Affaire « Gbagbo soutien la candidature d'Affi » Toute la vérité sur un gros mensonge

Vendredi 14 Novembre 2014 - 03:26


Affaire  « Gbagbo soutien la candidature d'Affi » Toute la vérité sur un gros mensonge
Affi N’Guessan, le président du Front populaire ivoirien continue ses tournées, sa campagne pour se succéder à lui-même à la tête du parti, au cours du prochain congrès. Prenant les militants pour « ça fait rien », il laisse croire des fois, qu’il a le soutien de Laurent Gbagbo. Et que tout ce qu’il fait, serait pour la libération de l’illustre prisonnier. Mais là où la manipulation abonde, surabondent le questionnement et l’esprit critique. On sait que le cher président du parti a envoyé un émissaire auprès de Laurent Gbagbo à La Haye, pour prendre ses sentiments sur ses propres actions et intentions en Côte d’Ivoire. Mais l’homme serait ren - tré refroidi, sans bonne nouvelle, pour son patron. Voulant coûte que coûte présenter sa candidature pour le même poste, c’est clair que le lion de Moronou veut affronter son bienfaiteur. Mais si son émissaire était revenu de La Haye avec, par miracle, une bonne nouvelle pour lui, à savoir les félicitations et les encouragements du chef, Affi allait matraquer l’opinion et narguer ses détracteurs avec l’information. Il allait placarder la nouvelle partout, dans les journaux, en pleines plages, dans les rues avec des panneaux géants. Il ne manquerait pas d’imagination de monter même des photos où il se trouve aux côtés du Président Laurent Gbagbo, la main dans la main, tous deux souriants. « Ces adversaires étaient morts avec le boucan » qu’il allait organiser ! Mais si Affi n’en parle pas, s’il s’ac croche à d’autres arguments pour motiver sa candidature, c’est que le retour ne doit pas être gratifiant. Dès que Laurent Gbagbo avait été élu en 2000, il avait nommé Pascal Affi N’Guessan Premier ministre. Dans des circonstances normales, on ne nomme pas Premier ministre, une personnalité qu’on ne porte pas dans le cœur et en qui, l’on n’a pas confiance. Le rapprochement incestueux actuel, entre le pouvoir de Ouattara et le président du Fpi est la façon d’Affi de remercier son patron que le même Ouattara a envoyé à la Cpi. On sait que Gbagbo est un homme de pardon. Mais de là à vendre son parti dans son dos, à conclure des accords obscurs et à lui discuter le seul tabouret où il peut s’asseoir, le président du Fpi ne montre pas qu’il est pro-Gbagbo. L’avenir nous éclairera.

Germain Sehoué

Le Temps N ° 3339 du mardi 11 novembre 2014
 




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