Alcide Djédjé, SN FPI chargé des relations diplomatiques et de la coopération internationale: « Pour libérer Gbagbo, il faut aller à la conquête du pouvoir »

A l’invitation de la fédération Abidjan-Lagune, l’ambassadeur Alcide Djédjé, ex-ministre des Affaires étrangères et ancien ambassadeur de la Côte d’Ivoire à l’Onu, par ailleurs, secrétaire national (Sn) du Fpi chargé des rela- tions diplomatiques et de la coopération internationale, a animé une causerie-débat, samedi dernier, à Anan dans la commune de Bingerville.

Mardi 7 Octobre 2014 - 06:15


Alcide Djédjé, SN FPI chargé des relations diplomatiques et de la coopération internationale
Alcide Djédjé, SN FPI chargé des relations diplomatiques et de la coopération internationale
Cruciale pour la lutte pour la libération du président Laurent Gbagbo et la survie du front populaire ivoirien (fpi) ! C’est ainsi qu’Alcide djédjé, secrétaire national du fpi chargé des relations diplomatiques et de la coopération internationale, a présenté les joutes électorales de 2015. C’était à une causerie-débat,  samedi dernier,  avec des militants de la fédération fpi Abidjan- Lagune, à Anan dans la commune de bingerville. «Les élections sont un moyen pour accroître l’influence du fpi en vue d’avoir plus de chance pour obtenir la libération de Laurent Gbagbo », a-t-il affirmé. L’ex-ministre des Affaires étrangères sous Gbagbo et ancien ambassadeur de la Côte d’ivoire à l’onu qui connaît bien les rouages de la diplomatie internationale a souligné que l’affaire Laurent Gbagbo est un cas aux relents politiques. d’où la nécessité de manœuvrer avec dextérité en privilégiant les solutions politiques et diplomatiques. « La Cpi n’est pas un tribunal ordinaire », a-t-il dit d’entrée. Avant d’ajouter : «Récemment, lors de sa comparution, Blé Goudé l’a dit et répété. Il est à La Haye parce que ceux  qui l’y ont conduit ont un carnet d’adresses. C’est aussi simple que cela et il faut le comprendre ». Pour m. djédjé, c’est en étant dans les sphères de décision que le fpi se donnera les moyens de faire infléchir la décision en faveur de la libération du président Gbagbo. A titre illustratif, il a indiqué qu’avec un groupe parlementaire, on peut faire du lobbying auprès d’institutions influentes comme le parlement européen. de même, des maires élus pourraient agir dans le cadre de forums internationaux communaux. « Pour sortir le président Gbagbo de La Haye, il faut se réveiller et aller à la conquête du pouvoir. Dès lors, on devient un acteur qui compte », dira-t-il.  

Etre dans les sphères de décision

Par ailleurs, l’ex-ministre Alcide djédjé a fait comprendre que la participation aux prochaines élections est importante pour la survie du fpi. Sans élu pendant une décennie, il n’est pas à exclure que le parti dégringole, dira-t-il. « Des cadres qui ont des ambitions vont aller chacun de son côté », a-t-il fait remarquer. « En 1990, toutes les conditions n’étaient pas réunies pour des élections transparentes, mais Laurent Gbagbo est allé pour marquer le coup historique face à Houphouët et cela lui a permis de gagner plus tard », a-t-il rappelé. Sur les allégations de légitimation d’Alassane dramane ouattara, le diplomate s’est voulu catégorique : « On ne va pas aux élections pour accompagner quelqu’un, on va aux élections pour soi- même. Si Gbagbo n’était pas allé aux élections en 1990, il n’aurait pas su que les pays Attié et Abbey, pour ne citer que ces deux régions, étaient avec lui». non seulement le parti doit être visible à travers les élus, mais il doit être financé. « Après les élections de 1990, le Fpi a eu des cadres qui l’ont financé (…) ça fait trois ans que nous nous battons en essayant de faire des marches. Tentons autre chose ! ». Au regard des arguments développés, Alcide djédjé a demandé aux militants d’opter pour la participation du fpi aux élections lors du congrès de décembre prochain.  A la suite de l’exposé du secrétaire national, s’est instauré  un débat qui a permis aux secrétaires de section et aux militants de base de poser toutes sortes de questions. Plusieurs intervenants se sont interrogés sur l’opportunité de la participation du fpi aux élections dans la mesure où le président Gbagbo est détenu à La haye. « C’est comme si on tournait sa page », a relevé un militant. des militants favorables à la participation du fpi ont cependant relevé les questions de sécurité et de transparence pour ces élections.

« C'est à nous de faire sortir Gbagbo ! »


L’ambassadeur Alcide djédjé a appelé les uns et les autres à se surpasser. « On ne peut pas rester éternellement dans les pleurs après ce qui s’est passé. Il faut être pragmatique pour être efficace devant ce genre de situation », a-t-il déclaré avant de dire : « On sera fort si on est unis et qu’on regarde dans la même direction ». L’ancien conseiller spéciale chargé des Affaires diplomatiques du président Gbagbo a souligné qu’il n’y a pas de risque zéro en matière de politique tout comme les élections réservent parfois des surprises. « En 2000, Robert Guéi pensait avoir écarté tous ceux qui pouvaient le gêner. Chemin faisant, il a été surpris de voir que Laurent Gbagbo a été élu par les Ivoiriens. Pour dire que tout peut arriver dans une élection », a-t-il avancé. La sécurisation du scrutin fait partie des questions qui seront discutées avec la commission électorale indépendante (Cei) qui est chargée de l’organisation des élections. Pour le retour probable du fpi dans cette institution, tout devra être mis en œuvre pour qu’il y ait des conditions minimales de transparence et de sérénité de sorte à rassurer tous les ivoiriens, a affirmé Alcide djédjé. Concernant le débat qui a cours au fpi relativement à la stratégie pour la libération du président Gbagbo, le secrétaire national chargé de la politique diplomatique s’est voulu clair : « Le président Gbagbo est en prison, c’est à nous qu’il revient de tout faire pour le sortir de là. Que tous ceux qui proposent autre chose pour sa libération, nous le fassent partager afin qu’ensemble, nous menions le combat ». Alphonse Voho Sahi, ex- ministre de la Culture et ancien conseiller spécial du président Gbagbo, a apporté son soutien au secrétaire national du fpi chargé des relations diplomatiques et de la coopération internationale. Le fédéral Abidjan- Lagune, benjamin n’dri niamba, s’est réjoui de ces échanges et a demandé aux responsables de sections d’aller répercuter l’in- formation auprès de leur base
César Ebrokié
Source Notre Voie n° 4831 du lundi 6 octobre 2014




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !