Arrestation et détention au sein de la grande muette

Mardi 31 Juillet 2012 - 07:01


Arrestation et détention au sein de la grande muette
Le régime Ouattara poursuit son „aseptisation“ de l´armée. Après le ralliement des généraux Philippe Mangou, Edouard Tiapé Kassaraté, Détho Letho, Touvoly Bi Zogbo… à Alassane Ouattara au plus fort de la crise post-électorale, de nombreux ex-éléments des Forces de defense et de sécurité (Fds) continuent de faire l’objet d’arrestation et de détention arbitraires. Le Commandant Jean-Luc Kouamé Bi, ancien de la Garde républicaine et collaborateur direct du colonel Amichia Kassi au G1de Treichville, est détenu au secret depuis un mois au sein de cette même unité. Il n’a pas droit à la visite. Le capitaine Benoît Mahé, un autre ancien de la GR dont nous nous sommes fait l’écho dans notre parution d’hier, a été enlevé en présence de sa famille et demeure introuvable.
De nombreux éléments proches de ces officiers de l’armée sont également traqués. La plupart ont été enlevés dans la même période et conduits à des destinations inconnues. Ceux d’entre eux qui ont pu joindre des proches leur ont confié qu’ils subissent au quotidian la torture. Du côté de la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (Mama), ce sont une centaine d’éléments ex-Fds, selon une source introduite, qui y croupissent. Ils y sont, pour la plus grande majorité, pour les mêmes délits qui tournent autour de «la déstabilisation de l’Etat, crime, génocide…»
Après qu’ils ont rassuré les éléments des ex-Forces de défense et de sécurité (Fds) de rentrer au pays, les sécurocrates du régime d’Alassane Ouattara ne cesse de les traquer soit pour régler de vieux comptes soit pour leur participation à la guerre post-électorale aux côtés de leurs généraux qui les ont pourtant galvanisés pour se dresser contre l’adversaire. Ces généraux, Mangou, Kassaraté…, qui bénéficient aujourd’hui de privilèges de l’actuel régime alors que leurs hommes, ces vaillants officiers et soldats qui répondaient d’eux, continuent de faire l’objet de traque. Sans que cela ne les émeuve, hélas !
Le général de Brigade Dogbo Blé Bruno, le contre-amiral Vagba Faussignaux, le médecin Colonel Daléba René, le commissaire principal de Police Monnet Denis, le chef de bataillon Dua Kouassi, le commissaire de Police Guédé Zakali, le capitaine Major de Police Kobli Remi, le sous-lieutenant Zakro Hervé, l’adjudant Gossé Mathieu, l’adjudant Zokou Bi Traboué, l’adjudant Kouamé Kouakou, le MDL chef Gnaloko Jonas, le sergent chef Faitai Kouakou Jean Henry, le MDL Sopi Grah, le MDL Kéné K. Laurent, le MDL Tchika Fabrice, le sergent Gnamké Ekolan… Tous ces hommes ont été mis aux arrêts dès les premières heures de la crise. Ils ont été déportés (hormis le contre-amiral Vagba Faussignaux) au nord du pays, notamment à la Compagnie territoriale de Korhogo où ils subissent un traitement dégradant et inhumain.

Gilles Naismon

Source: Le nouveau courrier
 




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