Après le drame de Duékoué/ Les partisans de Ouattara annoncent un nouveau massacre

Lundi 30 Juillet 2012 - 06:55


Après le drame de Duékoué/ Les partisans de Ouattara annoncent un nouveau massacre
« Mieux vaut prévenir que guérir ». C’est l’adage dont se sont servis les partisans d’Alassane Dramane Ouattara pour réduire à néant le camp de Nahibly établi dans la commune de Duékoué et abritant plus de 5000 déplacés wê. Le quotidien pro-Ouattara, Le Patriote, explique ce qui s’est passé, selon lui, le 20 juillet 2012. C’était dans son édition n° 3807 du jeudi 26 juillet, sous le titre : « Menacés d’extradition après la mort d’Atta Mills, voici ce que prépare le Camp Gbagbo ». « Au départ, les soldats Lmp qui pour la plupart sont au Ghana, avaient prévu lancer leur opération subversive dans la deuxième moitié du mois d’août. En attendant cette optique, ils avaient programmé,à travers des actions de petits groupes, multiplier les braquages sanglants à l’Ouest en vue de provoquer des conflits intercommunautaires. L’attaque au quartier Kokoman à Duékoué, jeudi dernier, qui a fait 5 morts et qui a entraîné la descente punitive de la population dans le camp des réfugiés de Nahibly, entre dans ce cadre ». En révélant que le braquage au quartier Kokoman, dans la nuit dujeudi 19 juillet, a été mené par des soldats restés fidèles à Laurent Gbagbo actuellement en exil au Ghana, le quotidien Le Patriote, proche du régime Ouattara, reconnaît implicitement que l’attaque sur le camp des déplacés wê de Nahibly, était préméditée. Et qu’elle s’est surtout faite sur des bases fallacieuses, d’un prétendu coup d’Etat qui se préparait contre le pouvoir Ouattara. A l’issue de cette révélation du journal pro-Ouattara, les Ivoiriens comprennent un peu plus pourquoi le gouvernement ivoirien n’a pas été ému face au drame qui s’est produit dans ce camp qui abritait quelque 5.557 pensionnaires autochtones wê soupçonnés par les dozos et les Frci d’être des partisans du président Laurent Gbagbo. Le pouvoir Ouattara s’arcboute sur le chiffre de 11 morts là où les Ivoiriens pleurent 211 personnes massacrées. On comprend aussi aisément pourquoi le gouvernement Ouattara n’a pas daigné porter secours aux déplacés quand ils ont été assaillis par les habitants du quartier Kokoman aidés de dozos et de Frci dès les premières.
heures de la journée du 20 juillet dernier et que leur supplice a continué jusque tard dans l’après-midi. C’est justement parce qu’Alassane Dramane Ouattara et ses hommes assimilent les déplacés du camp des déplacés wê de Nahibly à des miliciens pro- Gbagbo. « Ce camp est habité par des bandits », avait déjà le Préfet de Duékoué. Pour ces déplacés considérés, à tort, par le pouvoir Ouattara comme des malfrats, leur extinction a été prédite par Amadou Soumahoro, secrétaire général du Rdr, le parti d’Alassane Ouattara. « Il faut aseptiser l’Ouest », avait dit Amadou Soumahoro. Ce qui s’est passé le 20 juillet dernier à Duékoué a donc été
planifié. Et c’est pourquoi le journal Le Patriote en parle si aisément. N’est-ce pas ce journal qui avait publié, en début 2002, les tracés de la partie du territoire national que devait occuper plus tard la rébellion armée à partir de septembre 2002 ? Le massacre des déplacés de Nahibly a donc été, pour les partisans d’Alassane Dramane Ouattara, une preuve qui confirme qu’ils peuvent continuer leur sale besogne en toute impunité.
Le Patriote prévient : « Nos sources précisent que les jours qui viennent, dans certaines villes de l’Ouest et du Sud-Est, des jeunes seront actionnés pour tenter des soulèvements populaires. Ce seront les signes avant coureurs de l’opération armée en gestation contre la Côte d’Ivoire. Les jeunes de ces régions se soulèveront contre les Frci à qui ils exigeront le départ. Et en arrière plan, les forces encore fidèles à l’ancien chef de l’Etat tenteront un coup de poker pour déstabiliser le régime Ouattara ». Devrait-on comprendre qu’Alassane Ouattara annonce encore des ours sombres au Ivoiriens, originaires de l’Ouest et cette fois avec eux, les habitants du Sud-Est de la Côte d’Ivoire ? Il n’y a aucun doute. Comme à l’accoutumée, un campagne de presse précède ses ignominies. Champions dans la manipulation et l’intox, Ouattara et ses partisans attribuent toujours leurs crimes à ceux qu’ils veulent anéantir politiquement. Dans le cas d’espèce, la stratégie n’aura pas changé. Avant même les attaques qui vont pleuvoir sur l’Ouest, le Sud et l’Est du pays, les médias de Ouattara préparent déjà l’opinion publique à l’idée que les crimes qui vont bientôt être commis par leurs forces armées pro-Ouattara, Frci et dozos, seront attribués aux pro-Gbagbo. Les Ivoiriens sont avertis. La communauté internationale aussi.


Robert Krassault
ciurbaine@yahoo.fr
 
Source: Notre Voie N°4193 des samedi 28 & dimanche 29 juillet 2012




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