Aké N’gbo parle des causes de la violence autour des élections de 2010

A l’ouverture d’un séminaire sur l’ASCAD hier à Abidjan, le professeur Aké N’gbo, dernier premier ministre du président Gbagbo s’est prononcé sur les conséquences du non-respect des règles qu’on se donne librement.

Samedi 25 Avril 2015 - 07:06


Le professeur Aké N’gbo était présent au Tiama Hôtel ce jeudi 23 avril 2015, où il a pris part au lancement des travaux du comité de suivi des actes du séminaire de l’Ascad sur la violence électorale en Côte d’Ivoire. Le dernier Premier ministre de Laurent Gbagbo a analysé les causes de la violence avant ou après les élections qui se situent selon lui à deux niveaux : des causes structurelles liées au mode de gestion du pouvoir et des causes liées à la gestion du processus électoral. Dans son intervention Aké N’gbo  a pris pour référence son éviction de la présidence de l’université de Cocody en violation des textes en 2011. « Quand vous êtes dans un mode de gestion où le vainqueur a tout et le vaincu n’a rien, dans un contexte où le détenteur du pouvoir est le détenteur de la distribution de la rente, cela crée des tensions. Le détenteur du pouvoir a le pouvoir exclusif. C’est une source de tension et de violence. A l’issue de la crise post-électorale, beaucoup d’ivoiriens ont perdu leur emploi. En 2011, ceux qui ont gagné les élections nous ont remplacé à la présidence de l’université (par une présidente non élue)». Le professeur Aké N’gbo a expliqué que tant qu’il y aura une situation dans laquelle le gagnant des élections a droit de vie ou de mort sur les vaincus, la lutte pour le pouvoir occasionnera toujours des violences, chacun cherchant à être le distributeur de la rente financière, économique et sociale. La solution se trouve selon lui, dans le respect des textes qu’on se donne librement. «Le problème du sous-développement en Afrique n’est pas que les textes n’existent pas. Mais nous n’avons pas cette propension à appliquer les textes. (…) Faisons l’effort de respecter les règles que nous nous sommes données librement. Par principe démocratique même, quand on n’est pas d’accord avec les textes mais qu’ils sont déjà là, il faut les respecter, sinon il y aura deux ordres : l’ordre de ceux qui sont d’accord et celui de ceux qui ne sont pas d’accord. Et quand il y a deux ordres il y a désordre», at-il asséné sous les applaudissements de l’auditoire.

S.A.B

Sourcce: Le Quotidien N°1433  du  vendredi  24  avril  2015




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