Attaque à yopougon: La vérité qu’on cache aux Ivoiriens

Dimanche 8 Décembre 2013 - 09:54


Image d'archives: Des FRCI
Image d'archives: Des FRCI
Les évènements du mercredi 4 décembre 2013, à Yopougon ne sont pas anodins. Depuis quelques mois, une tension couve entre des soldats favorables à Ouattara et certains éléments des Frci considérés comme des proches au président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro. De source digne de foi, il se raconte que des soldats soupçonnés d’être très proches du président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, ont été éloignés du palais présidentiel. Selon cette source, la sécurité présidentielle les soupçonne d’être de connivence avec une force occulte pour déstabiliser le chef de l’Etat Alassane Ouattara. Cette même source nous apprend que l’affectation du Gal Gueu Michel à une autre tâche obéit à cette méfiance dont tout le temps celui-ci a été l’objet. Aussi  suspecte-t-il de dangereux, les rapports jugés trop affectueux que le Gal Gueu entretiendraient avec Guillaume Soro. Les attaques  répétées des positions des Frci à l’intérieur du pays et les récents évènements du mercredi 4 décembre 2013,  qui se sont déroulés à Yopougon, viennent confirmer la guerre des clans entre les pro-Ouattara et pro-Soro. Dans le milieu des Frci, le malaise est bien réel et des éléments ne tardent plus à mettre à nu cette guéguerre qui empoisonne leur corporation. Un soldat qui a requis l’anonymat raconte qu’il ne fait pas bon de vivre dans les camps militaires aujourd’hui. « Nous sommes mépris és et ignorés par les soldats qui bénéficient de  la confiance d u commandant Ousmane Chérif. Notre sécurité n’est plus garantie dans les camps militaires. La tension est tellement tendue que la moindre étincelle peut enflammer un camp » , soutient-il. Une partie des soldats se trouve tout le temps l’objet de suspicion des éléments appartenant au commandant Cherif Ousmane qui les regarde en chien de faïence. Les évènements du mercredi 4 décembre 2013, est le côté visible de l’iceberg. Une grande majorité des soldats éprouve aujourd’hui une certaine gêne à l’égard de leurs frères d’armes, les rebelles sans aucune formation, sont injectés dans l’armée et ils  ternissent l’image de marque des soldats. Cette méfiance s’est amplifiée lorsque le Gal Gueu Michel qui représente une garantie pour certains soldats a été démis de ses fonctions sous la simple forme de rumeurs. Le fossé est aujourd’hui très énorme entre les pro-Ouattara et les pro-Soro qui se regardent en chien de faïence. Faut-il le noter, cette situation est entretenue par le chef de l’Etat en personne qui pour des questions de sécurité, ne fait plus confiance aux soldats de rang confirmés et autres généraux qui au plus fort de la rébellion, l’on soutenu contre vents et marées. La  décision prise tout récemment par le Chef de l’Etat  Alassane Ouattara de se séparer de certains «blancs», membres de sa sécurité rapprochée et remplacés par des Israéliens pour dit-on : «insuffisance de rendements » , en dit long sur l’état d’esprit d’Alassane Ouattara de  faire du nettoyage parmi les troupes de sa garde rapprochée. La guerre entre le mentor et son « petit » couve.  

Jean-Baptiste Essis

Le Temps N ° 3067 du vendredi 6 décembre 2 01 3




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