Après le massacre de Duékoué: Révélation sur le nouveau plan diabolique du pouvoir-Les hommes et les cibles

Lundi 30 Juillet 2012 - 04:00


Après le massacre de Duékoué: Révélation sur le nouveau plan diabolique du pouvoir-Les hommes et les cibles
A l’approche du procès du Président Gbagbo à La Haye, le pouvoir pris par une panique générale, prépare une grande répression en Côte d’Ivoire.
Les larmes et le sang continuent de couler à l’ouest, tout précisément à Duékoué où la milice tribale Dozos et les Frci, l’armée de Ouattara ont fait la semaine dernière, au moins 211 morts. un véritable génocide perpétré avec la caution des autorités administratives de la ville. Ces blessures ne sont pas encore pansées, et voila que le pouvoir prépare dans ses officines, un autre plan de répression de l’opposition ivoirienne. Ce qui augure encore des jours sombres et ensanglantés en Côte d’Ivoire. L’opposition ivoirienne, tout principalement le Fpi est un véritable problème pour Ouattara qui l’a voulait plutôt à ses pieds. Le gel des comptes des cadres proches du Président Gbagbo et l’emprisonnement de plusieurs autres leaders ont été décidés et approuvés depuis le palais de l’Elysée, en ce moment dirigé par Sarkozy. L’objectif était bien simple; affaiblir considérablement le Fpi. Mais c’était mal connaître les cadres de ce parti. Laurent Akoun, l’actuel n°2 de ce parti a d’ailleurs tranché sur cette question. «Nous préférons mourir debout qu’à genoux». Voila qui est bien clair. Le Fpi n’est pas le Pdci… A l’approche du procès de Gbagbo prévu le 13 août à La Haye, le pouvoir complètement à la peine, veut par tous les moyens, avoir des cadres du Fpi avec lui ou en prison. Et ce sont des noms qui comptent au sein de ce parti qui sont visés. Il s’agit en effet, du ministre Amani Nguessan, Laurent Akoun, Miaka Ourétto,
Assoa Adou et Don Mello. Le premier, Amani Nguessan est un cadre dont la voix porte en Côte d’Ivoire. Il est clair que ses sorties gênent toujours le pouvoir. L’homme est aussi un cadre originaire du centre. Selon les calculs du palais, c’est bien lui qui sert aujourd’hui de trait d’union entre le «V» Baoulé et le Fpi. Le pouvoir a alors entamé auprès de lui, des démarches pour l’avoir dans sa cour. Plusieurs de ses proches sont en ce moment mis dans le contexte pour convaincre l’homme qui est resté sur sa position. «Amani a été catégorique. A plusieurs reprises, il leur a dit qu’il ne pourra jamais trahir le Président Gbagbo», tranche un cadre du Fpi. Il y a aussi le cas du Dr Assoa Adou actuellement en exil au Ghana depuis le 11 avril 2011.
Le pouvoir le trouve très percutant et tranchant dans ses sorties. En fait, même à des milliers de kilomètres, il reste très gênant pour le palais qui veut forcément l’avoir avec lui. Des démarcheurs sont actuellement à pieds d’oeuvre pour le débaucher. C’est le même cas pour Ahoua Don Mello, l’un des génies de la galaxie Gbagbo actuellement en exil dans un pays africain. Le régime le sait imbattable sur les questions de finances et de développement. Il a donc jeté son dévolu sur lui, après avoir échoué dans sa tentative de débauchage du jeune Koné Katinan. A défaut d’avoir l’un d’entre eux, le pouvoir vise en ce moment, le Pr Miaka et Laurent Akoun. Mais là aussi, manque de pot pour eux, les hommes ne sont pas prêts à saborder la lutte du peuple ivoirien. Le régime a donc décidé de passer à une autre étape. A savoir celle dans laquelle, il excelle le mieux. Il s’agit en effet des coups grossièrement montés pour accabler ses opposants.
La Côte d’Ivoire a encore en mémoire, le one man show grotesque servi par Hamed Bakayoko sur la chaîne Rti-tci plus aux ordres du palais. Le pouvoir avait servi un long film d’horreur dans le quel le ministre Lida Kouassi et le colonel Gnatoa étaient des acteurs malgré eux-mêmes. Sous la torture, on leur a arraché des aveux d’un prétendu complot qui se préparerait contre le régime. A la veille du procès du Président Gbagbo, le pouvoir veut encore servi le même scénario. Et ce sont deux importants ministères de ce gouvernement qui ont été mobilisés pour cette cause qui semble perdue d’avance. Il est en tout cas question d’organiser des troubles dans plusieurs communes d’Abidjan et de l’intérieur. Ces troubles se feront dans des communes jugées comme bastion du Président Gbagbo. Cela pourrait même s’accompagner d’actes de violences sur certains cadres et simples militants du Rdr. Le tout étant d’indexer directement les responsables actuels du Fpi comme les auteurs, pour les mettre aux arrêts. Cela pourrait se passer dans des périodes de grandes tensions. L’objectif final étant de mettre Amani N’Guessan, Laurent Akoun et Miaka Ouretto aux arrêts, à défaut de les réduire au silence. Bien évidemment, plusieurs éléments des Frci et de la milice tribale les Dozos et même des loubards seront mobilisés pour faire ce travail de sape. Parmi les villes visées, il y a d’abord Abidjan avec les communes de Yopougon, Cocody, Marcory et Port-Bouët. Pour celles de l’intérieur, Aboisso, Abengourou, Dabou, San-Pedro sont dans le viseur des hommes du pouvoir. Après ces coups tordus, l’Onuci fermera les yeux sur tout. En fait, comme elle l’a toujours fait depuis sa présence en Côte d’Ivoire. «Notre priorité aujourd’hui, c’est la libération du Président Gbagbo. Dites à M Ouattara de faire ce qu’il veut, mais dans ce pays, il y aura toujours des hommes et des femmes pour lui dire non. S’il le faut, nous irons tous le voir pour lui demander de nous mettre en prison. On va se livrer à lui pour qu’il nous envoie tous à la Maca. Je crois qu’il sera heureux, car c’est ce qu’il veut», lâche en colère un cadre du Fpi.
 
Guehi Brence
gbrence02063193@yahoo.fr
Le Temps: N ° 2 6 8 2 du vendredi 2 7 Juillet 2 0 1 2




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