Après l’humiliation du 6 août à Akouédo, Ouattara en passe de violer l’embargo sur les armes.

Samedi 11 Août 2012 - 05:42


Après l’humiliation du 6 août à Akouédo, Ouattara en passe de violer l’embargo sur les armes.
Humilié lors de l’attaque du camp militaire d’Akouédo le 6 août passé, Alassane Ouattara n’est pas du genre à pleurnicher sur son trône en attendant de se faire éjecter par ceux qui veulent déstabiliser son régime. Il s’active ardemment pour faire face au danger à venir. Dans sa stratégie globale, il a procédé à la promotion de quelques chefs militaires. Certains ont été promus généraux de corps d’armée (4 étoiles). Il s’agit notamment des généraux
Soumaïla Bakayoko et Michel Gueu. Ouattara espère par de telles promotions obtenir leur dévouement à la tâche quand le moment sera venu de défendre son régime par tous les moyens. Une façon pour lui également de leur adresser silencieusement le message que Gbagbo adressa à certains généraux: «Si je tombe, vous tombez». Et pourtant, l’expérience Gbagbo a bien montré que les officiers supérieurs de l’armée ivoirienne ont acquis une expertise dans l’art de la traîtrise et du retournement du treillis pendant les moments chauds, sachant toujours choisir leur camp à la dernière minute, si ce n‘est à la première. Les Généraux Détoh Létho, Kassaraté et Mangou en sont les tristes illustrations.
Mais un militaire, fut-il le plus doué, n’étant rien sans les armes, Ouattara s’est lancé dans une phase de réarmement après avoir été désarmé lors de l’attaque du camp d’Akouédo. Officiellement, son ministre de l’intérieur, Hamed Bakayoko a annoncé la commande de plusieurs moyens de transport des troupes. 36 véhicules de types 4X4 ont été déjà offerts à la police. A cela devront s’ajouter 2 hélicoptères, dont on ignore s’ils seront de combat, 500 véhicules et des bateaux commandés. Mais nul n’est dupe. Défendre un pouvoir ne consiste pas en une partie de balade en voitures, en hélicoptères et en bateaux. Cette réalité devrait achever de convaincre de l’existence d’un plan déjà mis en place par le régime dramanien en vue de violer l’embargo sur les armes imposé à la Côte d’Ivoire par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Déjà avons-nous appris de certaines sources que les armes emportées lors de l’attaque du camp d’Akouédo étaient le fruit d’une violation de l’embargo par des réseaux parallèles. Ces réseaux parallèles existent bel et bien. Et Ouattara aura à y recourir pour se réarmer. Qui ne se souvient du rapport de 2009 des experts de l’ONU relatif à la violation de l’embargo sur les armes en Côte d’Ivoire. Ce rapport évoquait les violations par la rébellion et le camp Gbagbo de l’embargo imposé par la résolution 1572 de 2004.
Mais il ne suffit pas de faire le loup dans l’espoir de se faire respecter. Il faut l’être véritable, pour ne pas paraître ridicule.
Ainsi en plus des rafles tous azimuts, de la répression sauvage et la pression diplomatique exercée sur les autorités ghanéennes pour l‘extradition des réfugiés accusés de menacer son régime, Alassane Ouattara compte sur une violation de l’embargo pour sauver son régime. Mais la question est de savoir s’il a les soldats qualifiés pour cette mission.
Face à cette violation de l’embargo qui s’annonce, que fera l’ONU. Va-t-elle accroître sa surveillance de l’embargo ou laisser faire? Attendons de voir…

Christophe Nèguê.
 




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