Affaire FIFA/ Insinuations lamentables d'implication du président Laurent Gbagbo dans les dossiers sales de la FIFA. Le Ministre Koné Katina Justin dénonce...

Vendredi 5 Juin 2015 - 05:51


Le jeudi 28 mai 15 à 22H30 et le 30 mai 2015 à 16h40mn (heure norvégienne), la chaine de télévision nationale  NRK.TV, a publié un élément relatif à la corruption présumée au niveau de la FIFA. Dans cet élément filmé, la Chaine de télévision a désigné Monsieur Jacques Anoma, ancien Président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) et ancien membre du Comité Exécutif de la FIFA, comme faisant partie des corrompus de la fédération mondiale du football. Dans son portrait fait dans ledit élément, Monsieur Jacques Anoma est présenté comme étant le « le bras droit de Monsieur Laurent GBAGBO, lui aussi corrompu et qui est à la CPI pour avoir commis des crimes contre l’Humanité ».
Ce commentaire de la chaine de télévision est faux en trois points :
Jacques Anoma n’est pas le bras droit du Président Laurent GBAGBO ;
Laurent GBAGBO n’a jamais été corrompu ;
Laurent GBAGBO n’est pas encore convaincu de crimes contre l’Humanité ;

1°/  Monsieur Jacques Anoma n’est pas le bras droit du Président Laurent GBAGBO.

Le Président Laurent GBAGBO a été élu Président de la République de Côte d’Ivoire, la première fois, le 26 octobre 2000. Il avait gagné cette élection devant Feu le Général GUEI Robert, qui a avait perpétré un an auparavant, un coup d’Etat contre le Président Henri KONAN BEDIE, également leader du PDCI, le parti qui était au pouvoir depuis plus de 40 ans. Ce coup d’Etat militaire et la période de gestion militaire qui a suivi, avaient plongé le pays dans une grave crise de confiance. Les élections elles-mêmes, qui s’étaient déroulées dans un contexte particulièrement difficile, avaient accentué la cassure sociale.
Arrivé au pouvoir dans ce contexte, le Président Laurent GBAGBO s’était donné comme priorité, la restauration de la confiance dans une société ivoirienne fragilisée et en proie à de nombreux doutes. Pour donner un signal fort quant à sa volonté de réconcilier les Ivoiriens, il nomma dans son gouvernement et à des postes clés de l’administration, plusieurs cadres des autres partis. La nomination de ces cadres à des postes stratégiques, répondait au souci du Président Laurent GBAGBO de donner un gage de transparence dans la gestion des affaires publiques.
Dans cette logique, pour la première fois en Côte d’Ivoire, ont été nommés à la tête des régies financières (Douane, Trésor Public, Impôts) par exemple, des cadres qui n’étaient proches ni politiquement, ni familialement du Président Laurent GBAGBO. L’ancien Directeur Général du Trésor, monsieur DIBY Charles est un militant déclaré du PDCI. Il est l’actuel Ministre des Affaires étrangères du Gouvernement ivoirien, et gendre du Président KONAN BEDIE. L’ancien Directeur Général de la Douane, Monsieur Gnamien KONAN a créé son propre parti. Il a même été candidat contre le Président Laurent GBAGBO pendant les élections présidentielles de 2010. Il est actuellement ministre de l’Enseignement Supérieur.
L’ancien Directeur Général des Impôts, monsieur KESSE Feh, est actuellement Conseiller Spécial du Premier Ministre du gouvernement ivoirien.
C’est dans cette même logique que monsieur Jacques Anoma a été nommé directeur financier de la Présidence de la République par le Président Laurent GBAGBO. Monsieur Jacques Anoma n’est ni militant du FPI, le parti du Président Laurent GBAGBO, ni un membre de sa famille, ni un membre de son groupe ethnique, encore moins son ami.
Donc affirmer que Monsieur Jacques Anoma est le « bras droit du Président Laurent GBAGBO », est un gros mensonge servi à vos téléspectateurs pour tromper leur opinion.

2°/  Le Président Laurent GBAGBO n’est pas du tout un corrompu.

En nommant des personnes qui lui sont étrangères pour gérer les finances de l’Etat, le Président Laurent GBAGBO a fait preuve d’une transparence à nulle autre pareille dans la gestion des affaires publiques. Cette approche volontariste de transparence tranche avec toute idée de corruption. Pendant tout le temps de sa Présidence, le Président Laurent GBAGBO s’est montré intolérant avec les cas de corruption qui ont été portés à sa connaissance. Beaucoup de ses proches sont allés en prison pour répondre des actes de corruption qu’ils avaient posés. L’on se rappelle des poursuites engagées dans la filière café-cacao, lesquelles poursuites s’étaient soldées par l’arrestation et l’emprisonnement de nombreux cadres de son parti dont l’implication dans les malversations financières au niveau de ce secteur était avérée.
La CPI elle-même a remué ciel et terre à la recherche des traces de corruption du Président Laurent GBAGBO, à travers d’éventuels comptes bancaires qu’il pourrait détenir à l’étranger. Elle n’en a trouvé aucune trace. Elle a fini par se résoudre à reconnaître l’état d’indulgence du Président Laurent GBAGBO. Puisque votre chaine est très intéressée par le cas du Président Laurent GBAGBO, elle peut bien vérifier cette information auprès de la CPI.
Affirmer, comme le fait la chaine  NRK.TV  que Laurent GBAGBO est corrompu est un autre mensonge qui participe de la manipulation de l’opinion norvégienne, tout comme l’est cette autre affirmation selon laquelle, le Président Laurent GBAGBO a commis des crimes contre l’Humanité.

3°/  Le Président Laurent GBAGBO n’a pas commis de crimes contre l’Humanité.

Le Président Laurent GBAGBO est certes poursuivi par la CPI pour crimes contre l’Humanité, mais aucun jugement devenu définitif n’a établi son implication dans la commission de tels crimes. Comme tous les citoyens du monde, le Président Laurent GBAGBO bénéficie de la présomption d’innocence.
En tout état de cause, un doute épais entoure les poursuites contre le Président Laurent GBAGBO. Lequel doute s’amplifie par la manière dont la CPI administre le dossier ivoirien. Deux éléments importants sont à souligner à ce sujet :
Le doute qui entoure le dernier jugement de la chambre préliminaire I de la CPI, qui a envoyé le Président Laurent GBAGBO en procès ;
L’acharnement judiciaire de cette Cour contre les seuls proches du Président Laurent GBAGBO.

3-1°/ Doute sur le jugement de la chambre préliminaire I du 12 juin 2014.


Dans une décision rendue le 3 juin 2013, la Chambre Préliminaire I de la CPI, par deux juges contre un, avait jugé que les preuves à charges apportées par le Bureau du Procureur au soutien de ses allégations contre le Président Laurent GBAGBO, n’étaient pas suffisantes pour justifier un procès contre ce dernier. Malheureusement, violant les principes élémentaires de droit qui veulent que le doute bénéficie au prévenu, ce qui dans pareilles circonstances devrait logiquement aboutir à l’élargissement pur et simple du prévenu, la CPI a maintenu en détention le Président Laurent GBAGBO. Elle a accordé un délai supplémentaire au Bureau du Procureur pour parfaire ces investigations et le cas échéant, requalifier les faits. Donc le Président Laurent GBAGBO est resté en prison sans savoir exactement ce que l’on lui reprochait.
Le 12 juin 2014, la Chambre Préliminaire I, après avoir analysé de nouveau les preuves supplémentaires apportées par le Bureau du Procureur, a jugé par deux contre un, que ces charges étaient maintenant suffisantes, pour justifier un renvoi en procès du Président Laurent GBAGBO. Dans cette dernière décision, la position du Juge Hans Peter Kaul qui est revenu sur sa décision du 3 juin 2013, a fait balancer le jugement du côté du Procureur. Mais les évènements qui vont suivre immédiatement après cette décision, vont jeter un profond doute sur le jugement du Juge Hans Peter Kaul.
Le 12 juin 2014, jugement de confirmation de charges ;
Le 1er juillet 2014, la CPI annonce la démission de l’honorable Juge Hans Peter Kaul pour cause de maladie ;
Le 21 juillet, l’Honorable Juge est déclaré décédé.
Il y a un doute sérieux que l’Honorable Juge dont le professionnalisme et la probité n’ont jamais été mis en doute, ait été en possession de toutes ses facultés au moment du jugement. La requête aux fins de consultation du dossier médical introduite par la défense du Président Laurent GBAGBO, le 23 septembre a été immédiatement rejetée par la Cour. Or seule cette consultation du dossier médical du Juge pouvait rassurer la défense et l’opinion quant à la crédibilité du jugement rendu le 12 juin 2014. En effet, il est difficilement soutenable de dire que l’Honorable Juge Hans Peter Kaul ait été capable d’éplucher un document d’accusation de plus de 4000 pages, assorti d’autant d’éléments vidéo et audio, et un document de défense tout aussi volumineux, alors qu’il était atteint d’une maladie qui l’a contraint à la démission deux semaines après le jugement, et l’a tué, un mois après ledit jugement.
Malheureusement ce cas du décès du Juge Hans Peter Kaul n’est pas le seul exemple qui donne l’impression d’un harcèlement judiciaire contre le Président Laurent GBAGBO et les siens.
3-2/ L’acharnement judiciaire contre le Président Laurent GBAGBO et les siens.
Dans le dossier relatif à la Côte d’Ivoire, le Bureau du Procureur donne l’impression d’avoir choisi son camp. A ce jour, malgré les dénonciations des organisations de défense des droits de l’Homme (voir http//www.civox.net/  Amnesty-International-charge-Ouattara-graves-abus-de-l’armée-ivoirienne-contre-des-partisans-de-Gbagbo_a2252,html), les rapports de l’ONU, et des commissions d’enquêtes mises en place par le gouvernement ivoirien, qui établissent de façon irréfutable que le camp de Monsieur Ouattara a commis le plus grand nombre de crimes, le Bureau du Procureur n’a émis aucun mandat contre les proches de ce dernier. Au Contraire, le Bureau du Procureur s’acharne contre Madame Simone GBAGBO pour la faire venir à la CPI après avoir exigé et obtenu le transfert du Ministre Charles Blé Goudé.
Qu’est ce qui justifie ce traitement judiciaire partial de la part de la CPI si tant est-il est vrai, qu’elle est chargée de lutter contre l’impunité dans le monde. Cette position partiale doit pouvoir attirer l’attention des journalistes norvégiens qui veulent informer honnêtement leurs lecteurs et téléspectateurs. Une opinion de plus en plus grande, notamment en Afrique, est convaincue que la CPI est téléguidée par des mains obscures pour des raisons politiques. Cela altère le crédit de cette Cour dont la création avait laissé espérer l’avènement d’un monde de justice. Malheureusement, tout observateur honnête ne peut manquer de relever la dérive politique de cette Cour, laquelle dérive politique est manifeste dans le traitement du dossier du Président Laurent GBAGBO.
Pour votre gouverne et celle des téléspectateurs norvégiens, il convient de relever que le Président Laurent Gbagbo ne s’est pas autoproclamé vainqueur de la dernière élection présidentielle de 2010. C’est le Conseil Constitutionnel, agissant conformément aux pouvoirs que lui confère la Constitution Ivoirienne, qui,après avoir souverainement délibéré sur le contentieux électoral qui avait suivi l’élection présidentielle, l’a déclaré vainqueur desdites élections. Devant le refus de son adversaire de reconnaître sa victoire, le Président Laurent GBAGBO avait proposé la constitution d’une commission internationale en vue de recompter les voix (https://www.youtube.com/atch?v=bdBzUNWQcv8).
Cette pratique courante, qui a permis de résoudre de nombreux contentieux électoraux partout dans le mode, avait été rejetée par son adversaire. Fort du soutien qu’il avait du gouvernement français de l’époque, ce dernier avait déclenché une guerre contre les institutions de la République, tout comme en 2002, il avait tenté par sa milice interposée, un coup d’Etat contre le Président Laurent GBGAGBO. Ce coup d’Etat avait échoué et s’était mué en rébellion armée qui a commis de nombreux crimes connus de toutes les organisations des droits de l’Homme. Ces faits sont vérifiables pour tout journaliste animé de bonne foi, dans la recherche de la vérité sur ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire.
Au total, l’émission de la chaine de télévision nationale norvégienne  NRK.TV  donne une information délibérément tronquée. Cette émission est de ce point de vue, diffamatoire à l’égard du Président Laurent GBAGBO. Au nom de ce dernier, j’exige que ce droit de réponse soit rendu public par la chaine de télévision  NRK.TV  dans les mêmes conditions de temps et de rediffusion que l’élément filmé mensonger.
En tout état de cause, le Président Laurent GBAGBO se reserve le droit exercer des poursuites judiciaires si son droit de réponse lui était réfusé par la chaine de télévision  NRK.TV.


P/ Le Président Laurent GBAGBO
Son porte-parole.

Le ministre KONE Katinan Justin.
 




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