Affaire «preuves supplémentaires» de Bensouda/ La Cpi désavoue la presse pro-Ouattara

Le communiqué anodin de la CPI diffusé lundi, informant du dépôt du dossier d’appel de Fatou Bensouda dans l’affaire Laurent Gbagbo a vite fait jubiler la presse pro-Ouattara qui y a vu de nouvelles preuves contre Gbagbo. Face à cette déformation des faits la CPI est montée au créneau pour les recadrer.

Jeudi 15 Août 2013 - 00:15


Affaire «preuves supplémentaires» de Bensouda/ La Cpi désavoue la presse pro-Ouattara
Le lundi 12 août 2012, la procureure de la Cpi, déposait son dossier d’appel, suite à la décision du 3 juin dernier de la Chambre préliminaire. Il n’en fallait pas plus pour que la presse pro-Ouattara s’extasie et se délecte dans des commentaires imaginaires. Selon cette presse, il ne s’agissait ni plus ni moins que de preuves complémentaires déposées par la procureure Bensouda dans l’affaire «Le procureur C. Laurent Gbagbo».  Devant un tel mensonge, la Cpi n’a pas eu d’autre choix que de rétablir la vérité, dans une note intitulée «les précisions de la Cpi» et adressée à ces confrères qui se sont spécialisés dans la «fabrication» de preuves contre Laurent Gbagbo. «Monsieur, je vous écris de l’Unité des Affaires Publiques de la CPI. Je souhaitais rectifier ce que vous avez rapporté dans votre article «Côte d’Ivoire: CPI, le Procureur dépose ses preuves complémentaires contre Laurent Gbagbo». Le document qui a été déposé hier par le Procureur de la CPI était un document d’appel et non apportant des preuves supplémentaires», écrit un responsable de l’Unité des Affaires Publiques. En clair, l’Unité des affaires de la Cour Pénale Internationale (CPI), indique que le dossier que la Chambre d’appel a reçu de la Procureure Fatou Bensouda ce lundi 12 août 2013 n’était pas «des preuves complémentaires», mais plutôt son dossier d’appel à la décision de l’ajournement du procès du 3 juin dernier. «Faire appel d’une décision signifie qu’une des parties demande à une autre chambre que la chambre préliminaire, la chambre d’appel, de revoir le raisonnement juridique élaborée dans la décision de la Chambre préliminaire. La Chambre d’appel peut ensuite confirmer, infirmer ou modifier la décision portée en appel, en l’espèce la décision d’ajournement de la confirmation des charges dans l’affaire Gbagbo. L’appel du procureur porte sur un point de droit particulier, à savoir si le niveau de preuves imposé par la chambre préliminaire à ce stade de la procédure était justifié», explique la CPI. Sinon pour l’heure, la procureure Fatou Bensouda, continue de rechercher désespé - rément des preuves – imaginaires – contre Laurent Gbagbo.

Par Frank Toti
Le Nouveau Courrier N° 852 Du Mercredi 14 au Jeudi 15  Août 2013




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