Arrestation du Dr Assoi Adou: Des contradictions qui revèlent le complot contre l'opposition.

Vendredi 9 Janvier 2015 - 11:10


Hamed Bakayoko, ministre de l'intérieur
Hamed Bakayoko, ministre de l'intérieur
Assoi Adou est-il victime d'un complot? Plus de 24 heures après son arrestation, cette question mérite d'être posée, après la publication de deux articles contradictoires le concernant.  
Dans sa publication du 7 janvier 2015 sur son site internet, le quotidien gouvernemental Fraternité matin, dans un article signé par Ouattara Ouakaltio, Correspondant communal, rapportait les propos d'une vidéo de Zahourou Théophile, alias  Commando Binguiste. Ce dernier,  arrêté pour "tentative de déstatbilisation", aurait cité des responsables du FPI en exil qu'il avait contactés au Ghana pour les impliquer dans son projet de déstabilisation du régime Ouattara. Sur cette question voici ce que dit le Correspondant signataire de l'article: "Poursuivant ses révélations, il (Zahourou Théophile, ndr) a indiqué avoir contacté des hommes politiques tels qu'Assoa Adou, Don Mello, Sécré Richard et Damana Pickass afin de leur proposer ses services. « Ces derniers ont refusé, car ils m’ont dit que pour ce genre d’actions, il faut des officiers à la tête », a-t-il soutenu. " A travers ces propos relatés, il est clair que le Dr Assoi Adou et tous les autres cités dans cette affaire ont refusé l'offre du nommé Zahourou Théophile, Alias Commando Binguiste.
Contre toute attente, cette version des propos de Zahourou Théophile est contredite par le quotidien le Sursaut dans sa parution de ce jour. Voici ce que dit  l'article signé par SD: « C’est moi (Zahourou Théophile, ndr)  qui ai financé les attaques de Dabou et de Yopougon. Pendant la crise postélectorale, je finançais les groupes d’autodéfense. Je le faisais par vengeance personnelle. J’ai rencontré Assoa Adou, Ahoua Don Mélo et Sécré Richard. Je leur ai fait part de mon projet. Ils ont marqué leur accord, mais pour eux, il fallait que ce soient des officiers supérieurs en exil qui conduisent l’opération. Nous ne sommes pas tombés d’accord sur certains détails. J’ai par la suite rencontré Damana Pickass qui a également souhaité que l’opération soit confiée à des officiers en exil ».
Entre le quotidien gouvernemental, évoquant le refus de l'offre par Assoi Adou, et le quotidien Le Susaut affirmant le contraire, il y a lieu de savoir de quel côté se trouve la vérité. Pourquoi cette vidéo intégrale des aveux du principal prévenu n'est-elle pas mise à la disposition du public, afin que les uns et les autres soient plus ou moins situés sur cette affaire. Il faut rappeler que le ministre de l'intérieur, Hamed Bakayoko, nous a habitués à la publication de telles vidéos d'aveux de "déstabilisateurs".  Et même si cette vidéo accablant Assoi Adou et les autres existe réellement, il y a tout de même de bonnes raisons de ne pas céder à la crédulité naïve. Tous savons comment un régime peut fomenter de faux complots pour "justifier" l'arrestation et l'emprisonnement de ses opposants.

Claude Ossadi

N.B: Lien de l'article sur le site de fraternité matin:
 http://fratmat.info/une/item/21701-attaques-de-yopougon-et-de-tabou-le-pr%C3%A9sum%C3%A9-cerveau-mis-aux-arr%C3%AAts

              LIRE LES DEUX ARTICLES CONTRADICTOIRES CI-DESSOUS

Attaques de Yopougon et de Tabou : Le présumé cerveau mis aux arrêts

Le présumé cerveau des attaques de Tabou a été mis aux arrêts. L’information a été donnée par le ministère d’Etat, ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, ce mercredi 7 janvier 2014, à Abidjan-Plateau.

Il s’agit du nommé Zohouri Théophile alias « Commando Benguy’s » qui a été arrêté dans la nuit du dimanche au lundi 5 janvier 2014, à Tabou.

Dans une vidéo réalisée après son arrestation et présentée à la presse, Zohouri affirme qu’il a investi dans les différentes attaques de Tabou et de Yopougon. A l’en croire, constatant que la mission qu’il a confiée  ne se déroulait pas comme il se doit, il a décidé de se rendre lui-même sur le terrain.C’est ainsi qu’il a quitté la ville de Strasbourg en France, où il réside pour se rendre compte de ce qui se passe sur le terrain.

Celui qui est présenté comme le cerveau des attaques de Tabou et de Yopougon a été interpellé avec cinq personnes (Ahoua Patrice Aristide, Tchepé Romain, Ta Bi Ta Blaise, Doh Armel, Blé Aka Jacques). Quatre éléments qui lui sont proches ont échappé aux éléments  des forces de l’ordre alertées par les jeunes de cette localité.

« J’attaquais juste pour créer la chienlit. Je voulais me venger à cause de ce qui s’est passé lors de la crise post-électorale », a-t-il confessé dans cette vidéo. Poursuivant, il a indiqué avoir quitté la France afin de venir suivre lui-même les opérations sur le terrain. « Je suis venu parce que j’ai appris que des personnes devaient attaquer après les fêtes. Une fois au Ghana, ces derniers n’ont pas voulu m’associer à leur mouvement », a-t-il dit.
Selon lui, sa présence en Côte d’Ivoire s’explique également par le fait que ceux qu’il envoyait, ne remplissaient pas leur mission. « Ils prenaient l’argent mais ne menaient pas les attaques. J’ai donc décidé de les payer seulement après les attaques », a affirmé M. Zohouri.
Poursuivant ses révélations, il a indiqué avoir contacté des hommes politiques tels qu'Assoa Adou, Don Mello, Sécré Richard et Damana Pickass afin de leur proposer ses services. « Ces derniers ont refusé, car ils m’ont dit que pour ce genre d’actions, il faut des officiers à la tête », a-t-il soutenu.

Ouattara Ouakaltio
Correspondant communal

Source:   http://fratmat.info/une/item/21701-attaques-de-yopougon-et-de-tabou-le-pr%C3%A9sum%C3%A9-cerveau-mis-aux-arr%C3%AAts
 

Après l’arrestation d’Assoa Adou / Damana Pickass, Sécré Richard et Don Mélo menacés ?


Des points d’ombre dans l’aveu du « commandant Benguiste »
Le directeur de campagne de Laurent Gbagbo pour la présidence du Fpi a été arrêté mercredi soir à son domicile. Selon les premières informations, Assoa Adou serait impliqué dans des actes d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Des confrères au fait du dossier ont donné plus de détails sur l’affaire en citant les aveux d’un prévenu pris fin décembre, à la frontière ivoiro-libérienne dans le village de Boubélé à Tabou. Ce dernier se surnomme Commandant Benguiste.

Impliqué dans une tentative d’attaque, Commandant Benguiste serait passé aux aveux à Abidjan où il a été transféré avec ses compagnons d’infortune. « C’est moi qui ai financé les attaques de Dabou et de Yopougon. Pendant la crise postélectorale, je finançais les groupes d’autodéfense. Je le faisais par vengeance personnelle. J’ai rencontré Assoa Adou, Ahoua Don Mélo et Sécré Richard. Je leur ai fait part de mon projet. Ils ont marqué leur accord, mais pour eux, il fallait que ce soient des officiers supérieurs en exil qui conduisent l’opération. Nous ne sommes pas tombés d’accord sur certains détails. J’ai par la suite rencontré Damana Pickass qui a également souhaité que l’opération soit confiée à des officiers en exil ». Tels sont les aveux du prévenu si l’on en croit le confrère. Si ces aveux sont avérés, il n’est pas mauvais en soi que Assoa Adou soit entendu à son tour sur la base des déclarations de son accusateur. De même, les exilés Ahoua Don Mélo, Sécré Richard et Damana Pickass devraient connaître le même sort que leur camarade de parti. La Côte d’Ivoire devrait activer la coopération judiciaire pour obtenir l’extradition des personnes citées. Cela devrait être la meilleure voie pour l’éclatement de la vérité si tant est que les autorités ivoiriennes veulent agir en toute transparence. Cependant, l’analyse de la version des faits attribuée à Commandant Benguiste laisse entrevoir quelques zones d’ombre. Comment, pour assouvir une vengeance personnelle, serait-il amené à rencontrer des personnalités qui ne sont pas concernées par sa « vengeance personnelle » ? De surcroit, il affirme que ces personnalités n’ont pas donné leur accord sur certains détails. Quels sont ces détails ? Seule l’enquête permettra d’éclairer l’opinion. De même qu’elle permettra de savoir quel itinéraire ces assaillants ont emprunté pour se rendre du Ghana à Tabou sans avoir été repérés avec leur arsenal. Qu’est venu faire exactement Assoa Adou en Côte d’Ivoire quand il sait qu’il a comploté avec des individus contre la sécurité de l’Etat ? Il devra s’expliquer sur ses réseaux et ses connexions pendant l’information judiciaire à son encontre. « Pour l’instant, commente un analyste des questions politiques, tout ressemble à un plan pour décapiter la tendance du Fpi qui défend la candidature de Laurent Gbagbo. » Cette tendance opposée à Affi N’guessan était conduite par Assoa Adou.

SD

Publié le vendredi 9 janvier 2015  |  Le Sursaut
 




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