Affaire Gbagbo/ Scandale à La Haye: Comment Bensouda s'enrichit inutilement sur le dos de la CPI

Mardi 31 Décembre 2013 - 07:35


Fatou Bensouda, Procureure de la CPI
Fatou Bensouda, Procureure de la CPI
Le procureur de la Cour pénale internationale (Cpi), Fatou Bensouda est aux abois. Voilà deux ans et demi maintenant qu’elle peine à trouver et apporter ses «fameuses preuves » en béton contre le Président Gbagbo. Toute sa stratégie d’accusation s’écroule comme un château de cartes. Depuis que les juges de la Chambre préliminaire I et ceux de la chambre d’appel, ont émis de sérieux doutes sur ses éléments de preuves à charge qu’elle a présentés. Un dernier ultimatum lui a été fixé par la chambre d’appel d’ailleurs. Bensouda n’a plus que le 13 janvier 2014, pour dire si oui ou non, elle détient de nouvelles preuves pouvant permettre d’aller à un procès. Ce n’est pas gagné d’avance pour la Gambienne. Qui, à en croire des sources proches de la Cpi, soutiendrait qu’elle n’est pas prête à honorer ce nouveau rendez- vous. Dans ce cas, les juges de la Chambre préliminaire I devraient en tirer toutes les conséquences afin que le Président Gbagbo, soit enfin libre. Mais, tout ce dilatoire de la procureure semble s’inscrire dans une action d’enrichissement qui ne dit pas son nom.  Dans le cadre des affaires instruites au niveau de la Cpi, le bureau du procureur bénéficie de ressources financières pour mener ses enquêtes. Mais, il s’avère que ces ressources avoisinent des sommes pharaoniques chaque année. Tout ceci pour que le bureau du procureur conduise efficacement ses dossiers en obtenant des résultats probants à la hauteur des montants à lui alloués. Le lièvre sur ces budgets stratosphériques du bureau du procureur, a été levé par Me Emmanuel Altit le 20 décembre 2013. Dans une requête urgente qu’il a  adressée à la Cour, l’avocat principal du Président Gbagbo a dénoncé le déséquilibre entre les moyens octroyés au procureur et ceux accordés à la dé- fense. Me Altit soutient au paragraphe 42 ce qui suit : « Le budget du bureau du procureur approuvé pour l’année 2012 était de 27.723.700 euros ( 18.214470.900 F cfa ). Ce budget pour l’année 2013 était d e 28.265.700 euros ( 18.570.564.900 F cfa ), s e subdivisant entre ressources de base, 5161.900 euros ( 3.391.368.300 F cfa ) et ressources liées aux situations, 23.103.800 e u r o s ( 15.179.196.600 F cfa ). Dont, 2.880.700 euros (  ( 1.892.619.900 F cfa ) affecté s à la situation en Côte d’Ivoire » , relève Me Altit. C’est vraiment démentiel à voir les sommes colossales que touche le bureau du procureur pour mener ses investigations. On se demande à quoi servent toutes ces sommes allouées à Bensouda. En fait-elle bon usage pour mener pour obtenir les résultats escomptés ? Dans le cas de la Côte d’Ivoire, le procureur a bénéficié de plus d’un milliard de Fcfa pour conduire ses enquêtes. Pour  zéro résultat à l’arrivée. Sans oublier que son bureau dispose d’une manne de plus de 15 milliards de Fcfa pour assurer ses besoins. Malgré ces gigantesques sommes d’argent, Bensouda est sans preuve  face à la Défense du Président Gbagbo, qui se voit octroyer des sommes squelettiques depuis deux ans et demi maintenant. Ce que dé- nonce Me Altit au paragraphe 43. « Pour l’année 2014, le budget prévisionnel du bureau du procureur est de 35.744.500 euros ( 23.484.13 6.500 F cfa ) ; il est prévu qu’une somme de 5.987.100 euros ( 3.933.524.700 F cfa ) s oit affectée à la situation en Côte d’Ivoire, soit un doublement de la somme allouée en 2013. A titre comparatif, il a été alloué à l’équipe de la défense du Président Gbagbo, en tout et pour tout 76.000 euros ( 49.932.000 F cfa ) pour qu’elle mène des enquêtes pendant toute la durée de la procédure » , s’insurge l’avocat principal de Gbagbo Laurent. David contre Goliath, pourrait-on dire à la vue de ces sommes totalement déséquilibrées. On a l’impression que tout est mis en œuvre pour aider Bensouda dans son enquête dans l’affaire Gbagbo. Mais, ces sommes-là ne servent finalement à rien. De- puis deux ans et demi que la procédure est ouverte, son enquête n’évolue toujours pas. Les preuves supplémentaires n’arrivent jamais. Alors que la défense de Gbagbo n’a que pour toute la procédure près de 49 millions de Fcfa. Quelle aberration, quand l’on sait que Bensouda demande encore une autre prolongation pour apporter ses preuves. Aussi, la défense a-t- elle mis en évidence qu’elle dispose d’un personnel très réduit. Alors que selon les chiffres connus au 29 juillet 2013, « Deux cent dix - s e pt personnes font partie du staff du bureau du procureur, sans compter les collaborateurs occasionnels, consultants, intervenants etc. or, seules dix affaires sont actuellement en cours, dont deux encore au stade de l’enquête » , révèle Me Altit au paragraphe 44. Encore une faveur accordée à Bensouda. Qui traîne cela désormais comme un gros boulet rouge aux pieds. Tant, elle a des crises d’urticaire pour ob- tenir des preuves contre Gbagbo. C’est la preuve que l’argent ne peut pas tout faire dans ce monde. Les milliards de Fcfa ne peuvent jamais triompher de la vérité qui finit par éclater au grand jour. Il va falloir à la fin de la procédure, de- mander des comptes à Bensouda sur l’utilisation de ces milliards de Fcfa perçus pour enquêter en Côte d’Ivoire et même dans les autres affaires. Parce qu’elle s’engraisse sur le dos de la Cpi de manière gratuite.

 Fabrice Tété

Source Le Temps N) 3086 du lundi 30 décembre 2013




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