Affi devant des journalistes à Paris

Lundi 6 Juillet 2015 - 13:01


Affi N'Guessan
Affi N'Guessan
Monsieur Pascal AffiNguessan, l’ex-président exclu du FPI, s’étant rendu en Europe dans la fanfare de ses partisans, en est revenu en catimini, après une débâcle digne de l’imprudent qui se hasarde sur un terrain qui lui est totalement inconnu et qui agit en se fiant à des sources douteuses de courtisans qui n’ont de repère de conscience que l’intérêt immédiat.  Avant ce retour sans auréole, et certainement pour se  consoler de la cuisante débâcle à Paris, l’ancien président du FPI a fait organiser, par ses communicateurs,  une conférence de presse.Pour le peu qui nous est parvenu sur cet exercice de communication par excellence, on peut dire que le sieur Affi  est resté égal à lui-même, en termes de propos aux antipodes de la réalité. Cela n’est pas de nature à surprendre : Affine peut surfer que sur du faux, puisqu’il bâtit toute sa stratégie sur la manipulation de la vérité, ce qu’on appelle la roublardise à certains niveaux, dans le genre : « je veux libérer Laurent Gbagbo (pendant qu’il milite pour son maintien en prison),‘en tournant la page Gbagbo dans le pays’ ». Ou encore en traitant « d’orphelins qui s’accrochent désespérément au cercueil du cadavre de leur père qu’on est en train de conduire au cimetière » ceux qui persistent à réclamer la libération du président Gbagbo. Dans l’esprit d’Affi, en effet, Gbagbo appartient au passé, pire : Gbagbo n’est plus de ce monde ! Et dans le même temps, le même Affi déclare qu’il veut libérer Gbagbo : nous avons alors parlé de l’art de l’impensable : « Didiga » ! Et, comme un « bateau ivre », l’ex-président du FPI, muni des moyens de l’Etat et des finances du parti dont il n’est plus membre, fait son chemin de reniement et de sabotage ici et là, sans état d’âme, se gargarisant d’une grande intelligence et en traitant ceux qui ne pensent pas comme lui d’ « émotifs ». Evidemment pour lui, c’est une vertu que d’être dépourvu d’émotion !...
Pour en revenir à la conférence de presse d’AffiNguessan à Paris, nous avons retenu trois déclarations dans son propos, qui méritent qu’on s’arrête un peu :
 
 1/  Si le parti ne peut être dirigé par personne d’autre que Gbagbo, je préfère qu’il disparaisse !
 
 
Voici, à un ou deux mots près, ce qu’aurait dit exactement AffiNguessan. Parler ainsi, de la part du sieur Affi, n’est pas du tout surprenant : son objectif principal dans ses agissements, et beaucoup d’Ivoiriens l’ont compris depuis longtemps, c’est la disparition du parti créé par Laurent Gbagbo !  Cette volonté s’inscrit naturellement dans celle de voir disparaître le président Gbagbo lui-même. Pour quelle raison ? Nous avons essayé de trouver la réponse à cette question dans certains fondements du parricide ; et nous avons déjà fait le parallèle entre le cas Affi face à Gbagbo et l’histoire du monstre de Frankenstein face à son créateur.  Mais au-delà des explications, il faut s’en tenir aux faits, et comprendre que ce que désire Affi en premier lieu, certainement sur un mandat qui lui est donné par qui on peut imaginer, c’est la disparition du Front Populaire Ivoirien, convaincus que ses mandants et lui sont de ce que « la déportation étant un aller simple », Laurent Gbagbo ne reviendrait plus jamais en Côte d’Ivoire ! Sinon, pour qui se prend-il, pour décider, tout seul, de ce qui doit être si le parti ne peut être dirigé par personne d’autre que Laurent Gbagbo ?... Ce qu’il n’a pas, là non plus, le courage d’avouer,  c’est son rêve de voir disparaître le parti, si lui Affi ne peut plus être à sa tête !Evidemment, avec tout ce qu’il a fait à la tête de ce parti, c’est peu dire que d’affirmer qu’Affi redoute plus que tout ce qui va être dévoilé par d’autres, après son passage. L’ego surdimensionné qui est désormais le sien, après des positions inespérées que Laurent Gbagbo a permis à cet homme-là d’occuper lui fait enfler l’orgueil à un point qu’il se croit au-dessus de tous et de tout !... Or, la vérité, c’est que pour la disparition du FPI, Affi et ses mandants savent parfaitement qu’ils ont déjà échoué !
 
2/ « Que le meilleur gagne » serait la position de l’ex-Première Dame Simone Gbagbo !
 
Cette affirmation ne peut relever que de la pure invention de Monsieur Affi. Toute la Côte d’Ivoire sait qu’autant Affi  rechigne à rencontrer le moindre prisonnier politique issu du FPI, ce qui est compréhensible quand on sait et peut imaginer son rôle dans l’emprisonnement des uns et des autres, autant il n’a jamais rencontré Simone Gbagbo, qui est maintenu en prison (on le sait maintenant) par ses soins. D’où tient-il alors que Madame Gbagbo opterait pour « que le meilleur gagne »dans la crise qu’il a créée ?... Pour peu qu’on connaisse l’ex-Première Dame de Côte d’Ivoire, et Affi la connaît, on ne peut croire qu’elle puisse avoir une telle position qui est une non position : cela est loin de ressembler à Simone Ehivet Gbagbo ! Là aussi, Affi surfe sur du faux !
 
3/ On aurait obtenu des embellis démocratiques parce qu’Affi mange à la table du pouvoir !
 
Affirmer que quelques  prisonniers politiques ont été libérés, des manifestations de l’opposition sont organisées et il y aurait une certaine détente du climat sociopolitique, parce qu’Affi fait le jeu du pouvoir, une telle affirmation est totalement fausse ! Mais là non plus, on n’est pas surpris, puisque depuis longtemps, il n’y a que dans le mensonge que l’ex-président du FPI prospère désormais. En faisant une telle affirmation, Affiomet le fait  que des détenus politiques ont été libérés pendant que lui-même était en prison ; et qu’il a été libéré, lui, sans qu’il n’ait été question de se compromettre avec le pouvoir ! Que le FPI a organisé des meetings dont ceux de BONOUA, KOUMASSI, PORT-BOUËT, et celui de YOPOUGON où il y a eu mort d’homme ! C’est à l’issue de ces actes de détermination militante que les premiers prisonniers ont été libérés. Puis suivit une autre libération et celle d’Affi lui-même. En mentant aussi effrontément, Affi voudrait-il faire croire que depuis sa prison, très loin d’Abidjan, à Bouna, dans le nord-est du pays, il mangeait déjà à la table du pouvoir ?... Ne rions pas !
Qu’AffiNguessan arrête de nous faire honte, nous qui l’avons eu comme président de notre parti ! Qu’il soit un peu digne d’avoir été le Premier Ministre de ce pays, même si cette fonction a été galvaudée avec la rébellion ! Qu’il arrête de nous faire honte en mentant aussi facilement ! Ce ne serait pas profitable que pour nous : il y gagnerait un peu de dignité et de respectabilité !
C’est un avis d’ex-camarade !
Dieu nous assiste et protège la Côte d’Ivoire !
                                                                                            
        BEDI HOLY
 
 




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