Après la critique de Macron sur la natalité africaine, la Cédéao décide de passer de 8 à 3 enfants maximum par femme d’ici 2030 (parlementaires) AFP

CIVOX.NET
Dimanche 23 Juillet 2017 - 08:12


 

SEM marcel de Souza, Président de la Commission de la CEDEAO

Ouagadougou - Les parlementaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays), de la Mauritanie et du Tchad ont affirmé samedi vouloir limiter à trois le nombre d'enfants par femme afin de faire baisser de moitié, d'ici 2030, le taux de fécondité le

plus élevé au monde.
 

"Les parlementaires de la Cédéao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d'ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme (...) ait au
 

plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique", a déclaré le

président du Parlement burkinabè, Salifou Diallo, lors d'une rencontre

régionale sur la démographie samedi à Ouagadougou.
 

Avec un taux de fécondité général de 5,6 enfants par femme, le plus élevé

au monde, la population de l'espace Cédéao se situera, en 2050, autour d'un

milliard d'habitants, dont la moitié sera constituée de jeunes, selon les

Nations unies.
 

"Nous estimons que quand on a des taux de croissance économique des pays

qui est de l'ordre de 5 à 6% avec un taux de fécondité située à 6 ou 7%, nous

sommes dans une situation de démographie non maîtrisée et nous ne pouvons pas

espérer de développement avec une telle situation", a martelé M. Diallo.
 

Selon lui, "il est urgent de contenir la poussée démographique dans

l'espace Cédéao pour promouvoir un réel développement viable et durable".
 

Les parlementaires devraient, dans leurs Etats respectifs, adopter des

stratégies afin de "faciliter un déclin rapide, volontaire, de la fécondité

grâce à l'accès universel à la planification familiale, l'augmentation du

niveau d'éducation des femmes et le renforcement des efforts pour améliorer la

survie de l'enfant", a ajouté M. Diallo.
 

De son côté, le président du Parlement du Bénin, Adrien Houngbédji, a

estimé que "c'est à (nous) qu'il appartient de définir l'équilibre optimal

qu'il est indispensable de trouver entre la régulation des naissances et

l'amélioration de la qualité de vie de la population active".
 

Il s'agira de faire "baisser de moitié" le taux de fécondité et d'"arrimer

le taux de croissance démographique, trop fort, avec le taux de croissance

économique trop modéré", a déclaré le président de la commission de la Cédéao,

Marcel De Souza.
 

"La jeunesse représente les deux tiers de la population. Cette jeunesse,

lorsqu'elle ne trouve pas de solutions, devient une bombe: elle traverse le

désert ou la Méditerranée, meurt par milliers pour l'immigration clandestine",

a-t-il ajouté.

ab/pgf/lp

 




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact




 

Les Filles de Saïoua au Palais de Congrès de Montreuil (France) le samedi 16 décembre 2017