Après huit mois de torture subie à Korhogo, Gbagbo malade à La Haye. Une autre preuve du sadisme de Ouattara.

Lundi 25 Juin 2012 - 00:33


Après huit mois de torture subie à Korhogo, Gbagbo malade à La Haye. Une autre preuve du sadisme de Ouattara.
Maître Emmanuel Altit, avocat du Président Gbagbo, avait  adressé aux juges de la Chambre Préliminaire I de la Cour pénale internationale une requête pour le report de l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges. Il a fondé sa requête sur trois raisons essentielles. L'une de ces raisons est relative à l’insuffisance de moyens mis à la disposition de la Défense pour mieux assurer sa tâche dans le respect du droit à un procès équitable du président Gbagbo. L'autre raison consiste dans  l’insuffisance de temps dont dispose la Défense pour lire ou regarder, examiner et réfuter les charges contenus dans le dossier contenant environs 9060 pages et 409 vidéos. En plus de ces deux raisons, l’avocat de la Défense a également pris pour argument l’état de santé du président Gbagbo. Maître Alti at fait remarqué que dans sa requête qu’«elle comporte des informations ayant trait à l'état de santé du Président Gbagbo, couvertes par le secret médical.» 
Gbagbo a été enfermé pendant huit mois à Korhogo sous la garde du chef militaire rebelle, le commandant Martin Kouakou Fofié, faisant l’objet de sanctions du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour violation des droits de l’homme. Pendant cette détention arbitraire, Gbagbo a fait l’objet de mauvais traitement et de torture, précise la requête de son avocat. Ce régime de détention avait pour « objectif de l'épuiser physiquement et moralement». A ce régime s'ajoutent, selon Maître Altit, «les pressions psychologiques» subies par Gbagbo. Ce régime inhumain et sadique à eu pour conséquence l’aggravation de l’Etat de santé du Président Gbagbo. «L'état de santé du Président se dégrade à tel point qu'à partir du mois d'octobre 2011, la situation devient critique.», fait remarquer Maître Altit dans sa requête. L’état de santé de Gbagbo résulte des conditions des tortures qu’il a subit et des conditions inhumaines de sa détention, précise, selon Maître Altit le rapport , en date du 31 mars 2012, du médecin-Expert mandaté par la Défense pour examiner le président Gbagbo.
Selon Maître Alttit, «Le médecin-expert mandaté par la Défense (…), considère que le Président Gbagbo, du fait des conditions inhumaines de la détention arbitraire qu'il a subie pendant huit mois à Korhogo et durant laquelle il a été victime de traitements inhumains et dégradants et même de tortures, est toujours dans un état de santé [EXPURGÉ]». Le médecin-Expert est très clair: « I have examined Mr Laurent Gbagbo and concluded that the present medical problems derive from the inhuman conditions of his detention » Traduction : «J'ai examiné M. Laurent Gbagbo et conclu que les problèmes médicaux actuels découlent des conditions inhumaines de sa détention »
Vu son état de santé, Gbagbo ne peut, selon son avocat, «participer à son procès de manière effective et efficace»
Ce rapport du médecin-Expert, étabilissant une corrélation entre l'état de santé du président Gbagbo et le traitement inhumain qu'il a subi à Korhogo, éclaire bien le monde entier sur le sadisme d'Alassane Dramane Ouattara.  Ce rapport donne également une idée du traitement inhumain subi par  les autres prisonniers de Ouattara. A défaut de l’avoir fait tuer Gbagbo le 11 avril 2011, Ouattara aurait décidé de le tuer dans la durée, lentement et sûrement, à petit feu, ce qui expliquerait ces pratiques inhumaines dont il a été victime. Un tel projet dramanien nous rappelle le film «Commando» du réalisateur  Mark Lester. Ce film paru en 1985 avait pour acteur principal le célèbre Arnold Schwarzenegger, et comme sous-titre cette prescription: «Peu importe où quand et comment quelqu’un doit payer». Le message de Ouattara, au regard du traitement inhumain infligé à Gbagbo à Korhogo, était clair et pouvait être traduit en ces termes: «peu importe où quand et comment Gbagbo doit payer son opposition à ma conquête du pouvoir.» Gbagbo était programmé pour mourir à petit feu à Korhogo, à défaut, pour en sortir gravement malade. Heureusement, car il faut apprécier les choses ainsi une fois l’émotion passée, que son transfèrement à La Haye à eu lieu à temps. Il faut également apprécier les choses ainsi, si l’on accorde fois à la tentative d’assassinat du président Gbagbo, révélée par le quotidien L’éléphant déchaîné N°054 du vendredi 11 au lundi 14 mai 2012.
En définitive, le fait que le président Gbagbo ne soit pas interné dans un hôpital, qu’il converse normalement avec ses visiteurs, qu’il ait donné une bonne impression mental et physique de sa personne lors de l'audience du 5 décembre dernier, montre bien que son état de santé n’est pas alarmant, gravissime et qu’il y a espoir qu’il recouvre une parfaite santé, en attendant que le prochain examen du médecin -Expert le confirme.


Christophe Nèguê.




Tags : Altit, cpi, gbagbo

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