décisions communes. L’on ne peut ainsi bafouer la souveraineté des Etats en les soumettant à des obligations auxquelles ils n’ont pas consenties. L’effort de nos Etats doit s’articuler autour de cet enjeu, ce défi majeur : la construction d’une véritable entité collective qui rassemble tous les individus en dépit de leurs origines. Par conséquent, la rencontre avec l’autre doit se construire par un effort de dépassement, ce sentiment de soi source de conflit. Car dans une Nation, doivent prévaloir des valeurs communes, qui rassemblent les différentes altérités, au détriment d’un ancrage clanique et sectaire.


 
UNE COUR PENALE INTERNATIONALE CYNIQUE ET MANIPULEE


 
Madame la procureure Fatou Bensouda et la plupart des magistrats de cette honteuse Cour Pénale, ont montré encore une fois la face incongrue de cette instance, dans la droite ligne de Louis Ocampo Moreno, s’étalant dans des fausses accusations. Pour nourrir les succès d’une parodie de justice où la victime devient le bourreau, et les bourreaux des agents absouts de tous les crimes, un dictateur Alassane Dramane Ouattara, avec ses séides Chérif Ousmane, Soro Guillaume, Koné Zakaria, Ahmed Bakayoko, personnages funestes que l’on devrait logiquement couvrir d’anathèmes. Probablement maladroits dans la conduite du dossier, parfois ennuyeux, ils ont difficilement caché leur ralliement à la conspiration qui frappe le Président Laurent Gbagbo, complot dont pâtit le peuple de Côte d’ivoire Les propos des juges , à la suite de Bensouda qui a vite fait de jeter l’éponge, dans un dossier qu’ils maitrisent peu, propos dont l’enfilade raisonne comme un tombeau vide, procureurs qui ont mal mesuré la pugnacité des maitres dans l’art du contradictoire que sont Altit, Baroan et autres….Le cours des évènements comme l’ont rappelé nos illustres avocats de la défense, leur impose de revenir sur cette période trouble qu’ils veulent sciemment occulter de la mémoire collective , période marquée par le coup d’état manqué du 19 Septembre 2002, avec son lot de tueries, de viols , et d’atrocités , comme l’a récemment souligné Amnesty International. Bensouda et les différents juges ne doivent pas sacrifier leur dignité ainsi que toute la déontologie du Magistrat, à cette soif d’un rôle éminemment politique, en mettant en exergue la bassesse pressante de leur mission. Dans cette parodie de justice, où règne l’arbitraire en lieu et place du droit, que leur appétit de grandeur les ait aveuglés au point de pactiser avec le diable, cela ne souffre aujourd’hui pas de discussion, dans cette passion masochiste à laquelle ils s’adonnent. Nous avons perçu avec beaucoup d’acuité la dynamique qui anime cette Cour Pénale, elle condamnera le Président Laurent Gbagbo, dans une parodie de justice qui nous rappelle la fameuse affaire Dreyfus. Comme dans les fables de La Fontaine, l’agneau est condamné du fait d’avoir troublé le breuvage du loup, aujourd’hui la scandaleuse Françafrique, éhontée machine terroriste, qui ensanglante les peuples, et soutient les dictatures.

 
LA NECESSITE D’UNE JUSTICE POUR TOUS EN COTE D’IVOIRE


 
Comment asseoir la République de Côte d’ivoire à l’échelle d’une véritable communauté politique de plusieurs millions de personnes si la justice ne devient pas un impératif dont l’on ne saurait faire l’économie. La possibilité d’une constitution républicaine impose que cette période trouble de notre histoire avec son lot d’assassinats, cette histoire dont l’empreinte et les blessures sont toujours très perceptibles dans la société ivoirienne soit considérée. Si le règne de la force semble être l’arme dont usent les actuels tenants du pouvoir, la conduite future des affaires publiques impose de mettre fin au règne de l’arbitraire, accompagné de la liberté de penser et d’une justice pour tous. Les actuels tenants du pouvoir, ne doivent sacrifier ces valeurs et principes universels, ni les apostasier. Aujourd’hui, pris dans l’étau de déclarations de bonnes intensions et attitudes contradictoires, le pouvoir Ouattara, qui prône la réconciliation, mais pourchasse et arrête arbitrairement des membres de l’opposition, torture d’honnêtes citoyens au-delà de ce que l’imagination pourrait croire et penser. Ceux-ci doivent adapter leurs positions aux impératifs de l’heure : la justice qui prépare à une éminente participation de tous à la conduite des affaires publiques. Ce pouvoir Ouattara, inadéquat aux exigences de la démocratie, ce despotisme sanglant, dont les tueries sont volontairement ignorées dans cette parodie de justice, simulacre de procès de la CPI. Devant ce qui se trame sous nos yeux, le NPR réitère son attachement à l’idée d’une justice pour tous, et que le fait générateur qu’est le Coup d’état manqué du 19 Septembre 2002, dont les auteurs et acteurs principaux tiennent les rênes de la Côte d’ivoire, ne soit occulté de notre courte histoire politique. Ces ennemis du Peuple de Côte d’ivoire, agents véreux de l’impérialisme, traitres à la cause sacrée de la grandeur nationale, ne méritent mieux que de répondre de tous leurs actes. Aujourd’hui, les FRCI, cette vulgate Stalino-hitlérienne, insidieusement régnante, faisant preuve d’un anachronisme antidémocratique, doivent être jugés. Nous espérons tous qu’à l’issue de ce pseudo-procès, si procès il y avait, les flammes de la CPI, Cour dont la réputation se ternit chaque jour davantage, annonceront l’aurore de la liberté des peuples longtemps opprimés par la libération du Président Laurent gbagbo.


Dr Jonas Zadi
Porte-parole du NPR
Paris le 06 Mars 2013




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