Affaire "Affi, tu seras président de la République"/ Affi répond à la polémique.

Dans sa parution du samedi 14 septembre 2013, le quotidien Notre Voie, proche du Front populaire ivoirien titrait à sa Une "Affi, tu seras président de la République", rapportant ainsi, comme pour marquer les esprits, les propos du chef de village de Kouakro (M'Batto), Nanan Kacou Koua. Cette Une du journal a inéluctablement suscité une grande polémique, dont les traces sont encore visibles sur le réseau social facebook. Face à cette polémique jugée déplacée ou inopportune par certains, le concerné à décidé de réagir! Sa réaction parviendra t-elle à mettre fin à cette polémique ou l'envenimera t-elle davantage? Nous serons situés dans les jours à venir. En attendant, nous vous proposons la réaction du président du FPI à cette polémique. Réaction extraite de son discours tenu le week-end dernier, dans son village natal, Bouadikro, à l'occasion d'un meeting qu'il y a animé.

Lundi 16 Septembre 2013 - 02:20


Affaire "Affi, tu seras président de la République"/ Affi répond à la polémique.
"Il faut être comme Jésus dans la barque pendant que la tempête soufflait, que la barque tanguait. Jésus est resté serein pendant que ses disciples criaient, croyant que c’était la fin du monde. Il leur a dit « hommes de peu de foi, pourquoi tremblez-vous ? Il n’y a rien ! » Il a suffi qu’il dise cela pour que le vent se calme. La foi, la foi, toujours la foi ! Ne tremblez pas devant un acte posé par un homme comme vous. Si c’est Dieu qui l’a décidé, oui, nous nous inclinons. Mais un homme comme vous, un être humain comme vous, ne tremblez pas devant ses actes. Il n’est qu’un homme, il ne commande pas à la nature. C’est un autre homme avec une autre pensée, avec une autre force qui peut mettre fin à la dictature d’un homme. Donc ne tremblons pas devant les faits et gestes de Ouattara parce qu’il n’est pas Dieu et ne sera jamais Dieu. Et il ne faut pas qu’il se prenne pour Dieu parce qu’il a aujourd’hui des Frci armés prêts à tirer sur les honnêtes citoyens. Il n’est pas Dieu et il ne sera jamais Dieu. Peut-être que Dieu l’a suscité pour nous enseigner. Mais nous avons compris l’enseignement de Dieu. Nous nous sommes repentis et Dieu a décidé comme il l’a fait pour Israël, de ressusciter son peuple, le peuple de Côte d’Ivoire, d'ouvrir un chemin pour ce peuple-là. Et c’est ce chemin-là que nous sommes venus ouvrir pour que tous les autres prisonniers sortent, pour que le peuple de Côte d’Ivoire se retrouve, se rassemble pour poursuivre sa marche en avant. Même lui, nous allons l’écarter, parce que c’est là la volonté de Dieu. Nous allons l’écarter de la voie de la Côte d’Ivoire, de la voie du bonheur pour notre peuple. Soyez-en sûrs, Dieu suscite toujours des gens pour enseigner le peuple. Il avait suscité Nabuchodonosor au milieu des Babyloniens, il avait suscité les Assyriens pour attaquer Israël. Mais quand il a voulu, tous ceux-là ont été vaincus. Nous aussi, nous allons nous débarrasser de « Madouchodonosor » et poursuivre notre marche en avant. Chers parents, c’est pourquoi je suis serein et vous dis d’être sereins, d’être confiants et de garder espoir. Parce que la voie que Dieu nous trace est une voie qui est claire. Pour moi, il a réglé tous les problèmes. Mes frères et sœurs venus de Man l’ont compris et l’ont dit. Mes chers frères, ne vous inquiétez pas. Moi, je l’ai compris depuis toujours. Quelqu’un m’avait envoyé un message quand j’étais à Bouna s’inquiétant de mon incarcération qui durait. Il a dit « nous commençons à perdre patience ». Je lui ai dit « ne perd pas patience ». Comme Ouattara fait du bruit à Abidjan là-bas, Dieu m’a envoyé ici pour que je réfléchisse, pour que je me concentre et essaie de voir demain comment repenser la Côte d’Ivoire. Quand Dieu lui-même aura senti que je suis prêt, la porte va s'ouvrir. Et Dieu a ouvert la porte parce qu'il pense que je suis prêt à faire ce que nos amis et frères de Danané ont dit, à savoir ouvrir le chemin comme Joseph, pour que les autres frères sortent, pour que ceux qui sont en exil rentrent et pour que Gbagbo nous rejoigne. C'est cela ma mission. Ce qui va se passer après, c'est Dieu qui décide. Mais pour le moment, je sais et je sens que la mission que Dieu m'a confiée dans le court instant, c'est de travailler à ce que tous ceux qui sont en prison sortent de prison, que tous ceux qui sont en exil rentrent et que Laurent Gbagbo nous retrouve. Dans la vie, Dieu ne donne pas tout au même homme et Dieu choisit un homme pour chaque période. Si ma mission, c'est de rassembler les Ivoiriens en faisant en sorte que tous ceux qui sont en prison sortent, que Laurent Gbagbo vienne et que nous nous engagions dans un processus de réconciliation nationale, je me plie et je m'exécute. C'est ce que je fais et c'est ce que je vais faire. Après, ce qu'il y a dans l'agenda de Dieu, cela dépendra de lui. S'il pense qu'après, je dois poursuivre le travail, je m'inclinerai. S'il pense que ma mission doit s'arrêter à œuvrer pour le retour de tous nos camarades, je dis gloire à Dieu. Il faut avoir la foi, être serein et travailler pour sa gloire et pour l'honneur de la communauté. Je voudrais donc rassurer tous nos amis, nos frères et nos parents. Lorsqu'on s'engage en politique pour la gloire de Dieu et pour les hommes, on ne conçoit pas soi-même d'autres plans. On suit le plan que Dieu nous remet. Et aujourd'hui, la feuille de route que le FPI me donne, c'est ce que les frères de Danané et le président Edi Kouame ont dit. Si je m'écarte de ce plan pour former un autre plan, il échouera parce qu'il peut y avoir deux plans. La feuille de route est là. Ceux qui acceptent de la suivre, Dieu va les accompagner avec tout le peuple derrière eux. Ceux qui refusent cette feuille de route vont se retrouver en brousse, honnis, comme certains qui ont voulu faire des plans quand j'étais en prison, des gens très importants dans ce pays. Dieu a crée une situation, ils commencent à faire d'autres plans. Mais ce n'était pas le plan de Dieu. Mais quand ils se sont présentés aux élections, Dieu les a foudroyés et tout le monde a été surpris de les voir aussi petits. Tu ne veux pas suivre le plan de Dieu, il t'a déshabillé et aujourd'hui on ne sait pas ce que tu es devenu"

Extrait du Discours d'Affi N'Guessan à Bouadikro le samedi 14 septembre 2013, lors d'un meeting




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