Après la découverte de son complot contre Gbagbo: La balle est dans le camp de la France

Lundi 25 Mars 2013 - 10:34


Après la découverte de son complot contre Gbagbo: La balle est dans le camp de la France
La justice ivoirienne, du fait de son accointance flagrante avec la rébellion d’alors, s’est décrédibilisée pour la manifestation de la vérité et impose la CPI comme le seul recours. Malheureusement, cette juridiction internationale, à l’épreuve des faits, montre un parti-pris flagrant et une injustice notoirement criarde, faisant d’elle non une cour de justice mais plutôt un instrument de domination des dirigeants occidentaux sur les pays appauvris. Devant ce déni de justice des hommes, la justice de Dieu demeure l’unique recours des pays pauvres.
Au lendemain des indépendances nominales qui se résument pour beaucoup de pays africains en l’acquisition d’un drapeau tricolore, d’un hymne national et des équipes nationales sportives, la France réglait les problèmes majeurs de démocratie dans ses néo-colonies par l’assassinat des fils d’Afrique les plus dignes pour les réduire définitivement au silence sans autre forme de procès. Ce furent les cas d’Ernest Ouadié et d’Um Nyombé au Cameroun, de Thomas Sankara au Burkina-Faso et de Kragbé Gnangbé en Côte d’Ivoire, pour ne citer que ceux-là.
Par la volonté souveraine de l’Eternel, et pour le bien des pays en lutte pour leur émancipation, Laurent Gbagbo a pu sortir vivant, ce 11 avril 2011, après plusieurs jours de bombardement de la Résidence du chef de l’Etat. Il avait eu tout le temps pour grimper les murs et se réfugier dans une ambassade comme l’autre, mais ce n’est ni dans les habitudes, ni digne d’un véritable « Woody ». C’est pourquoi, toute sa famille et lui ont préféré vivre dignement le calvaire des bombes et missiles français et onusiens. Son courage extraordinaire force le respect de tous ceux qui le traitent comme un ennemi et de tous ceux qui savent faire preuve d’un minimum de jugeote. C’est une grâce de Dieu qu’il n’ait pas subi le sort du Chilien Allende ou du Libyen Kadhafi, comme le désirait ardemment le bourreau des Ivoiriens, Sarkozy.
Après cet épisode, la balle est dans le camp de la France, car c’est elle qui fait et défait les intrigues qu’elle continue de manigancer pour la gestion des pays de son pré-carré.
Au début de la guerre post-électorale, la France a hurlé sur tous les toits: «Gbagbo est un dictateur, il a perdu les élections et ne veut pas céder le pouvoir», feignant d’ignorer que Gbagbo était le véritable vainqueur des élections et que les enjeux de ces élections ivoiriennes n’avaient rien de commun avec ceux des élections gagnées par Compaoré comme à l’époque des partis uniques.
Maintenant que Gbagbo est injustement détenu par la CPI à La Haye, il faut à ces dirigeants du club des sadiques et voraces impérialistes occidentaux (CSVIO), conduit en son temps par l’inénarrable Sarkozy, convaincre le monde en fournissant les preuves inexistantes mais conçues de toutes pièces et de très mauvaise foi par la bande de ces menteurs invétérés.
Il faut convaincre l’opinion des fautes de Gbagbo dans:
-l’organisation du vote ;
-le dépouillement ;
-la délibération de la CEI ;
-la procédure d’annonce des résultats par la Commission électorale indépendante (CEI).
Contre toute attente, les chefs d’accusation ne font aucune mention du point qui a généré la crise post-électorale, à moins que ce ne soit qu’un simple alibi pour faire le coup d’Etat, un sale boulot, spécialité de la France en Afrique.
Avec le recul, aux yeux de la France et de la CPI aux ordres, il n’est plus important de savoir qui a gagné les élections. Ils ont mis leur candidat au pouvoir; ils n’ont donc plus à s’encombrer avec des recherches dont les résultats seront à coup sûr, sources d’ennuis pour eux et leur poulain. Dès lors, on glisse sur le terrain de l’inobservation des Droits de l’Homme et des Droits Humanitaires.
C’est le cas de ce commentateur de Radio France internationale ou impérialiste (RFI) qui a dit : ‘’Gbagbo oublie que son armée a fait régner la terreur dans la population’’. Cet habitué à l’intox, pour défendre les intérêts français, fait passer les rebelles pour des saints et les victimes pour des bourreaux. Il est invraisemblable que les rebelles tirent sur des soldats de l’armée ivoirienne et que ceux-ci, pour se défendre, se mettent à tirer sur les enfants, les femmes et les civils kenyans au Kenya comme le montrent les images présentées par la Procureure Bensouda pour soutenir ses accusations.
Les Ivoiriens recherchent une justice équitable pour extraire tous les pus dans le talon de la Côte d’Ivoire afin que ce pays continue sa marche vers des objectifs plus nobles tels que la paix, la démocratie, le développement. C’est un impératif qui s’impose à tous, y compris les Français.
Pour un ciel et un horizon plus limpides dans les relations France-Côte d’Ivoire, il est bon que les ex-Présidents Chirac et Sarkozy comparaissent à la CPI pour les nombreux meurtres commis par les soldats français pourtant en mission de paix en Côte d’Ivoire.
En effet, en novembre 2004, des soldats français, qui n’étaient pas en situation de légitime défense (fait aggravant), ont tiré à balles réelles à partir de chars blindés, sur des jeunes qui organisaient un sit-in devant l’Hôtel Ivoire et d’hélicoptères de combat sur des hommes et des femmes se trouvant sur les ponts de Gaulle et Houphouët-Boigny, faisant au moins soixante morts et plusieurs milliers de blessés graves et d’handicapés à vie.
L’Assemblée nationale française, constatant que les auteurs étaient coupables à suffisance, a conféré à ces criminels notoires l’immunité pour les couvrir et les disculper, en votant une loi rétroactive pour les besoins de la cause. Oh honte! De plus, Sarkozy dans sa lâche guerre contre la Côte d’Ivoire dont les honnêtes citoyens ont participé à la libération de la France du nazisme hitlérien, a massacré à l’aide de bombes et de missiles, des milliers d’innocents ivoiriens aux mains nues.
Pourtant, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme reconnait à ces jeunes ivoiriens la liberté de manifestation et stipule que tous les hommes naissent libres et égaux en droit. Il est contraire à la décence morale, que des criminels français et onusiens soient en liberté alors que vivotent en exil forcé des personnalités ivoiriennes et que croupissent dans des prisons infestes, assimilables à des mouroirs, uniquement des pro-Gbagbo. Il est inadmissible qu’une victime de la barbarie française soit derrière les barreaux pendant que les véritables criminels sont en liberté tout simplement parce qu’ils sont Français (Chirac, Sarkozy et leurs officiers militaires) ou Ivoiriens protégés par la France.
L’acharnement des médias et politiques français contre Gbagbo et les siens montre bien que la lutte pour une indépendance économique de l’Afrique sera âpre et commande la mobilisation sans faille et continue des patriotes africains car aussi longtemps que durera la nuit, le jour finira par se lever.



Une contribution de Nanwoulet G. Simone
 
Source: Notre Voix




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