Affi et ses suiveurs après la formation du nouveau gouvernement: Le prix de la trahison est toujours inférieur à l'attente du traître !

Samedi 16 Janvier 2016 - 00:05


Pascal Affi N'Guessan
Pascal Affi N'Guessan
Ainsi, le gouvernement de la république de Côte d’Ivoire, après la présidentielle de 2015, a été formé. De l’avis général, il est le remake de l’équipe précédente, avec quelques aménagements sans importance majeure. Et cela n’a surpris personne, sauf peut-être l’ex-président du FPI, Pascal Affi Nguessan et ses suiveurs, qui clamaient à tout venant qu’ils auraient des postes ministériels dans ce gouvernement attendu. C’est que ces gens-là n’ont pas tenu compte du fait que la trahison ne rapporte jamais exactement ce qu’on en attend, et elle nuit toujours plus au traitre qu’il n’ose s’imaginer, dans sa précipitation vers le profit facile et immédiat.  
Le prix de la trahison est toujours en-deçà de ce que le traitre espère.
Pour illustrer cette assertion, nous prendrons l’exemple de cette trahison célèbre, tirée des Saintes Écritures  : la trahison que fit Judas Iscariote envers Jésus. Tout le monde sait que, malgré tout ce à quoi s’attendait le traitre, Judas ne reçut que trente deniers, une trentaine de l’unité de base de la monnaie romaine d’alors. Autrement dit, très peu de choses. Le traitre, nous dit la Bible, a fini par se suicider. Et les exemples sont légion de traitres qui se retrouvent sans le gain escompté de leur forfaiture. Mais il y a autre chose  ! Et, c’est encore vers la Bible, qu’avec votre indulgence, amis lecteurs, je voudrais me tourner.  Il est en effet écrit, dans le livre des Proverbes, au verset 20 du chapitre 20  : «  Si quelqu’un maudit son père et sa mère, sa lampe s’éteindra au milieu des ténèbres  ». Je me réfère à cette vérité biblique, parce qu’il s’agit, dans le cas de la forfaiture d’Affi, d’un acte ignoble contre le père. J’ai déjà dit qu’il y avait là un exemple patent de parricide. Nous sommes dans le cadre purement politique et de ce point de vue, Laurent Gbagbo est le père d’Affi Nguessan  ! La trahison de ce dernier avec ses suiveurs, envers Laurent Gbagbo et le FPI, cet homme qui demeure leur géniteur politique, tandis que le Parti, le FPI pourrait être vu dans la position de la mère, a précisément les mêmes effets que ceux de celui qui «  maudit son père et sa mère  ». Affi et ses suiveurs ont, non seulement trahi, mais ils ont opéré une trahison qui a la valeur de l’opprobre jeté sur leur père et leur mère. La conséquence de leur acte sera donc celle qui est réservée au traitre, mais également celle encourue par «  celui qui maudit son père et sa mère  »  !
En clair, Affi et son groupe s’attendaient à des récompenses de grande valeur, des postes de ministres, d’ambassadeurs et de responsables de grandes institutions.  La vérité de la rétribution du traitre les a rattrapés dans leurs fantasmes éhontés. Et ce n’est pas tout  : ils doivent s’attendre à ce que «  leur lampe s’éteigne au milieu des ténèbres  ». En attendant, ils se contenteront de ce que, dans l’euphorie de l’immédiateté, leur forfaiture leur aura rapporté.
Comme cet enfant qui se contentait de l’huile laissée dans sa main par le gâteau  :
Pascal Affi Nguessan, le président exclu du FPI et ses suiveurs me font penser à cet enfant qui pleurait après le gâteau d’un autre enfant, et qui cessait ses pleurs, quand on lui permettait de juste toucher ledit gâteau. Pour une plus grande clarté de l’image, je précise que de gâteau, il s’agit de cette pâtisserie d’antan qu’on appelait «  Gbofloto  » dans les quartiers de notre enfance. C’est une friture à l’huile d’arachide d’une pâte de farine sucrée, qui vous laisse de l’huile sur les doigts dès que vous la touchez. Les enfants que nous étions, raffolions du  «  Gbofloto  ». Il se trouvait dans mon entourage, un enfant, beaucoup plus jeune que nous qui allions déjà à l’école, qui ne se rassasiait jamais de ce gâteau, et qui pleurait toujours quand il apercevait le gâteau dans les mains d’un tiers. Alors, pour le faire taire, on lui faisait toucher la pâtisserie pendant quelques secondes, puis il se taisait et même quand on reprenait le gâteau pour le remettre à son propriétaire, le pleureur se léchait les doigts et se calmait. Et cela amusait tout le monde, surtout les gamins que nous étions  ; aussi, aimions-nous brandir notre  «  Gbofloto  » devant cet petit garçon, pour le faire pleurer et lui faire toucher le gâteau, pour le lui reprendre en riant avec  les autres…Les enfants que nous étions trouvions ce garçonnet plutôt simple d’esprit, un peu idiot, et parfois, nous reprenions notre gâteau, même si c’était pour le donner à quelqu’un d’autre, alors qu’on aurait pu le lui laisser….    
Monsieur Affi et ses amis auront fait tout ce qu’ils ont fait, à savoir non seulement trahir leurs camarades du FPI, qu’ils ont fait enfermer dans les prisons, maintenir en exil, pendant que d’autres sont poussés au trépas, alors que l’ex-président du Parti créé par Laurent Gbagbo traite, en privé, l’ex- président ivoirien de tous les noms d’oiseaux, mais en plus, ils ont trempé dans des combines ignobles, en mettant en avant un discours hypocrite et mensonger, pour cautionner le faux, le tout dans l’espoir de profiter des avantages liés au pouvoir qui n’est pas le leur. Il se raconte d’ailleurs qu’Affi et certains de ses suiveurs seraient positionnés pour faire   des témoignages accablants contre Laurent Gbagbo à La Haye  !  Ils n’ont vraiment pas de limite  !!
Voilà des gens qui font les pires vilénies à leurs pairs, pour que l’adversaire (d’hier) leur fasse profiter de son pouvoir. Ils auraient reçu des espèces sonnantes, et d’autres gages interdits aux autres, mais en plus, par trop de gourmandise, ils  espéraient entrer au gouvernement et occuper des postes de grande responsabilité au plan national. Ils auraient même raconté à ceux qui les écoutent que le chef d’Etat français, qui est pour eux le vrai maître du jeu en Côte d‘Ivoire, avait donné l’ordre au chef de l’exécutif ivoirien de les intégrer au gouvernement, ce qui rendrait, à leurs yeux, la chose inéluctable. Voilà que le gouvernent est formé et, point de partisan d’Affi  ! Dès lors, comme le garçonnet du «  Gbofloto  », qui se contentait de lécher l’huile laissée par le  gâteau de l’autre, Affi et les siens, qui ne sont pas du FPI et en sont convaincus, même s’ils disent agir au nom de ce Parti, pour jouer leur jeu de traitrise à fond, se contenteront, eux, des quelques joies, s’il y en a eu, de ce que leur trahison leur aura procurées.
Dieu nous assiste et protège la Côte d’Ivoire  !

                                                                                                
            BÉDI HOLY


 
 




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