Affi N'Guessan: « Notre résistance a vaincu ceux qui nous ont opprimés »

Mercredi 19 Février 2014 - 03:00


Le président du Front populaire ivoirien (Fpi), l’ex-Premier  ministre  Pascal  Affi N’Guessan, s’est réjouit hier du combat mené par les militants de son parti malgré la dictature  érigée  en  programme  de gouvernement par le régime Ouattara depuis la fin de la crise post électorale. « Ceux qui nous ont opprimés et malmenés ont été vaincus par notre résistance. Le métier de dictateur est très difficile, ils ont cru nous avoir à l’usure or notre énergie vient du ciel », a-t-il indiqué. C’était face à un  nombreux  public  qui  a pris d’assaut  l’espace Terrasse du quartier Ebrié Chicane  où  il  animait  un meeting. Une visite, comme il l’a si  bien dit, qui  vise à ex- primer sa solidarité aux militants Fpi et aux populations d’Adjamé après les  difficiles épreuves  qu’ils  ont    endurées, relativement à la crise postélectorale. Il leur a donc demandé  de  sécher  les larmes.  Leur  parti,  le  Fpi, étant  un  parti  de  combattants pour la liberté, la justice  et l’égalité. « On se bat pour que notre pays soit une grande nation comme les pays libres et  respectés aujourd’hui l’ont fait et nous devons imposer notre liberté à ceux qui veulent nous asservir », a fait remarquer le président du Fpi.    Selon lui, après que le pouvoir actuel ait envoyé des espions, des avions et autres tueurs à gage au Togo et au Ghana ainsi que dans bien d’autres pays aux  trousses des  exilés  politiques  pro- Gbagbo,  les  temps  ont changé. « Notre persécuteur est fatigué. Ils ont ouvert les prisons de Boundiali, Katiola, Bouna mais aussi de la Maca où ils doivent continuer de libérer nos camarades. Aujourd’hui les temps ont changé »,  poursuit  il. Pour  Affi  N’Guessan,  le temps du mensonge et de la division est passé. Le président du Fpi  a invité le pouvoir  à  une  réconciliation vraie et non une réconciliation de façade basée sur le mensonge et  l’hypocrisie. « Qu’on soit Fpi, Rdr ou Pdci, la réconciliation, c’est bon. ça brise la méfiance et les barrières ethniques, religieuses partout où on se trouve et on peut se promener librement. Faisons donc l’effort de rassembler tous les ivoiriens », a exhorté M. Affi.  Et d’ajouter qu’on ne peut parler de réconciliation et  continuer  de  maintenir des gens en prison. Conséquence  de  cette  situation, sans la réconciliation et la paix, l’argent ne peut circuler car le pays est bloqué. « Laurent Gbagbo n’est pas là, le pays est bloqué. Débloquons le pays en faisant venir Laurent Gbagbo »,a dit le président  du  Fpi.  Il  a  exigé  la libération de tous les prisonniers politiques dont Simone Gbagbo,  Blé  Goudé,  Jean Yves Dibopieu. Affi N’Guessan a surtout fait remarquer que la guerre ne produit rien. Il a  accusé certains hommes politiques d’avoir semé les germes de la division entre les Ivoiriens en opposant les communautés ethniques.   « Certains ont cru bon  de faire croire qu’ils peuvent faire le bonheur des uns. Il ne faut pas faire la promo- tion d’une ethnie, d’une religion  car nous avons le même drapeau  ivoirien, les mêmes hôpitaux, les mêmes marchés et notre seule eth- nie, c’est la Côte d’Ivoire qu’il faut promouvoir et non la différence », a-t-il expliqué le président.  La Côte d’Ivoire, poursuit-il, est le pays le plus riche de la sous-région ouest africaine et possède d’énormes potentialités. Mais ses richesses ne peuvent  être  exploitées  à cause des conflits et de la rébellion armée. Avant lui, le fédéral Fpi Abidjan-Lagunes, Gnamba N’Drin a révélé que la peur est en train de quitter les militants. Et que la visite du président du Fpi ne fera que faire tomber le reste de la peur qui les habitait encore.  Il  a  salué  le  travail abattu par  le fédéral de la JFpi ,Traoré Drissa dit « saboteur ». Pour lui, les braves commerçants  et  commerçants  qui avaient cru aux discours et promesses des tenants du pouvoir actuel  sont aujourd’hui  désillusionnés. Le président du Fpi avait à ses côtés Amani N’Guessan, Dano  Djédjé,  Alphonse Douati, Alain Dogou, Marcel Gossio,  Krékré Firmin, Dédi Séry,  Marie-Odette  Lorou- gnon, Djédji Amondji, Kouakou Kra, Koffi Aka N’Guettia, Yao Kouman, Sam l’Africain et  bien  d’autres  cadres  de son parti. Un déploiement de la police de l’Onuci et de la Crs a assuré la sécurité à ce rassemblement politique.

Vincent Deh

Source: Notre Voie  N°4645 du mardi 18 février 2014




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