Après le cinglant désaveu infligé à Ouattara par la justice ghanéenne: Grave menace sur la vie de Katinan

La justice ghanéenne a dit sereinement le Droit en son audience du vendredi du 30 août dernier, en rejetant la demande d’extradition de l’ex-ministre Justin Katinan Koné, pour manque de preuves et accusations fondées sur des bases politiques. Un cinglant désaveu que digère encore mal le régime d’Abidjan, prêt à tout pour avoir la peau de Katinan.

Samedi 7 Septembre 2013 - 05:47


Koné Katinan
Koné Katinan
La vie du ministre Justin Katinan Koné est menacé et c’est peu de le dire. Selon les informations en notre possession et émanant d’une fuite au sein des grandes oreilles de la République, la nouvelle de la décision de justice, en provenance d’Accra, concernant la demande d’extradition de Katinan Koné a été accueillie à Abidjan comme un coup de massue sur la tête du régime. Et plus grave, cette décision est aperçue comme un cinglant désaveu du régime Ouattara. Au point où, de ce qui ressort d’une rencontre secrète de «sécurocrates» du pouvoir (dont le lieu ne nous a pas été révélé), tenue le week-end dernier sur le sujet Katinan, il a été décidé de mettre tout en œuvre pour cueillir le «gibier». Selon les informations en notre possession, aussi bien les services de la Dst que les services de renseignements et de l’Agence nationale de stratégie et d’intelligence (Ansi), l’équivalent de la DGSE en France ou de la CIA aux USA, ont été mis en branle. Selon les ordres libellés, tout  devrait être mis en œuvre pour obtenir gain de cause. Aussi, a-t-il été décidé de réactiver les cellules dormantes d’Accra qui ne sont autres que des civils et/ou des «hommes de métier» aguerris dans le renseignement et la filature pour réussir la mission. A en croire notre source, depuis presque deux ans, des agents de la DST et des services de renseignements ont été «affectés» principalement à Accra et à la frontière ivoiro-ghanéenne pour suivre les mouvements de principaux exilés politiques. Après sa convaincante victoire judiciaire, suite à 12 mois de procédure, Justin Katinan Koné est plus que jamais dans le viseur du régime. Sa «tête» serait fortement mise à prix.

Des «chasseurs de primes» sollicités.

 On se souvient qu’en 2012, le régime avait recours au service d’un dénommé Tsikata (Chicata), d’origine nigériane vivant depuis de très longues années au Ghana, véritable espion et chasseur de primes. Ce dernier avait réussi à monter une grotesque arnaque portant sur une sombre affaire de tentative de coup d’Etat, avec à la clé l’arrestation du Colonel Katé Gnatoa.  «Le Ghanéen répondant au nom de Tsikata a réussi à convaincre ses employeurs au sein des services de sécurité ivoiriens qu’il était un officier de l’armée ghanéenne à la retraite avec une très grande influence au Ghana... Il travaillait avec les services ivoiriens dans l’objectif de provoquer l’extradition des exilés ivoiriens », pouvait-on lire dans le journal ghanéen The Insight n° 1417 du vendredi 31 août au dimanche 2 septembre 2012, après justement que les services de renseignement ghanéen aient mis la main sur l’indélicat espion de régime Ouattara. Les méthodes que tente d’utiliser le régime Ouattara n’ont guère varié. Puisqu’au-delà de ses agents infiltrés, le régime aura recours à des «chasseurs de primes» et autres espions de la trempe de Tsikata dans le cadre de cette mission. Qui vise essentiellement l’enlèvement du ministre Katinan Koné, désormais libre de tous ses mouvements. Il faut rappeler que ce sont les activités de ces espions internes comme externes qui ont abouti aux extraditions en juin 2012 du ministre Moïse Lida Kouassi d’une part,  en janvier puis février 2013 de Charles Blé Goudé, Jean-Yves Dibopieu et du Colonel Jean- Noël Abehi et en juillet dernier du Capitaine Bley Kouassi Urbain. Avant eux, en octobre 2011, le Commandant Séka Séka. C’est un secret de polichinelle que de dire que des infiltrés au sein de la communauté des exilés politiques, pourraient très actifs dans ce projet funeste visant l’intégrité physique du porte-parole de Gbagbo. Ce n’est pas seulement la vie de l’ex-ministre du Budget qui serait en danger. Plusieurs autres exilés politiques dont Damana Pickass sont aussi dans le viseur du régime Ouattara.

Par Frank Toti
Source :Le Nouveau Courrier N° 871 Du Vendredi 06 Septembre 2013




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