Afrique Media et Media Occidentaux: Qui Manipule, Bidonne, et Fait de la Propagande?

Mardi 1 Septembre 2015 - 10:35


La crise de communication est un fait. Elle est le signe même de l’existence humaine. Celle dont Afrique Media est au centre a ses particularités. Les attaques sont orientées sur l’entité, et sur des individus. Ses détracteurs lui reprochent d’exercer en dehors de tout cadre déontologique et éthique, de faire de l’intox et de la manipulation. Donc, de désinformer.
 

Si Afrique Media est un linge sale, les medias occidentaux sont des poubelles. Les prendre en flagrant délit de faute déontologique est un non-événement. C’est un fait ordinaire. Faut-il pour autant ne pas le relever? Il convient malgré la puanteur, de fouiller dans ce vide-ordure pour mettre un frein à la propagande déversée et acceptée sans réserves par beaucoup de ceux supposés avoir un esprit critique.
 

Agenda Setting des Media Occidentaux
 

La distorsion de l’image de l’Afrique dans les médias occidentaux n’est pas un phénomène exceptionnel. Les portraits dressés d’elle se suivent et se ressemblent: sécheresses, famines, maladies—Sida, Ebola, Cholera, Paludisme—, guerres interethniques, coups d’État, instabilité politique, et corruption. Les documentaires du National Geographic lui greffent une vision primitive. Une Afrique sans repère. Un continent qui croule sous le poids des malheurs.
 

Sous cet angle triste, sombre et fataliste, la Une du Magazine Time du 7 Septembre 1992, titrait “The Agony of Africa.” Cet article la peignait comme un continent qui a “le génie des extrêmes, pour le début comme pour la fin. Elle semble rappeler simultanément des souvenirs d’Eden et un avant-goût d’apocalypse. Nulle part le jour n’est plus vif ou la nuit plus noire. Nulle part les forêts ne sont plus luxuriantes. Nul autre continent n’est plus misérable. L’Afrique —du moins, l’Afrique au sud du Sahara—a commencé à ressembler à une immense illustration de la théorie des chaos, bien qu’une sorte d’espoir se dessine sur les bords. La plus grande partie du continent s’est transformée en un champ de bataille pour des fatalités rivales : sida et surpopulation, pauvreté, famine, analphabétisme, corruption, fractures sociales, ressources en épuisement, villes surpeuplées, sécheresse, guerre et réfugiés sans-abri, l’Afrique est devenue le cas social de la planète, le ‘Tiers-Monde du Tiers-Monde,’ un vaste continent en chute libre.”
 

Que pensent les jeunes-adolescents? En 1990, il avait été demandé aux étudiants majoritairement blancs, du premier cycle du School of Journalism and Mass Communication of Wisconsin-Madison University aux Etats Unis, de donner une description de l’Afrique et des Africains. Ils n’ont pas eu à beaucoup réfléchir. Ils sont formatés. L’Afrique est donc selon eux, “un cas social. Grand safari, couverte de jungle, elle s’écroule, appauvrie, ravagée par la famine, la guerre, le sida, déchirée par l’Apartheid. L’Afrique est bizarre, brutale, sauvage, primitive, attardée, tribale, sous-développée et noire.” Dans leur perception des Africains, ce sont des êtres “malades du sida, paresseux, stupides, corrompus, ayant de nombreux problèmes, sous-développés, bagarreurs, brutaux, sauvages, exotiques, sexuellement actifs, attardés, tribaux, primitifs et noirs.”
 

Ces stéréotypes abondamment partagés en occident, sont le résultat d’une mauvaise couverture journalistique du Tiers-Monde. Malheureusement, repris par certains esclaves de rédaction.
 

De ce fait, l’“opinion publique des pays industrialisés n’aura pas véritablement accès à une information complète sur le Tiers-Monde, ses exigences, ses aspirations et ses besoins, tant que les modèles de l’information et de la communication ne s’affranchiront pas du sensationnalisme et du style de présentation des nouvelles qui les caractérisent actuellement et qu’ils ne se dépouilleront pas de tout préjugé ethnocentrique,” soutient la Commission McBride dans son rapport sur le Nouvel ordre mondial de l’information et de la communication —NOMIC—, publié en 1986.
 

Cette couverture idéologique de l’Afrique conforte ainsi les pensées néocoloniales, renforce les préjugés contre le continent, et justifie l’afro-pessimisme. C’est donc cet “Agenda Setting” des journalistes occidentaux, et le “mindsetting” des suprématistes, qui influent négativement le psychique des Africains, biaisent leurs analyses, suscitent des coups d’Etat, et impactent dangereusement le processus de développement du continent, que Afrique Media, déconstruit aussi bien en Afrique qu’en occident.
 

Mots au Service des Conflits
 

Agents des Etats-majors militaires, les medias occidentaux sont chargés de promouvoir le vocabulaire de guerre avant que la première balle n’échappe d’un canon. Ce vocabulaire est invariablement le même sur tous les fronts. La raison, le matraquage médiatique est si bien orchestré que l’opinion ne se rend presque pas compte. Le journaliste devient alors le complice des crimes.
 

Les références en la matière sont nombreuses. Julien Salingue, analysant les commentaires avant-guerre de occident en Libye, écrit, “Dans les conflits les plus aigus, qu’ils soient sociaux ou militaires, les médias et les journalistes et, le cas échéant, leurs critiques, ne sont jamais de simples observateurs. Ce sont des acteurs.” Leurs armes? De petits mots innocents, mais cruels ou un vocabulaire select mais assassin, qui sortent de leur plume et de leur bouche.
 

A propos de la Libye, le 15 Mars 2011. Le Monde, tête d’affiche de la propagande Française titrait, “La riposte militaire de l’Occident contre Kadhafi.” Rfi, la voix du Quai d’Orsay à la Une mentionnait, “La riposte contre Kadhafi.” L’Express, écrivait, “Pendant que le débat diplomatique se prolonge, certains évoquent un risque réel de voir les forces de Kadhafi gagner la partie sur le terrain avant que les grandes puissances conviennent d’une riposte au conflit.” Mauvaise foi et manipulation intentionnelle. Puisque “riposte” suppose qu’on répond à une attaque. Or, l’OTAN n’avait jamais été attaquée par la Libye.
 

Les signaux d’une agression imminente lancés, les media-propagandes s’évertuent à mettre en minorité l’ennemi désigné. Ils identifient alors le camp impérialiste au camp du bien. Celui des “forces coalisées ou alliées.” Sur cet autre mot de guerre, Le Figaro, du 18 Mars titrait, “Libye: les alliés mettent au point leur dispositif militaire.” Midi-Libre du 21 mars affichait, “Libye: les alliés verrouillent le ciel.” Et L’Express, 20 mars, “La route d’Ajdabiah en partie rouverte par les alliés.” Convaincus qu’ils ne sont pas toujours suivis dans leurs mensonges, ils essaient de rallier les sceptiques autour de leur mot-totem, la “communauté internationale.” Le Point du 19 Mars, pour ses lecteurs, balance, “Kadhafi menace la communauté internationale.” Marianne du même jour, pour vendre son dossier Libye, titre, “la communauté internationale décide d’intervenir.” Le journal Catholique La Croix, 20 Mars écrit, “La communauté internationale montre sa solidarité avec le printemps arabe.”
 

Puisque rien ne justifie une guerre, ils dénaturent la terminologie de certains mots pour donner un sens moral à leurs agressions. Les “bombardements,” assimilés aux atrocités, sont remplacés par les “frappes,” plus soft. Ouest France, 22 mars, annonce, “Libye: Les frappes militaires devraient baisser d’intensité, selon les USA.” L’AFP, 21 Mars, met en gros plan, “Libye: frappes Françaises en suspens.” Le Parisien, 22 Mars, écrit, “Le pétrole recule légèrement, malgré la poursuite des frappes en Libye.”
 

Ces “frappes” bien que meurtrières et dévastatrices, sont qualifiées de ciblées ou de chirurgicales pour correspondre à leur propagande de guerre humanitaire. Reuters du 19 Mars mentionne, “Paris envisagerait des frappes ciblées en Libye.” Le Télégramme, 22 Mars, pas satisfait des premières récoltes de cadavres, incite dans un titre-question à plus de violence et de meurtre. “Les frappes aériennes ciblées contre les troupes du colonel Kadhafi vont-elles suffire à le chasser du pouvoir?” TF1, 22 Mars jubile. “En Libye, les opérations ciblées de la coalition semblent donner de l’air aux insurgés de Benghazi”
 

Puisqu’il faut stigmatiser l’ennemi à abattre, ils ont un répertoire de mots chocs pour atteindre cet objectif. Pilonner qui indique que l’ennemi attaque en lançant des bombes ou un grand nombre de projectiles sur une même cible pour faire plus de victimes figure dans ce registre. France Info, 16 Mars titre, “Kadhafi pilonne la population civile.” AFP, 19 Mars laisse entendre que “Les pro-Kadhafi pilonnent Zenten.” Libération 11 Mars n’est pas en reste. Elle édite, “Les forces pro-Kadhafi […] ont notamment pilonné la ville pétrolière de Ras Lanouf.”
 

Le suffixe ‘iste’ et des préfixes comme ‘pro’ utilisé par Libération entre dans cette littérature de guerre. Ils sont utilisés pour connecter les institutions de la République au leader à chasser ou à assassiner, pour le présenter comme un dictateur. On peut alors lire des énormités ou écouter des inepties du genre, “un sniper kadhafiste,” “L’aviation kadhafiste,” “ les milices pro-Gbagbo,” “les hommes de Mugabe,” “le camp Omar al-Bashir.” Tout ce vocabulaire au rabais pour désigner une armée nationale ou une population, qui défend les institutions et la constitution de la nation. Ces journalistes pro-Bush, pro-Cameron, pro-Obama, pro-Sarkozy, pro-Hollande, pro-Bolloré, pro-Soros, spécialistes d’analyses discriminatoires, sont une épine au pied de la paix.
 

Occultation, Falsification, Bidonnage
 

Fabriquer l’information en créant des mots ou en biaisant la clarté de ceux-ci n’est pas faire preuve de talent, mais de vulgarité. TF1 et AFP sont les championnes de cette vulgarité. Les 28 et 29 Mai 2011, deux manifestations des Syriens s’étaient tenues à La Place Trocadero à Paris. TF1 titre, “Rassemblement à Paris en soutien aux Manifestants Syriens.” Puis développe, “Deux cents personnes se sont rassemblées samedi après-midi sur l'esplanade du Trocadéro à Paris pour une ‘Syrie démocratique’ et pour réclamer des ‘sanctions internationales’ contre le régime de Bachar al-Assad, a constaté une journaliste de l'AFP.” C’est vrai, Trocadero avait été le théâtre d’une manifestation anti-Bachar le 29 et non le 28 qui a eu son rassemblement bien plus important en faveur du régime Syrien. Cet événement, n’avait pas eu l’attention des media, tout comme les démonstrations monstres, dans les années 2010-13 à Abidjan, Paris, La Haye, aux Etats Unis, ou en Belgique, en faveur du président Ivoirien Laurent Gbagbo déporté injustement à Scheveningen.
 

Dans le cas Syrien, qui a menti? TF1 qui rabâchait sans relâche que tous les Syriens manifester contre Bachar, ou la journaliste de AFP pour rentrer dans le moule TF1? Que ce soit l’une ou l’autre, il y a eu manipulation et occultation de l’information.
 

Le 6 Décembre 2012. Encore elle. TF1! Dans l’émission “Appel d’urgence,” un sujet était consacré sur une brigade d'élite contre les jeunes délinquants. Malheureusement, TF1, manipulatrice jusque dans l’âme, intercala dans son documentaire des images des faits divers Américains datant de 2005 et 2008. Il s’agissait d’une part d’une vieille dame agressée. Un sans-abri, violenté à Washington. Yann Barthès, le présentateur du “Le Petit Journal” de Canal + qui décela la manipulation, précisa que “L'affaire avait fait la Une de tous les journaux.” Mais TF1 n’était pas encore de ce monde. L’autre coup de trop attrapé par Barthès, était une agression dans un ascenseur. La scène présentait un individu violenté et délesté de sa carte bancaire. Une agression qui s’était déroulée non pas à Paris mais à Brooklyn, près de New York. C’est ça la France de l’éthique et de la morale qui ment à son opinion.
 

Le Nigeria est aussi la cible de la manipulation. Le 18 Août 2015, l’AFP avait été prise en flagrant délit d’allégations mensongères. Dans une dépêche cousue de fausses informations, elle annonçait que, “au moins 150 personnes avaient été tuées dans une attaque de Boko Haram dans la localité de Kukuwa-Gari, un village de l’Etat de Yobe, dans le Nord-est du Nigeria.” Pour appuyer ses affabulations, elle évoque un témoin invisible et lui donne un nom. Récit du mensonge. “Des hommes armés de Boko Haram ont attaqué notre village jeudi, ce qui a conduit à la mort d’environ 150 personnes,” a déclaré à l’AFP un habitant de cette localité, Bukar Tijjani. Cette Agence Française de Propagande poursuit, “la plupart des victimes se sont noyées dans une rivière en tentant de fuir.” Un bon camouflage. On est en Afrique. Personne n’ira plonger pour chercher ces corps. Conclusion, elle ne sera pas contredite.
 

Mais ce pot de mensonges se brise sur la mise au point du directeur de l’information de la Défense Nigériane, le colonel Rabe Abubakar. En effet, après que les autorités Nigérianes se soient au préalable rendus à Kukuwa-Gari, —ce que l’AFP est incapable de faire—, Rabe Abubakar déclara que le “rapport” de l’AFP était complètement faux.
 

Fabrication et Détournement d’Images
 

Peut-on se servir de n’importe quelle image pour illustrer n’importe quel article? Peut-on détourner une image sans préciser ce qu’elle montre pour illustrer un article sur un sujet qui semble proche? A ces questions d’éthique et de déontologie de Pierre-Emmanuel Weck, les media occidentaux répondent “Yes Sir.”
 

Illustration. Le Figaro avait utilisé une image de trois manifestations —7 - 28 mars 2006—contre le contrat première embauche —CPE— et la Loi égalité des chances de Dominique de Villepin, pour illustrer un article de sa Une du 3 Octobre 2006 titré, “Violence urbaine: Quatorze policiers blessés chaque jour.” Il fut pris en fragrant délit de fraude par le Photojournaliste, Pierre-Emmanuel Weck qui assista à ces manifestions du CPE et prit une photo similaire. Il précise, “Quand j’ai vu cette image, je me suis souvenu du visage du CRS parce que j’étais là lorsqu’il a reçu un pavé dans la tête. La photo a été prise pendant les manifestations du CPE ou les après-manifs, en fin de journée quand les étudiants se rassemblaient pour aller à la Sorbonne qui venait d’être évacuée.”
 

En Mai 2012, le 28, un article de la BBC sur le massacre de Houla en Syrie avait été illustré par une photo d'Irak. Le cliché Irakien montrait un enfant jouant à ‘saute-mouton’ au-dessus d’un tas de cadavres langés dans un linge blanc. L’auteur de l’image, le photographe Marco di Lauro, avait dit au Télégraph avoir “failli tomber de sa chaise.” Et pour cause, la photo avait été prise neuf ans plutôt, le 27 Mars 2003 en Irak, au sud de Bagdad.
 

Une autre grossière manipulation vient de l’AFP. Sous le titre “Ahmadinedjad et Chavez attaqueront Washington,” elle retransmettait le 8 Janvier 2012 un extrait du discours de Hugo Chavez, Président du Vénézuella recevant Mahmoud Ahmadinedjad, Président de l'Iran. Dans sa retranscription, l’AFP mentait honteusement. Justement ce que Chavez était en train de dénoncer: la désinformation.
 

En effet, le leader Iranien, au lieu d’un discours guerrier, “ironisait sur les désinformations et la propagande des médias occidentaux,” informe Agoravox.tv. Pour répandre au plus vite l’intox, les sites de Libération écrivait, “Chavez : Nous allons attaquer les Etats Unis” et du Le Nouvel Observateur “Ahmadinejad et Chavez attaqueront les Etats Unis.” Le fil du mensonge étant trop gros, La vidéo mensongère de l’AFP sur ses comptes Dailymotion et YouTube fut supprimée, sans explication. Elle avait été remplacée par une autre sous le titre “Chavez ironise en disant qu’il va attaquer les USA.”
 

Les documentaires comme “Paix, Propagande et Terre promise, 2004,” “Pallywood, 2005” de Richard Landes de l’Université de Boston, ou “Photojournalism Behind the Scenes” par Ruben Salvadori, brisent le mythe de “la camera ne ment jamais,” ou du “photographe invisible.” On saisit à travers ses documentaires que, quand les journalistes occidentaux ne créent pas des événements qu’ils attribuent à la camera ou à l’objectif de leurs appareils photo, ils font dire à ces instruments de capture d’images, ce qu’ils veulent que l’on voie et entende.
 

Le renversement de la statue de Saddam Hussein dans le square Firdos est “un exemple patent et célèbre de la façon dont ce qui est rapporté ne reflète pas nécessairement la réalité. À cette occasion, ce qui fut dépeint dans les médias occidentaux comme une manifestation spontanée contre un dictateur détesté par ses anciens sujets était en fait un événement orchestré pour les caméras par les forces de la coalition dirigée par les Américains,” Commentait de Global Research, et whowhatwhy.com, le 8 Octobre 2011.
 

La Côte d’Ivoire n’échappe pas à cette pratique. Pendant la guerre des pro-Sarkozy en Côte d’Ivoire, France24 avait été pris en fragrant délit de création d’image à Abidjan avec la complicité des soldats Français.
 

Quelle confiance peut-on accorder à un medium qui occulte les faits, manipule l’information, “se préoccupe plus du ‘choc des photos’ que de ce qu’elles représentent précisément?” Ces media ont l’obligation d’aider à créer des guerres pour répondre aux exigences de leurs employeurs qui sont dans le béton, l’armement, les caleçons,…. Fabriquer les événements qui mettent l’étincelle à la mèche de la guerre pour leur permettre d’investir les lieux et mieux piller semble être leur règle d’or. Ce que dénonce Afrique Media.
 

Payés pour Mentir
 

Voguant dans la crainte de perdre leur emploi, les journalistes de ces media, sont spécialisés dans la production d’articles commandés. Autrement dit, payés. Ce qui établit dans cette sphère, une relation de corrumpus-corrumpteurs.
 

Le cas du procès de cinq Cubains répond à cette relation incestueuse entre journalistes corrompus et les forces corruptrices. Rappel. Le 27 Novembre 2000, s’ouvrait à Miami le procès de cinq Cubains—Gerardo Hernández, Ramon Labañino, René González, Fernando González et Antonio(Tony) Guerrero—, poursuivis pour espionnage. Le chef local du Federal Bureau of Investigation –FBI– Hector Pesquera déclara, “cette arrestation est un coup significatif porté au gouvernement cubain. Ses efforts pour espionner les Etats-Unis ont été déjoués.” Bien évidemment, tout ce qui a une coloration marxiste ou socialiste est démoniaque aux Etats Unis. Normal. Les communistes ont la même appréhension du capitalisme et de l’impérialisme. Mais le débat se trouve ailleurs.
 

Outre l’aspect idéologique de la question, c’est l’arbitraire de la procédure, du jugement rendu, mais plus, du rôle des media de Miami qui est déplorable. Ces derniers jouèrent un rôle primordial dans la mise en condition de l’opinion…et des jurés.
 

En effet, certains des journalistes qui avaient écrit des articles mensongers et incendiaires sur les “cinq” pendant leur procès à Miami étaient à l’époque à la solde du gouvernement U.S. Pendant la période de huit mois qu’a duré le procès, cinq journalistes avaient reçu plus de 80 000 $ et un total de quelque 370 000 $ avaient été versé à sept journalistes à divers moments à partir de 1999.
 

La Une de Miami Herald de Septembre 2006, présentait un article intitulé, “Dix journalistes payés par les États-Unis,” rapportait que des journalistes bien connus dans la région de Miami qui ont couvert le procès, y compris certains qui ont écrit pour le Miami Herald et son édition en espagnol El Nuevo Herald, avaient reçu des paiements de l’Office of Cuba Broadcasting du gouvernement U.S. Richard Klugh, un des avocats de Gerardo Hernández, dit lors de sa conférence de presse du 22 Mars que, “Au moment même où le gouvernement prétendait que le procès devait avoir lieu à Miami, il inondait les médias locaux d’argent pour financer des messages anti-Cuba, anti-Castro et anti-Cinq Cubains. C’était là un déni de l’application équitable de la loi.”
 

Le franco-Camerounais, Dieudonné Mbala Mbala, considéré comme l’un des meilleurs, sinon le meilleur humoriste Français a aussi subi les effets néfastes des journalistes-marchandises Français que l’on achète comme un produit au ‘flee market.’
 

Malgré les relations ‘soupçonnées’ de Afrique Media avec certaines prééminences institutionnelles pour emprunter une expression qui sort de leur ruche à mots, ses journalistes n’ont pas encore été payés pour ‘descendre’ des citoyens locaux ou étrangers. La différence.
 

A Qui la Sanction
 

Les media occidentaux mentent. Ils devraient en toute logique être sanctionnés. Mais ils s’en moquent. Ils peuvent se permettre n’importe quoi. Ils se trouvent dans des Républiques bananières de France, et de l’Union Européenne. Et la main de la sanction n’est pas… lourde tant qu’on sert les intérêts du capital financier international.
 

Va-t-on alors critiquer Julien Salingue, Henri Maler, Luc Michel, Michel Collon, Thierry Meyssan, Alex Jones, les autres, et Afrique Media, ses journalistes et panelistes, de manquer d’éthique et de déontologie parce qu’ils mettent à nu la politique esclavagiste occidentale théorisée par le journalisme sauvages des communicateurs occidentaux, auxiliaires des génocides, et de terrorisme?
 

Pour l’instant, on peut dire qu’il n'y a pas encore de mise en scène ou de reconstitution sur Afrique Media. Ni de montage d'images impropre et regrettable. Ce qui est tout à fait le contraire avec les media occidentaux. Alors, qui devrait être sanctionné? Afrique Media ou les media mainstream occidentaux?
 

Ceux qui accusent au Cameroun ou ailleurs devraient s’ouvrir à une lecture multidimensionnelle, ethnologique et sociologique du journalisme; mais aussi aux œuvres ce qui établissent un lien entre journalisme et guerre. Des sources pour un tel apprentissage existent et foisonnent. Réseau voltaire, infowars.com, Natural News, guerelibreinfo, thetruthseeker.co.uk, Investigaction,… et tous les sites qui ont portail mediamensonge, permettrons de mieux apprécier ligne éditoriale de Afrique Media.
 
 

Une contribution de:
 

Dr. Feumba Samen, Galena, Ohio, USA
 

 
 

 





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